Blogue-Notes du CÉRRIS

17 juillet 2012

Bloguez pour un débat d’idées – Thématique 1

Filed under: Uncategorized — CÉRRIS @ 8 h 00 min

Société moderne et ouverte et pourtant, encore stigmatisante?

Bienvenue au premier débat d’idées organisé par le CÉRRIS!

Le but de cette activité est de réunir une dizaine d’acteurs en santé mentale regroupant des étudiants, des utilisateurs de services et leurs proches ainsi que des intervenants afin de susciter la réflexion, émettre différents points de vue et approfondir un sujet relié à la santé mentale. Voici quelques pistes de réflexion pour la thématique 1:

  1. Les médias et la transmission de préjugés à l’égard des personnes utilisatrices de services en santé mentale.
  2. Préjugés et stigmas dans le domaine de la santé mentale : comment les reconnaître et surtout, comment les vaincre?
  3. Les établissements de santé orientés vers le réel rétablissement des personnes : embauchent-ils des personnes utilisatrices de services en santé mentale?
  4. Les patients-partenaires: qu’en pensez-vous?
  5. La relation patient-intervenant : toujours sans préjugés?

Les blogueurs partageront leurs commentaires, leurs idées et leurs réflexions sur une période de trois jours, soit du mardi 17 juillet au jeudi 19 juillet 2012.  Le débat débutera le mardi matin à 8h00 et se terminera le jeudi à 17h00.

Les blogueurs devront émettre au moins un commentaire au cours des trois journées. Chaque commentaire accordera aux blogueurs un billet de tirage pour remporter un iPod touch d’une valeur de 200$* (un par thématique). Alors, soyez bon joueur… et bloguez pour un débat d’idées!

PSST!  Commentez les interventions des blogueurs et courez la chance de remporter l’une des trois cartes-cadeaux iTunes d’une valeur de 25$ chacune*.

Bon débat!

L’équipe du CÉRRIS.

*Le tirage des prix se fera  le 20 juillet 2012 à midi. Les gagnants seront contactés à leur adresse électronique utilisée lors des débats (cachée lors des débats). L’annonce se fera aussi sur le Blogue-Notes.

96 commentaires »

  1. Super idées! Je vais être des vôtres! Au plaisir.

    Commentaire par Mélanie Giroux — 12 juillet 2012 @ 5 h 55 min

    • C’est avec un grand plaisir que j’ai décider de bloguer cet été pour la cause en Santé Mentale. Par et Pour et avec Cérris on peut se rétablir pour un mieux-être et un mieux-vivre individuel et collectif.
      La cause c’est la vôtre !

      Commentaire par CHAD.G C — 12 juillet 2012 @ 7 h 18 min

  2. J’ai pris la décision de m’y engager personnellement pour notre cause à tous ( la Santé Mentale ), alors faite le donc pour la vôtre…! Au plaisir de bloguer avez vous en été Par et Pour et avec le CÉRRIS…

    Commentaire par CHAD.G C — 12 juillet 2012 @ 7 h 07 min

  3. J’ai bien hâte de vous lire vous deux! À la semaine prochaine.

    Commentaire par Dominique — 12 juillet 2012 @ 13 h 12 min

  4. J’ai bien hâte à ce premier débat d’idées organisé par le CÉRRIS. Les pistes de réflexions sont très inspirants !!

    Commentaire par Isabelle Bourassa — 16 juillet 2012 @ 13 h 23 min

  5. 1 dodo avant le début du débat d’idée…je ne sais pas si je vais pouvoir attendre jusqu’à demain matin…:-)

    Commentaire par anonyme — 16 juillet 2012 @ 21 h 50 min

  6. Je brise la glace… Voici une première réflexion dans le cadre de ce débat-blogue!

    Voici une vidéo dans laquelle Elyn Saks, professeure à l’university of Southern California et spécialiste en droit de la santé mentale nous raconte son expérience d’hospitalisation (pour en savoir plus sur elle : http://en.wikipedia.org/wiki/Elyn_Saks) : http://www.ted.com/talks/elyn_saks_seeing_mental_illness.html (La vidéo est en anglais, mais il est possible de mettre des sous-titre en français.). Cette dame argumente que, trop souvent, le premier réflexe de la société est de prendre des décisions au nom des personnes vivant avec une maladie mentale. Selon elle, cela représente un déni des droits humains fondamentaux. À mon avis, cela représente une des plus grandes forme de stigmatisation. Cela va totalement à l’encontre du principe d’empowerment. D’ailleurs, elle plaide, entre autres, pour une plus grande autonomie et dans de nombreux cas pour un rétablissement de la dignité humaine de base.

    Elyn Saks partagent plusieurs de mes questionnements/réflexions :

    – Lors de mes stages en santé mentale, je ne me sentais pas du tout à l’aise avec l’utilisation des ordonnances de traitement. J’avais le sentiment que l’on enlevait le pouvoir décisionnel des utilisateurs de services. Je comprends que cela est parfois nécessaire. Toutefois, je me demande si ces procédures judiciaires sont tout le temps utilisées en dernier recours. De plus, est-ce que les utilisateurs de services en santé mentale sont représentés adéquatement par un avocat lors des procédures judiciaires? Quel est le point de vue des utilisateurs de services et des proches?
    – Je me questionne sur l’utilité des diagnostics. Est-ce qu’ils servent qu’à rassurer les intervenants puisqu’ils permettent de catégoriser? Toutefois, ces « étiquettes » contribuent grandement à la stigmatisation, et ce, autant à l’intérieur même des services de santé que dans la société. Mais, est-il possible d’éliminer ce concept de diagnostic alors que notre système de santé est construit de telle sorte que l’accès aux services est déterminé en fonction du diagnostic?

    Et vous, qu’en pensez-vous?

    Mélissa Lalande
    Étudiante à la maitrise professionnelle en ergothérapie

    Commentaire par melissalalande — 17 juillet 2012 @ 8 h 08 min

    • C’est comme vouloir que le DSM IV disparaisse, c’est peut être le V maintenant… Faut voir aussi pour certains être pris en charge et médicamenté c’est une forme de relief, un soulagement, la maladie ça excuse pas les gestes violents mais vaux mieux prévenir…

      Commentaire par Bernard Saulnier — 17 juillet 2012 @ 9 h 35 min

      • Plusieurs autres personnes évoquent aussi le fait que le diagnostic contribuent à la stigmatisation… Alors, comment utiliser les diagnostics sans toutefois « étiqueter »? Sont-ils vraiment nécessaires?

        Commentaire par melissalalande — 17 juillet 2012 @ 9 h 37 min

        • Oui c’est vrai que les diagnostics contribue à la stigmatisation mais sans cela, on ne pourrait pas soigner et aider autant les gens souffrant. Lorsqu’il n’y avait que des ébauches de diagnostics c’était atroce comment on traitait les gens souffrant de problèmes de santé mentale! Je crois que si l’on commence par nommer les gens non pas par les maladies mais par leurs noms cela devrait contribuer à diminuer les préjugés! Par exemple, on ne doit jamais dire un schizophrène mais une personne souffrant de schizophrénie. En commençant avec cela peut-être verront nous des changements dans la perceptions des gens.

          Commentaire par Katrine — 19 juillet 2012 @ 22 h 16 min

      • Moi je crois qu’avant tout l’intervenant-te a une personne devant elle. Y’a tout l’aspect confidentialité mais souvent les proches sont au courant parce qu’on a lancé des signes que ça allais pas bien….

        Commentaire par Bernard Saulnier — 17 juillet 2012 @ 9 h 48 min

        • Je suis d’accord avec la confidentialité. Je crois aussi que pour éviter les étiquettes, il est important que les intervenant(e)s de la personne concernée prennent le temps d’expliquer les diagnostics et autres sujets pertinents aux proches. De cette manière, ils comprendront mieux ce que la personne a réellement et non se faire des idées préconçues de la maladie (il faut dire que tout le monde a sa petite image lorsqu’on parle de schizophrénie, etc.. souvent, les gens associent problème de santé mentale = fou = violent etc)

          Commentaire par Nathalie Nguyen — 18 juillet 2012 @ 11 h 26 min

          • Salut Nathalie!

            J’ai eu à traverser une dépression majeure il y une dizaine d’années et, maintenant rétabli, j’ai cessé d’avoir des préjugés négatifs face à la capacité de gens comme moi de retrouver une vie équilibrée, une vie dite ‘normale’.

            Cependant, même si je fais des efforts pour penser autrement, je réalise chaque jour que j’ai encore les mêmes préjugés négatifs d’autrefois face à des gens atteints de d’autres troubles mentaux ( ex: schizophrénie) que celui dont j’ai moi-même été ‘atteint’, la dépression. C’est ce qui m’amène à croire qu’il reste tout un travail de déstigmatisation à faire en société car il semble que même moi, comme utilisateur de services, j’ai été quelque peu ‘brainwasher’ par le message négatif de notre société face aux personnes atteints de tous troubles mentaux.

            J’imagine donc que le message ‘sociétaire’ de stigmatisation face aux gens atteints de maladies mentales doit être très très fort si il, je l’avoue, m’affecte moi-même…

            Simon

            Commentaire par Simon — 18 juillet 2012 @ 15 h 21 min

          • Bonjour Simon,
            Je trouve que vous apportez une réflexion intéressante en disant que vous-même avez des préjugés négatifs envers certains troubles mentaux. Je crois que nous en avons tous (ou du moins en avons tous déjà eu), que nous le voulions ou non! L’important à mon avis est de faire comme vous et d’en être pleinement conscient afin de ne pas laisser ces idées grandir enfouies en nous-même. Bref, je trouve qu’il faut pouvoir parler ouvertement des préjugés, sans avoir peur du jugement des autres, pour pouvoir réellement les abolir. Les préjugés sont en quelque sorte un mécanisme de défense naturel envers l’inconnu… Si on ne peut pas en parler, ils resteront bien ancrés! Bravo pour votre honnêteté et comme vous dites, avec tous les messages qui passent dans les médias, nous sommes tous un peu « brainwashé » par des messages négatifs.

            Commentaire par Amélie Dumont — 19 juillet 2012 @ 10 h 56 min

    • Bonjour Mélissa,
      Quel texte! Je me permets de le commenter car je me sens interpellée par ce dernier étant utilisatrice de services moi-même. J’ai du suite à une psychose en 2010 être hospitalisée suite à une ordonnance de la cours. Par deux fois je m’y suis présentée, une fois seule et une fois représenté par un avocat. Je peux te dire que c’est une situation stressante qui ne met pas le patient en des conditions favorables pour son rétablissement. Aussi comme dans ton interrogation si le diagnostique aide le patient, je peux te dire que qu’après avoir reçu mon diagnotisque de bi-polarité j’ai essayé du mieux que je peux de l’oublier et plutôt de me concentrer sur ce que je pourrais faire pour me sentir mieux avec ma médication et dans mon être. Le diagnostique aide plutôt je crois les practiciens pour mieux nous cadrer et nous diriger ce qui n’est pas une tâche facile. Après c’est à chaque personne unique avec ces couleurs, ses forces et faiblesse diagnostiquée ou non de faire son chemin. Merci encore pour tes questionnements et bonne chance dans tes études.

      Commentaire par Mélanie Giroux — 17 juillet 2012 @ 10 h 02 min

      • Merci Mélanie! J’ai le goût de te poser quelques questions sur ton vécu.

        Concernant ton expérience d’ordonnance à la cours, après coup, comment aurais-tu aimé que être traité? Est-ce que tu considères que le fait d’avoir été obligé de recevoir des soins t’a aidé? Avais-tu à ce point besoin de soins à ce moment? Comment aurais-tu aimé que ça se passe?

        Concernant le diagnostic, je suis totalement en accord avec toi que celui-ci aide davantage les praticiens que les patients… Mais, est-ce qu’il est nécessaire aux praticiens? Est-ce qu’il ne serait pas possible d’utiliser un autre moyen qui aurait moins d’impact sur les patients? Est-ce qu’on pourrait plutôt fonctionner par symptômes sans toutefois associer les symptômes à une étiquette?

        Merci de partager ton vécu. Cela m’est très précieux : je serai ergothérapeute dans seulement 3 mois…

        Mélissa

        Commentaire par melissalalande — 17 juillet 2012 @ 14 h 33 min

    • Salut Mélissa,
      Concernant le diagnostic, je ne suis pas certaine d’être entièrement d’accord avec toi. Je crois que le problème n’est pas le diagnostic en tant que tel, mais bien ce qui en est fait! J’ai déjà entendu des personnes dire que le fait de recevoir un diagnostic peut être en quelque sorte soulageant, parce qu’on sait qu’on n’est pas pas seul dans cette situation et qu’il y a une « explication » à ce que l’on vit. Je crois quand même que le diagnostic est une étiquette qui mène à la discrimination dans plusieurs sphères…

      Commentaire par Amélie Dumont — 17 juillet 2012 @ 16 h 59 min

      • Bonjour Amélie, c’est un bon point que tu apportes. Je me dis que même en trouvant une autre manière d’identifier la maladie mentale, cette nouvelle manière deviendrait simplement le nouvel étiquette. Bref, la solution est probablement plus dans l’utilisation du diagnostic que dans le diagnostic en soit. D’ailleurs, dans le même sens que cela fait du bien au gens atteint de savoir qu’il ne sont pas seul, et le fait de pouvoir comprendre ce qui leur arrive, et qu’il y a des solutions, plutôt que de toujours se demander qu’est ce qui  »cloche » doit forcément avoir du positif. On ne le dira jamais assez, mais il y a une personne avant la maladie mentale et cette personne mérite d’avoir sa place comme personne à part entière avec ses qualités et ses défauts sans avoir à se cacher pour garder cette place!

        Commentaire par Joanie Lepage — 17 juillet 2012 @ 17 h 32 min

    • Salut Mélissa,

      J’ai vécu une dépression majeure il y a une dizaine d’années et je comprends très bien ton point mais, et ce n’est qu’un opinion , le diagnostic, peu importe la maladie dont est atteinte la personne (ex: trouble mental, cancer, sida, trisomie) est primordial pour s’assurer d’un minimum d’efficacité du traitement.

      C’est effectivement triste que l’on ait à étiqueter ces personnes mais, à mon humble avis, difficile de faire autrement si l’on veut en arriver à quelque chose du coté ‘clinique’ du traitement.

      Simon

      Commentaire par Simon — 18 juillet 2012 @ 15 h 34 min

    • Merci à tous d’avoir contribuer à enrichir ma réflexion.

      Concernant les diagnostics, je comprends qu’ils sont utiles aux intervenants en leur permettant, entre autres, d’être plus efficaces. Mais, en tant que future ergothérapeute, dans mes stages, je me suis rendue compte qu’en ergothérapie, nous nous basons davantage sur les symptômes pour établir notre plan d’intervention. En est-il de même pour les autres professions? Alors, je continue de penser que pour les intervenants, les symptômes seraient suffisants.

      Toutefois, comme plusieurs l’ont dit, le diagnostic permet à la personne de se sentir comprise, de sentir qu’elle n’est pas seule, de mettre un mot sur sa souffrance. Je suis entièrement en accord avec ça. D’ailleurs, peu importe le malaise que l’on ressent, il est toujours soulageant lorsque le médecin pose son diagnostic.

      Mais, il demeure que ces diagnostics sont associés à des préjugés. Comment faire pour diminuer cette stigmatisation associée aux maladies mentales? Comme plusieurs l’ont dit, je crois aussi que la stigmatisation trouve, en partie, sa cause, dans la peur de l’être humain de ce qui est différent, inconnu. Aussi, comme d’autres ont mentionné, je crois que c’est en rendant plus visible les histoires de rétablissement que l’on contribuera à diminuer la stigmatisation. Malheureusement, les médias véhiculent une fausse image de violence, de peur sur la maladie mentale. Mais, on constate que lorsque les gens réalisent que nous côtoyons tous au quotidien des personnes atteintes de maladie mentale leurs préjugés diminuent. Il y a certainement encore beaucoup de chemin à faire, mais comme l’a dit Simon, en regardant le chemin qui a été accompli au cours des 100 dernières années, on peut y trouver de l’espoir. Pensons notamment aux asiles…

      J’aimerais vous lire davantage sur les ordonnances de traitement…

      Mélissa

      Commentaire par melissalalande — 18 juillet 2012 @ 17 h 37 min

      • En me rendant au travail à vélo ce matin, une autre réflexion m’est venue à l’esprit…

        Les diagnostics sont utilisés partout en médecine… Donc, si nous n’utilisons plus de diagnostics en santé mentale, nous venons créer une différence de plus et donc sûrement favoriser ou encourager la stigmatisation.

        Dans les autres domaines où les diagnostics sont utilisés, on ne retrouve pas cette problématique de la stigmatisation… Alors, je crois de plus en plus comme certains d’entres vous que le problème n’est pas le diagnostic en soi, mais plutôt l’étiquette et la stigmatisation qui y sont associées.

        Bonne journée!

        Mélissa

        Commentaire par melissalalande — 19 juillet 2012 @ 8 h 35 min

  7. Je suis une femme de 34 ans qui, depuis 15 ans, sait qu’elle est atteinte de bi-polarité. Fonceuse, joviale, qui adore rigoler et qui, malgré quatre dépressions, aime aujourd’hui la vie plus que jamais!

    Après quelques séjours en établissement, j’aimerais, par mon expérience, vous partager mon point de vue sur la stigmatisation.

    Premièrement, je ne me considère pas bi-polaire à priori. Ce n’est qu’une facette de mon psychisme; un dérèglement. Je suis une partie de ma problématique mais aussi, en grande partie, ma solution.

    Le milieu hospitalier nous met souvent au second plan dans notre rétablissement en nous identifiant à un trouble mineur ou majeur, point. En oubliant ‘l’âme’ de la personne qu’il traite, ne font-ils pas de la stigmatisation à leur tour? D’ailleurs, un médecin m’a déjà déclaré, sans me connaître vraiment, qu’après une ‘psychose maniaco-dépressive’, je ne pourrais jamais reprendre mes études ou même songer à habiter seule… Heureusement, je n’avais pas l’énergie pour l’écouter à ce moment de ma vie. Je me suis permis d’essayer et j’ai réussi! Nous ne sommes pas la maladie, nous sommes nos forces et nos faiblesses. Nous sommes une résultante d’expériences.

    J’ai accompli de grandes choses sans me cacher d’avoir ce dysfonctionnement. Sans vouloir jeter le blâme à la génération ‘silencieuse’, ma mère a été l’une des premières à me dire de ne jamais parler de mon ‘dysfonctionnement’ à qui que ce soit. Elle avait peur que je sois stigmatisée. La peur d’avoir peur n’a eu que sur moi le désir de m’en libérer. Je suis comme je suis!

    Je crois qu’en parlant davantage des réussites des gens qui font face à un trouble de santé mentale, plutôt que de leur lugubre croisade, nous pourrons changer les choses. Nous sommes la solution à la stigmatisation.

    Mélanie

    Commentaire par Mélanie — 17 juillet 2012 @ 8 h 17 min

    • Il est certain que des femmes battantes comme toi, qui osez s’afficher avec une problématique de santé mentale, qui arrivez à vivre une vie remplie dans ton quotidien…constituez des modèles pour ceux moins avancés dans leurs chemins respectifs vers le Rétablissement.

      À force de caractères mais surtout de vouloir se remettre en action, les nombreux tabous diminueront tranquillement et les générations à venir pourront ouvrir des dialogues plus ouvertement concernant la psychologie qui, si elle est mal assimilée, deviendra sans doute psychiatrique.

      Commentaire par Robert — 17 juillet 2012 @ 9 h 26 min

    • Comme tu l’as vécu, j’ai aussi souvent vu, dans mes stages, des intervenants qui déclaraient que le rétablissement était impossible pour certaines personnes. Cela est, une des pires formes de stigmatisation que je ne pas croire en la personne… D’ailleurs, j’ai souvent entendu que les personnes ayant le plus de préjugés sont les intervenants en santé mentale. Avez-vous des suggestions pour diminuer cette stigmatisation engendrée par les intervenants? À mon avis, intégrer des intervenants ayant un vécu expérientiel dans les équipes contribueraient grandement à diminuer cette stigmatisation. Mais, est-ce que le système de santé est prêt à accueillir des utilisateurs de services dans leurs équipes de travail? Comment favoriser leur intégration?

      Commentaire par melissalalande — 17 juillet 2012 @ 9 h 43 min

      • Merci de vos commentaires. Pour répondre à ton interrogation Mélissa relié à la diminution de la stigmatisation dans le domaine hospitalié, il est clair que les barêmes d’évaluation d’un patient devrait être élargit. Oui chaque patient est relié à une maladie au yeux du professionnel mais il faut aussi que ce dernier prenne le temps de le connaître davantage sous un autre niveau tant qu’à ces capacité de résilliance. Nous, patient avons notre cv ou curcus de vie devant ce dernier et nous passons une «entrevue» lors de la rencontre. Il est étrange que lorsqu’un employeur nous rencontre celui-ci s’intéresse davantage à nos motivations, nos passions et rêves alors que celui ou ceux qui veulent nous aider à notre retablissement ne passent pas par notre quête d’épanouissement personnel. Ce qui prend tout son sens selon moi. Nous qui souvent blessés et repliés sur nous même ne désirons pas tout simplement aimer la vie. Alors qu’attendent nos professionnels pour nous reconnecter sur notre essence profonde: nos let’s motive. Rares sont encore ceux qui y arrivent. Il faut en tant qu’usager travailler fort pour trouver nos perles rare dans notre système. Je ne désespère pas, j’ai trouvé les miennes dans mon retablissement à force de dire non à ceux qui m’ont dit non!
        J’espère que ma reflexion te guide un peu.🙂

        Commentaire par Mélanie Giroux — 17 juillet 2012 @ 10 h 42 min

        • Merci Mélanie pour cette réponse.

          Je suis totalement en accord avec toi que le professionnel doit prendre le temps de bien connaitre le patient sous un autre angle que le diagnostic. J’aime bien ta comparaison avec une entrevue d’embauche. Mais, en tant que future ergothérapeute, je me demande comment s’assurer de bien le faire malgré les contraintes du système qui nous exige de plus en plus en moins de temps.

          Je suis contente que tu aies eu la chance de trouver des perles rares et que tu aies eu la force de dire non à certains… Malheureusement, je ne crois pas que tout le monde ait la force de le faire. Trop souvent, le rapport entre les intervenants et les utilisateurs de services en est un d’expert plutôt que de partenariat. Dans ce contexte, il est à mon avis, plus difficile de donner son point de vue sur les soins reçus…

          Commentaire par melissalalande — 17 juillet 2012 @ 14 h 37 min

          • Bonjour Melanie L.,
            Je crois qu’une attitude qui demontre une compréhension de rétablissement irai loin dans votre travail. Oui, vous n’avez pas beaucoup de temps pour tout faire, mais la simple volonté d’encourager l’empowerment des gens va faire une grande différence. Nous sommes capable de prendre du leadership dans nos soins, et c’est la société qui crois dans la pitié, et non pas les utilisateurs/utilisatrices de services. Oui, c’est difficile pour les usagers de critiquer une main tendue, mais ça ne vous empêche pas de demander les utilisateurs de service des questions et suggèrer des alternatives. La transparence est utile et souvent négligé par les intervenants à cause qu’ils sont peur de la réaction du client. Je pouvais communiquer avec les autres pendant mon psychose, alors je crois que beaucoup des gens dans les institutions peuvent facilement expliquer ce qui ne va pas.

            Commentaire par Janina — 17 juillet 2012 @ 20 h 57 min

          • Je voulais adresser mon commentaire à Mélissa L.! Je m’excuse…

            Commentaire par Janina — 17 juillet 2012 @ 21 h 09 min

          • Rebonjour Mélissa,
            Tes questions sont très pertinentes en effet. Je crois que les practiciens n’ont pas vraiment le choix de garder leur lexique en terminaison de diagnostique. Cependant lors de l’annonce à un patient de sa maladie, il n’est pas rare que ce dernier ne se voit qu’expliquer scientifiquement ce qu’il en est ce que je trouve regrettable. Nous sommes tous unique alors il y a autant de forme de bi-polarité exemple de type 1 que de patient. Nous ne sommes pas une statistique! Aussi j’ai eu la  » chance » d’assister à une scéance d’information sur ma maladie : la bi-polarité. Encore là,des généralité exaustive sans prendre en considération la personnalité de chaque patient. Il y a autant de couleurs dans une palette d’un peintre qu’il y a de forme que peut prendre la même maladie. Les femmes ne sont pas toutes parreilles bien que plusieurs se sont battues en notre nom dans une autre époque de même que pour la communauté gaie qui a été stigmatisée à son tour et qui grâce à leur ouverture sur le monde commence à s’affranchir du moins ici. C’est à nous et à vous d’exiger que les choses changent!

            Commentaire par Mélanie Giroux — 18 juillet 2012 @ 9 h 16 min

          • Une des solutions est certainement de garder en tête que même si une personne a un certain diagnostic, cette personne demeure unique et donc sa façon de vivre cette maladie l’est aussi.

            Aussi, je crois que tous devraient avoir l’opportunité d’avoir des séances d’information sur leur maladie. D’ailleurs, cela est pratique courante en réadaptation physique. Cela favorise la prise en charge de la maladie par la personne et favorise donc le rétablissement. Mais, pourquoi on le fait davantage en santé physique qu’en santé mentale? Est-ce que l’on croit davantage aux capacités d’empowerment en santé physique?

            Commentaire par melissalalande — 18 juillet 2012 @ 17 h 42 min

      • Salut Mélissa,
        Ton commentaire m’amène des questionnements quand à la formation des intervenants en santé mentale. Sommes-nous bien préparés dans notre formation universitaire? J’ai l’impression que beaucoup de préjugés pourraient être détruits si on avait davantage d’exemples de rétablissement dans nos cours… Quand Sylvain d’Auteuil est venu nous rencontrer cette année, je me suis rendue compte que c’était l’un des seuls exemple positif (sinon LE seul) que j’avais eu dans le cursus universitaire. Et c’est sans parler de certains professeurs qui, sans nécessairement le vouloir, finissent par transmettre une vision très négative de la santé mentale… Je me demande si c’est la même chose dans les autres programmes… En tout cas, je crois que c’est là une cible intéressante pour les campagne antistigmatisation! Et tout comme toi, je crois aussi que le fait d’intégrer des intervenants ayant un vécu expérientiel serait ESSENTIEL pour qu’on cesse de toujours avoir l’idée de ségrégation entre « eux », (les « malades ») et « nous » les intervenants.

        Commentaire par Amélie Dumont — 18 juillet 2012 @ 15 h 48 min

        • Allo Amélie,

          Je suis tout à fait en accord avec toi : il serait très bien que les étudiants en ergothérapie (mais aussi dans les autres disciplines) soient en contact avec des personnes utilisatrices de services pendant leur formation universitaire. Aussi, comme tu le dis, il serait bien qu’il s’agisse d’exemples positifs étant donné qu’en stage nous sommes en contact avec les personnes alors qu’ils sont en phase aigue de la maladie et dans ces circonstances, il est parfois difficile pour nous d’imaginer comment ces personnes peuvent se rétablir. J’ai aussi beaucoup apprécié la conférence de M. D’auteuil. Celui-ci est un exemple très inspirant. D’ailleurs, suite à sa conférence, je me suis procurée son livre « Mystique blues » dans lequel il relate son expérience…

          Encore une fois, je ferais le parallèle avec la santé physique. Dans le cadre de notre formation universitaire, nous avons été exposé à au moins deux reprises à des personnes en fauteuil roulant. C’est super et ça permet aussi de diminuer la stigmatisation envers ces personnes. Mais, pourquoi ne pas faire pareil du côté de la santé mentale?

          Pour ce qui est des professionnels de la santé, je crois sincèrement que les patient-partenaires (ou pair-aidants) joueraient le même rôle au sein des équipes cliniques. Ceux-ci représentent aussi un exemple de rétablissement et permettraient donc, entre autres, de rappeler aux intervenants qu’il est possible de se rétablir…

          Qu’en pensez-vous?

          Mélissa

          Commentaire par melissalalande — 18 juillet 2012 @ 18 h 41 min

    • J’ai été très touché par ton commentaire et pas seulement dans un contexte d’un problème de santé mentale mais, pour notre vie au quotidien à tous en tant que travailleur, citoyen, parent, etc. Je crois aussi que nous sommes nos forces et faiblesses et la résultante de toutes nos expériences. C’est ce qui fait que toute personne est unique et peut apporter quelque chose. Malheureusement, on l’oublie souvent et on remarque plutôt la différence qui dérange.

      J’essaie d’éduquer mes deux garçons en ce sens pour qu’ils soient ouverts aux différences mais, la cours d’école est remplie (déjà) de commentaires qui amèneront les préjugés et la stigmatisation. Par exemple: « Je ne veux pas jouer avec lui. Il a LA maladie mentale. (face à un jeune présentant une légère déficience intellectuelle) » Les enfants manquent d’information et répète ce qu’ils entendent.

      J’ai été touchée par un de mes garçons qui m’a dit suite à mon explication de la maladie mentale et en lui faisait remarqué qu’ils avaient déjà rencontré et discuté avec plusieurs personnes atteintes de maladie mentale ou ayant souffert de maladie mentale (dans sa famille et dans le contexte de mon travail en santé mentale): « Ah! C’est juste ça. Ça parait pas! »

      Après, il a arrêté de dire « Lui, il a LA maladie mentale. » face à son ami de classe.

      Dans tous les contextes de ma vie, j’essaie d’en parler le plus possible pour réduire les tabous….les gens ont souvent plusieurs questions et sont ouverts à changer leurs façons de voir les choses. Ils sont juste craintifs face à quelque chose qu’ils ne connaissent pas (et qui fait peur car associé aussi à des souffrances).

      Commentaire par Catherine Briand — 18 juillet 2012 @ 10 h 55 min

  8. Moi mon stigmate il est dans ma bedaine. Je peux pas la cacher… Mais plus sérieusement disont que lorsque on a un problème de santé mentale, une maladie mentale, on dégage quelque chose c’est assez difficile a définir sans que ça sois écris dans notre front y’a quelque chose qui cloche. Je trouve le débat un peu curieux ce serait quoi mon intérêt a sauter la cloture d’utilisateur de services et devenir intervenant, la formule patient-partenaire est intéressante tant que tout le monde « travaille » dans le même sens… Je pense à cette souffrance maladive à ce désir de vouloir en faire quelque chose pourquoi? Le stigmate on le porte après pas avant et je crois que ce stigmate empêche les plus lucides d’entre nous de demandé de l’aide.

    Commentaire par Bernard Saulnier — 17 juillet 2012 @ 8 h 19 min

    • Je comprends que de recevoir des services, et souvent un diagnostic par le fait même, peut avoir l’effet d’une étiquette en soi. Je considère qu’une  »faiblesse » devient une force à partir du moment où on l’accepte. J’ai très peu de vécu par rapport à la santé mentale, alors il ne s’agit ici que de mon petit idéal auquel je crois: Être non seulement conscient que quelque chose cloche, mais aussi tenter de le comprendre, et apprendre à vivre avec en l’utilisant comme une différence qui vous renforce, c’est déjà une très bonne raison d’en faire quelque chose. Je trouve aussi important de transmettre ce sentiment aux autres, de leur montrer que cette différence n’a rien à voir avec les nombreux préjugés que peuvent avoir les gens en sachant qu’il est question de maladie mentale. Tout le monde mérite de pouvoir se dévoiler tel qu’il est!

      Commentaire par Joanie Lepage — 17 juillet 2012 @ 11 h 28 min

  9. Stigmate : Cicatrice, marque que laisse une plaie ou une maladie.

    Je m’appelle Michel. Je suis suivi en psychiatrie depuis une trentaine d’années à l’Institut Philippe-Pinel de Montréal.

    Je n’ai pas eu à vivre trop de stigmatisation puisque, depuis ces 30 dernières années, je suis entouré de gens ayant des problèmes de santé mentale. Pour ce qui est de ma famille, cependant, le sujet reste plutôt tabou…

    Mais ce qui, à mon avis, est pire que la stigmatisation est ‘l’auto-stigmatisation’. En effet, j’ai cru pendant longtemps qu’être atteint d’une maladie mentale signifiait que j’étais complètement fou ou même, pas intelligent. Selon moi, rarement le cerveau est malade chez les gens atteints de maladies mentales, c’est ‘l’âme’ qui est malade

    Quant à ceux qui nous stigmatisent, je crois qu’il y a derrière tout ça beaucoup de peurs et d’ignorance de leur part. Peut-être qui si tant de personnes en société ont un ou des jugement(s) négatif(s) à notre endroit, c’est fort possiblement à cause de la médication que l’on ‘consomme’ quotidiennement et ses effets secondaires parfois perceptibles aux yeux de notre entourage.

    Aussi, les médias ont cette caractéristique de souvent alimenter les préjugés, quels qu’ils soient, en montant en épingle des histoires de toutes sortes, ce qui n’aide pas notre cause…

    Quoiqu’il en soit, on ne peut vivre en fonction de ce que les autres pensent de nous. Ça prend beaucoup de caractère pour ne pas se laisser ‘déformer’ par la conscience aliénante des autres.

    J’aimerais terminer en vous disant que je suis une personne à part entière, et non un simple ‘diagnostique’ et, croyez-moi, l’on peut fonctionner dans la vie, comme tout autre, avec un problème de santé mentale!

    Merci de votre lecture,

    Michel

    Commentaire par Michel — 17 juillet 2012 @ 8 h 25 min

    • On ne peut que dire que ce texte reflète en effet la réalité en peu de mots de bien des gens au prise avec une problématique en santé mentale.
      J’ai toujours du moins après que je me suis auto-déstigmatisée que je n’étais pas que la maladie alors ce que tu as écris Michel en la dernière phrase de ton billet m’interpelle vraiment. Je crois que ces avec des gens qui pensent comme toi que nous pourrons nous même faire avancer notre cause. Merci encore et bravo!

      Commentaire par Keep Talking — 17 juillet 2012 @ 9 h 24 min

      • En effet Mélanie, l’auto-stigmatisation a le vent dans les voiles si l’on s’arrête à seulement traiter les gens ayant une problématique psychologique au début…qui si elle n’est pas envisagée dès les instants premiers aboutiront en besoin psychiatrique.

        Suivant cette logique, il est fondamentale d’entreprendre des dialogues ouverts afin d’aider les gens à tranquillement envisager de se réadapter avec son réseau…les statistiques racontent que dans un groupe de 4 personnes, il y en a un qui normalement sera ouvert à en discuter. C’est donc en se racontant (…pas toujours en se dévoilant…) que l’on s’aperçoit que nos quotidiens se ressemblent plus souvent qu’autrement.

        C’est donc un appel à l’offre à en parler à tous…lorsque le moment s’y prête.

        Commentaire par Robert — 17 juillet 2012 @ 10 h 00 min

    • Salut Michel, tel que tu le définies, un stigmate laisse une plaie. En supposant que l’on suive une analogie avec les matériaux (…bien hypothétique vous en conviendrez…), on pourrait donc comparer un stigmate avec une  »trace de rouille » sur l’acier, celle qui imprègne chimiquement donc un acier non-protégé…contre la détérioration des éléments physiques externes nous entourant.

      Selon toi ? Pourrait-on supposer que la stigmatisation réfère aux éléments physiques extérieurs et que la rouille constitue les marques indélébiles laissées par nos passages à vide à se dénigrer soi-mêmes ?

      Mais alors Mike…Pouvons- nous conclure que l’auto-stigmatisation provient du monde physique nous entourant…ou plutôt ce que l’on pense sur que les autres pensent de nos situations ?

      Commentaire par Robert — 17 juillet 2012 @ 10 h 24 min

      • Je te raconterai l’histoire de l’oiseau barriolé. Un peintre avec toute sa palette de couleurs decida de peinturer un oiseau . Il s’empara d’un oiseau et le peintura avec sa palette de couleurs. Ensuite il relacha l’oiseau dans la nature . L’oiseau rejoignit ses compères et ceux-ci se jettèrent dessus. Pourquoi? Parce que il etait différent mais il etais rendu différent par la main du peintre. La palette du peintre représente le diagnostique c’est lui qui nous rend différent . Cette histoire résume toute la dynamique du bouc émissaire. Mais j’ajouterais que le diagnostique est puissant je le sais pour en avoir fait les frais d’un faux diagnostique et j’y ai cru pendant 4 ans.

        Commentaire par Michel Blais — 17 juillet 2012 @ 11 h 12 min

  10. Pour revenir sur les médias, disont que le commun des mortels est fasciné par le macabre, le sordide pour bien des gens la « maladie » explique certains gestes violent. Les gens ont peur, ils font appel à la police certains même les plus défavorisés voudraient nous voir parqué comme avant, soit en prison soit à « l’asile » d’un côté on a les anti-médicaments qui font une propagande sur l’inutilité de la pharmacie ce qui amène parfois des gens a cesser et a rechuter. Il y va de notre responsabilité de prendre notre médication. Le stigmate il est aussi à la pharmacie à tout les mois… Moi j’ai choisi de le dire que j’ai une maladie mentale et je sais très bien que les gens sont pas tous fin et gentil disont qu’un bon ami compense…

    Commentaire par Bernard Saulnier — 17 juillet 2012 @ 8 h 40 min

    • Même si les médicaments ne sont pas la solutions à tout, ils ont leur utilité et je suis d’accord avec vous sur le fait que chacun est responsable de bien les prendre régulièrement. Je suis étudiante en ergothérapie, mais je travaille en laboratoire de pharmacie comme emploi étudiant et je trouve vraiment dommage que vous viviez de la stigmatisation simplement en allant chercher vos médicaments, surtout que vous démontrez ainsi que vous vous prenez en main. Cela dit, les professionnels ne sont effectivement pas à l’abri des préjugés et je sais qu’il m’est arrivé d’en avoir au début de ma formation, tout comme j’ai vu des collègues en avoir. Il est facile, que ce soit à partir d’un diagnostic ou d’une médication, de tomber dans les préjugés en s’imaginant quel genre de personne se situe devant nous. Je vous félicite d’accorder plus d’importance au bon ami, qu’à ceux qui vous juge négativement!

      D’ailleurs, pourquoi est-ce correct qu’une personne prenne plusieurs médicaments par jour pour traiter un mélange de diabète, de cholestérol, de haute pression et plus encore, et se faire dévisager pour par exemple, un anti-psychotique?

      Si ce n’est pas indiscret, avez -vous des expériences, comme par exemple à la pharmacie, où vous sentiez que des gens vous jugeaient et que leurs préjugés semblent avoir diminués avec le temps simplement en voyant que finalement vous vous comportez  »bien »?

      Joanie Lepage
      Étudiante en ergothérapie

      Commentaire par Joanie Lepage — 17 juillet 2012 @ 15 h 47 min

      • Non! J’ai pas vraiment vécu de stigmatisation à la pharmacie mais au début de la maladie j’habitais une petite ville de banlieue où y’avait qu’une ou deux pharmacie. Juste le fait de s’y rendre c’est assez stigmatisant et en plus de demander un médicament anti-psychotique pour une injection retard ça dis tout. À cette époque j’ai tenté de terminer mon secondaire en étant prestataire de la sécurité du revenu ça aussi dans une petite ville c’est stigmatisant pour revenir à la pharmacie disont que pour certains médicaments du type Benzodiazépine je me suis déjà présenté avec une fausse humilité, une sorte d’attitude de toxicomane en manque…

        Commentaire par Bernard Saulnier — 17 juillet 2012 @ 19 h 35 min

      • Ayant suivit moi-même une formation comme assistante technique en pharmacie et vivant avec la maladie bipolaire, je peux vous dire que malheureusement, nous sommes stigmatisés surtout lorsque nous sommes anxieux et que nous demandons plein de renseignements pharmaceutiques ou bien simplement j’ai entendu de mes propres oreilles des commentaires pas très respectueux de la part de mes collègues en pharmacie face aux gens qui séjournaient à Louis-H. Lafontaine. Triste et dommage!

        Commentaire par Patricia — 17 juillet 2012 @ 19 h 50 min

    • Médias et maladie mentale

      Bonjour,

      Pour continuer à discuter du traitement médiatique réservée à la maladie mentale, j’ai trouvé deux capsules vidéo très intéressantes sur le sujet sur le site de « Time to Change », une campagne visant à changer les mentalités au Royaume-Uni (vous en avez peut-être entendu parler, ils sont de véritables leaders anti-stigmatisation). Le site comporte une section s’adressant aux médias (« Media Advisory Service ») contenant des pistes pour les journalistes leur permettant de mieux approcher une nouvelle associée à la maladie mentale. Notez que les capsules ne sont qu’en anglais…

      1) « Top Tips for Journalists » (durée: 57 sec): http://www.youtube.com/watch?v=qc4J73CGNak&feature=player_embedded
      2) « Media Film » (durée:13 min 37 sec): http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=rF0uGCIm_6w#!

      À consulter aussi, le site de « Time to change »: http://www.time-to-change.org.uk

      Bon visionnement!

      Dominique Michaud
      Coordonnatrice, CÉRRIS

      Commentaire par crfscerris — 18 juillet 2012 @ 12 h 02 min

      • C’est vraiment merveilleux de voir une telle sensibilisation à la stigmatisation, surtout à l’égard des médias. Même si les médias s’exprime parfois de manière nuancé avec des peut-être pour rester  »polliticly corect » tout en étant sensationnel, au final le public a confiance envers les médias en se disant qu’il sont professionnels et ils le sont (même s’ils ne sont pas à l’abri des erreurs). Mais les peut-être est trop souvent interprété comme une  »vérité » par le public, les spéculations deviennent des croyances. Comment conscientiser à cela au Québec, dans le sens où le sensationnel est très  »vendeur »?

        J’ai quand même de l’espoir pour les médias, mais qu’en est-il des réseaux sociaux?

        J’aimerais apporter une note positive, alors voici une petite nouvelle d’actualité qui fait parler de la santé mentale:
        http://m.journaldemontreal.com/2012/07/16/une-residante-dottawa-traverse-le-canada-en-patins
        Comme le dit le titre, il s’agit d’une résidente d’Ottawa qui traverse le Canada à patins (soit 10 000 km)…pour sensibiliser aux maladies mentales chez les jeunes (et amasser de l’argent pour cette même cause).

        Merci aux initiatives!

        Joanie Lepage
        Étudiante en ergothérapie

        Commentaire par Joanie Lepage — 18 juillet 2012 @ 12 h 27 min

  11. Le stigma c’est aussi la difficultée a communiquer, prisonnier de notre tête à plusieure voix… C’est un débat je sais mais personne ne semble vouloir débattre. Ce qui me viens à l’esprit c’est que ceux qui s’en sortent le mieux sont ceux qui taisent leurs passages dans la maladie, au travail on va les trouver un peu étrange mais tant pis ils travaillent quand à la relation patient-intervenant disont que parfois la stigmatisation est inévitable mais j’ai un préjugé favorable pour les intervenants intervenantes ce sont des gens exceptionnel qui sont pour la plupart du temps à notre service et ont de bonnes oreilles pour entendre justement ces attitudes de stigmatisation qu’on subis parfois dans notre quotidien bancal…

    Commentaire par Bernard Saulnier — 17 juillet 2012 @ 9 h 06 min

    • D’affirmer sa maladie mentale ou de la cacher, les deux situations comportent assurément leur difficulté. Mais de quoi résultent la stigmatisation? Des préjugés, de la méconnaissance, des peurs, de fausses représentations, mais est-il possible que le fait de garder se sujet tabou alimente cette stigmatisation? Prenons l’exemple du texte précédant où une personne cache sa maladie mentale et garde son emploi normalement avec toutefois le fait que les gens la trouve un peu étrange. Au final, cette personne montre à tout le monde qu’elle peut fonctionner! Je n’ai aucune idée du nombre de personne qui fonctionne bien dans la société tout en cachant leur maladie, mais je me dis que ces personnes seraient justement à même de prouver que ce n’est pas cela qui les rend invalides et qu’elles peuvent faire leur part. Pour moi, le fait que ces personnes  »se cachent » empêche les gens de voir des exemples positifs par rapport à la santé mentale. Je ne blâme pas pour autant leur choix, car il n’est pas facile pour autant de vivre en ne pouvant pas s’affirmer, sans oublié l,auto-stigmatisation dont plusieurs personnes ont discutés dans ce débat.

      Joanie Lepage
      Étudiante en ergothérapie

      Commentaire par Joanie Lepage — 17 juillet 2012 @ 14 h 38 min

  12. Bonjour, le texte suivant a été rédigé par Alain Métivier, Pair aidant, Membre du Comité des Usagers à Louis-H. Lafontaine, membre du C.A de l’A.P.A. et aussi membre du C.C.I.U. Ne pouvant pas bloguer avec nous aujourd’hui, en raison de son travail, il a pris l’initiative de nous faire parvenir ses idées concernant la stigmatisation dans notre société moderne et dite ouverte par courriel. Nous avons reçu son autorisation pour afficher son commentaire ici.

    « Tout d’abord, jetons un regard sur ce que peut bien dire une société ouverte. Premièrement, notre société est ouverte en certain domaine seulement:l’évolution ne touche jamais tous les aspects de la vie de chaque jour. Pendant que nous vivons une grande liberté sexuelle, ce qui n’était pas le cas dans un passé rapproché, nous refusons scocialement qu’un enfant trisomique puisse venir au monde. À ce sujet, le passé, dit des noirceurs, était plus ouvert à accepter ces enfants qui n’ont plus de place dans notre société dite ouverte et moderne. Il n’existe pas, en ce monde, de société parfaite et juger du passé à partir des valeurs modernes est une manière biaisée de lire le passé ou bien de critiquer l’histoire.

    Pour ce qui est de la stigmatisation en santé mentale, notre société éprouve de réelles difficultés à accepter les diffférences entre les individus: surtout si nous tenons compte de l’importance de l’image(esthétisme) et de la jeunesse éternelle à tous prix. Je crois aussi que la stigmatisation est causée par le fait que bien des personnes ont peur face à l’imprévisible. Le problême est qu’une grande majorité de la population est persuadée de n’avoir aucun pouvoir sur leur peur face à une personnes éprouvants des problêmes de santé mentale et, aussi, que ces mêmes personnes ne se rendent pas compte qu’ils peuvent modifier les comportements inadéquats de l’utilisateur(ice) de service: ce qui demanderait une lueur d’empathie et un regard tenant compte de la personne(l’être humain) et qui ne se limiterait point à son côté pathalogique.

    Nous pouvons parler aussi d’autostigmatisation: elle a souvent un rapport direct avec la stigmatisation. Quand nous parlons de stigmatisation et d’autostigmatisation il est rare que nous parlons d’instruction même si les personnes les plus instruitent peuvent éprouver de la difficulté à accepter les personnes ayant des problêmes de santé mentale. Nous croyons que l’éducation joue un plus grand rôle. L’éducation, à tous ses niveaux, est là ou tout se passe. Même l’expérience familiale n’est pas un réponse à la stigmatisation et même à l’autostigmatisation. Voir l’autre, avant tout, comme un être humain est le remède à la stigmatisation! Se voir comme un être humain est le remède à l’autostigmatisation. Est-ce que la philosophie de l’être est répandu dans toutes les sphères de notre société? Voilà quelques idées sur le sujet proposé. »

    Alain Métivier
    Pair aidant, Membre du Comité des Usagers à Louis-H. Lafontaine
    Membre du C.A de l’A.P.A.Q
    Membre du C.C.I.U

    Commentaire par crfscerris — 17 juillet 2012 @ 9 h 45 min

    • Bonjour M. Métivier,

      Excellent texte! Je dois avouer que je vous rejoins à 100% sur ce passage de votre texte: ‘… notre société est ouverte en certain domaine seulement: l’évolution ne touche jamais tous les aspects de la vie de chaque jour.’

      Le terme ‘ouverte’ est, selon moi, effectivement très très relatif. Plusieurs faits d’il n’y a pas si longtemps semblent prouver qu’il y a aujourd’hui une grande ouverture face à certains sujets. Par exemple, il y a une soixantaine d’années, et même moins, qui aurait cru qu’un jour un homme de ‘couleur’ serait élu président des États-Unis… Si ce n’est pas de l’ouverture pour vous, je me demande ce qu’est l’ouverture.🙂

      À l’autre extrême, difficile de parler d’ouverture, du moins en ce concerne l’Amérique du Nord (excusez de vous donner des exemples tirés des États-Unis), quand l’on lit dans des journaux que des politiciens (ex: Newth Gingrish, ex-candidat à l’investiture républicaine pour la prochaine élection présidentielle américaine) soient respectés et appuyés par des milliers d’électeurs quand il mentionne sans complexe qu’il ‘crucifierait’ pratiquement chacun de ceux s’affichant comme homosexuel aux États-Unis. (j’exagère, je sais, mais à peine…)

      Comme vous le dites dans vos mots, ‘l’ouverture’ de notre société est relative. C’est plus du cas par cas. Ou en est l’ouverture de notre société face aux gens atteints de maladies mentales? Encore une fois, c’est selon moi relatif, mais les progrès des dernières années laissent croire que l’on pourra peut-être un jour affirmer que notre société est finalement ‘Ouverte’ face à cette réalité.

      Merci de m’avoir lu,

      Simon

      Commentaire par Simon — 18 juillet 2012 @ 17 h 10 min

  13. Selon l’Institut de santé publique du Québec (2008), 42% des personnes atteintes d’une maladie mentale le cache à leurs proches, par peur d’être jugés.

    Pourquoi cette peur? Simplement parce que les préjugés et les fausses croyances envers ces personnes sont des plus nombreux. Entre autres, les gens craignent la violence, considèrent que les personnes atteintes sont responsables de leur état et plus encore, ce qui est d’ailleurs renforcé pas les drames rapportés dans les médias. Il faut toutefois savoir que ces fameux drames représentent une minorité des personnes atteintes de maladie mentale, et qu’il s’agit le plus souvent de personnes qui n’ont pas de suivi. Quand arriverons-nous à faire comprendre aux qu’une personne atteinte de maladie mentale qui se prend en main n’est pas plus dangereuse que n’importe qui? Qu’elle mérite d’occuper un emploi et qu’elle peut y performer? Que même si cette personne est une personne tout court, elle n’a pas a cacher qu’elle est une personne atteinte d’une maladie mentale?

    Joanie Lepage
    Étudiante en ergothérapie

    Commentaire par Joanie Lepage — 17 juillet 2012 @ 11 h 56 min

    • ReBonjour Joanie, merci de m’avoir donné ton opinion sur mon billet introduit au point 14.

      Si on  »fait du pouce » sur les statistiques…tu as trouvé que l’ISPQ donne que 42 % des personnes atteintes se cachent…donc on peut assumer qu’elles ne consultent pas. De notre côté, pour notre Campagne MONTRÉAL de Déstigmatisation de la Maladie Mentale, nous avons obtenu les droits d’auteurs de l’organisation britannique Time-To-Change qui nous ont mentionné que 23 % des personnes en générale souffriront au cours de leurs vies d’une problématique quelconque de santé mentale.

      Si on fait le compte logique du 42 % se cachent x 23 % d’atteint, on obtient 0.42 x 0.23 = .0968 ou bien 9.68 % souffrent en silence de peur de …x,y,z…???

      Comme je mentionnais plus bas au point 14. , nous pourrions réalisé du jamais vu au Québec car toutes les campagnes sont lancées par le MSSS avec des initiatives ici et là provenant des établissements institutionnels établis dans les régions.

      Nous avons réussi à importer et traduire en québécois un principe obtenu des britanniques et avons essayé de s’associer avec l’institutionnel pour mettre de l’avant de principe anti-stigmatisant appelé : la Bibliothèque Humaine. Reposant principalement sur le dévoilement de nos personnes ayant une problématique de santé mentale, pour par la suite débuter un dialogue avec le grand public à l’effet que nous menons des vies satisfaisantes dans notre communauté, dans les arts et loisirs que nous pratiquons et enfin, idéalement dans nos milieux du travail.

      Si le dialogue entrepris est convenable, alors le grand public entreprend une réflexion et en arrive à conclure que nous nous ressemblons plus que ce qu’ils imaginaient au départ et de là s’ensuit une diminution directe des tabous associés à ces maladies.

      Comment interprétez le  »boudage » de l’Institutionnel à notre endroit ? En faisant diminuer les tabous, donc qui aura la conséquence de leur amener des  »clients » à partir du 9.68 % calculé ci-haut…donc qui nécessairement  »éloignera le chômage » des professionnels, gestionnaires et intervenants du réseau.

      Allez-y y comprendre quelques choses ?

      Commentaire par Robert — 17 juillet 2012 @ 16 h 29 min

  14. Bonjour,

    Je me prénomme Robert et je suis co-fondateur de l’organisme Reprendre Pouvoir.org. Dans le cadre d’un de nos projets parallèles, nous avons mis en place tous les éléments pour lancer une campagne de déstigmatisation de la maladie mentale avec l’objectif de diminuer les tabous de 1% sur les mythes entourant cette problématique.

    Selon une étude sur la santé mentale et le bienêtre des adultes québécois, menée pour le Gouvernement du Québec par l’Institut de la statistique du Québec en 2010 : « environ 23 % des adultes québécois ont déjà souffert, durant leur vie, d’au moins un trouble anxieux (trouble panique, phobie sociale, agoraphobie) ou de l’humeur (dépression, manie) ». C’est beaucoup, vous en conviendrez…

    La particularité de notre campagne est qu’elle soit orchestrée par notre groupe de personnes utilisatrices de services. Du jamais vu au Québec, et une grande fierté pour tous les membres de notre organisation.

    Reposant principalement sur le dévoilement de nos personnes ayant une problématique de santé mentale, pour par la suite débuter un dialogue avec le grand public à l’effet que nous menons des vies satisfaisantes dans notre communauté et, idéalement, dans notre milieu du travail.

    ReprendrePouvoir.org a investi beaucoup dans le projet mais l’institutionnel nous a boudé dans l’accompagnement de mettre en œuvre des situations de dialogues sociétals.

    Comment interpréter ce manque d’appui ? Après tout, c’est nous qui faisons tout le travail de mettre nos têtes sur le billot en divulguant nos statuts d’avoir des diagnostics de problèmes de santé mentale. Mais l’institutionnel semble donc ne pas reconnaître a sa juste valeur nos efforts en nous appuyant que ‘symboliquement’ financièrement? Quel genre de stratégie l’institutionnel a en tête ? Si ce n’est pas de la stigmatisation envers nous pour s’associer ensemble …qu’est-ce que c’est alors ?

    Robert

    Commentaire par Robert — 17 juillet 2012 @ 12 h 13 min

    • 1. Je suis moi aussi surprise, ce manque d’appui vient me confronter comme future professionnel de la santé. Surtout que notre système de santé s’oriente vers le moins d’institutionnalisation possible, le rétablissement, la réinsertion sociale, la responsabilisation des utilisateurs de services. Le projet dont vous faites part m’apparait entièrement ancré en ce sens où les personnes utilisatrices de services se prennent en main jusqu’à agir concrètement et directement face aux tabous dans notre société. J’espère que le projet portera ses fruits, je crois que même ce petit 1% peut faire une différence!

      2. J’aimerais aussi m’arrêter sur la statistique dont vous nous faites part, c’est à dire que «environ 23 % des adultes québécois ont déjà souffert, durant leur vie, d’au moins un trouble anxieux (trouble panique, phobie sociale, agoraphobie) ou de l’humeur (dépression, manie)». Si on ajoute à ces gens, leurs proches qui ont pu en voir les impacts et voir plusieurs mythes se révéler faux, je me permet d’évaluer que probablement près de la moitié de la population ont probablement souffert de la maladie mentale ou connu quelqu’un qui l’a été. Comment se fait-il que se soit encore aussi tabou, méconnu et mal compris ?!?

      Joanie Lepage
      Étudiante en ergothérapie

      Commentaire par Joanie Lepage — 17 juillet 2012 @ 14 h 19 min

      • 1) En effet Joanie, nous avons travaillé forts en sous-comité (http://reprendrepouvoir.org/3_4_Projet_2_CMD_M_M.html ) pour se préparer à faire des rencontres lors d’évènement sociaux ou encore des rendez-vous avec les médias.

        ReprendrePouvoir.org a investi plus de 2000$ dans le projet mais l’institutionnel nous a boudé dans l’accompagnement de mettre en œuvre des situations de dialogues sociétaux avec le but bien avoué d’opérationnellement assister à une diminution et non seulement des grands discours concernant qu’il faudrait faire quelque chose…quand j’ai écrit ‘symboliquement’ financièrement, je voulais dire qu’on a des appuis moraux bien sûr… mais n’avons pas été encouragé financièrement.

        L’étant de nos finances ne permettant plus d’assumer l’indemnisation de nos membres…la campagnes est en suspend jusqu’à temps que l’institutionnel daigne bien vouloir nous accompagner pour la suite des choses…

        2) C’est donc une personne sur quatre qui sera touchée par des problèmes de santé mentale durant sa vie. Si on inclut les proches, amis et voisins (concitoyens), nous pouvons imaginer que nous serons tous affectés par les dommages collatéraux de la maladie mentale.

        Commentaire par Robert — 17 juillet 2012 @ 15 h 58 min

  15. LA MIRACULÉE

    Je suis arrivée au Centre de la Croix Blanche (organisme communautaire en santé mentale) en août 2007 avec 25 années parsemées de dépressions et de troubles obsessionnels compulsifs (TOC). Je n’ai pas vécu ma vie, j’ai survécu. J’ai passé mon temps à me chercher, à aller de médecin en médecin, de médicament en médicament, de thérapie en thérapie, en espérant y trouver la paix et le bonheur. Toutefois en cachant mon état de santé à mes amis, collègues et ma propre famille. Pour eux c’était un monde à part, un monde de fous (surtout pour le TOC).

    En mars 2005, j’ai fait une tentative de suicide parce que la souffrance était tellement insupportable que le seul moyen de faire taire en moi ce qui m’envahissait était de mettre fin à cette torture psychologique. Suite à cette tentative de suicide, tout mon monde a vite compris ma détresse face à la vie. À partir de ce moment là, j’ai décidé de dire tout haut ce que j’avais étouffé tout bas pendant 25 ans.

    Cet événement et ma venue au Centre de la Croix Blanche ont été pour moi un tournant marquant dans ma réhabilitation. Le centre était le seul endroit où j’étais vraiment moi-même, intègre et authentique.

    J’ajouterais que l’atmosphère qui régnait dans les ateliers était signe de complicité et de solidarité. Le fait de côtoyer d’autres souffrants des problèmes de santé mentale m’a permise de constater que je n’étais pas seule à vivre des choses difficiles.

    Aujourd’hui j’ai rejoint le groupe Reprendre Pouvoir où je peux échanger avec les autres en toute confidentialité mes pensées, mes émotions et mes inquiétudes. Mais surtout travailler à déstigmatiser la santé mentale.

    Maintenant je suis l’acteur principal de ma vie. Avant, je regardais le train passé, maintenant, j’embarque.

    Commentaire par Anonyme — 17 juillet 2012 @ 15 h 04 min

    • Bonjour,
      à la lecture de votre texte, je suis très impressionnée par votre vécu et par tout le chemin que vous avez fait pour en arriver où vous êtes aujourd’hui. J’aimerais savoir comment vous vous y êtes pris pour vous affirmer après 25 ans de silence, comment cela a été reçu par vos proches (leurs réactions, les changements que cela a amenés dans vos relations avec eux)?

      Joanie Lepage
      Étudiante en ergothérapie

      Commentaire par Joanie Lepage — 18 juillet 2012 @ 11 h 06 min

  16. “Faites ce que l’on dit, pas ce que l’on fait!”

    C’est un peu ce message qui est envoyé quand les établissements de santé mentale encouragent les employeurs à embaucher des utilisateurs de services, mais ne le font pas elles-mêmes! Il s’agit selon moi d’une forme subtile, mais très dommageable, de discrimination.

    Le Québec est en retard sur ce plan par rapport à ce qui se fait aux États-Unis et au Royaume-Uni. Au Royaume-Uni, où le système de santé est assez similaire au nôtre, la notion d’employeur exemplaire est très présente. Un programme de soutien à l’emploi à l’intérieur même des institutions de santé mentale est instauré depuis 1995. Ce programme est un succès et a permis de démontrer que les personnes ayant un vécu psychiatrique peuvent occuper un emploi au sein des institutions de santé au même titre que n’importe quel employé (et même que leur vécu représente une expertise supplémentaire).

    Rachel Perkins, l’instigatrice de ce programme, note que le réel changement au sein des membres du personnel s’est opéré quand ils ont vu que les personnes ayant un vécu psychiatrique pouvaient remplir leurs tâches avec succès. Cela a permis d’abolir le mur qui divise le « nous » vs le « eux » à l’intérieur même des institutions de santé mentale, ce qui est essentiel à mon avis pour avoir une société plus inclusive!

    Je vous invite à visiter cette page web pour y voir un exemple d’offre d’emploi d’ergothérapeute où il est clairement indiqué que les personnes ayant expérimenté des troubles mentaux sont encouragées à appliquer. http://www.jobs.nhs.uk/cgi-bin/vacdetails.cgi?selection=912908724

    À quand le même type d’initiative dans nos institutions québécoises? Croyez-vous que ce soit possible? Et selon vous, qu’est-ce qui explique ce retard au Québec?

    Amélie Dumont
    Étudiante à la maîtrise en ergothérapie

    Commentaire par Amélie Dumont — 17 juillet 2012 @ 17 h 46 min

    • Bravo Amélie ! et j’en rajouterai avec une déformation de ce dicton menant au syndrome du  »pas dans ma cour » orchestré par nos biens-pensants. Il est certain qu’avec une nouvelle génération d’érgothérapeuthes comme toi…les concepts du Rétablissement prendront de l’ampleur.

      J’ai eu la chance de rencontrer Mme Perkins et Mme Lyz Sayce (RADAR.UK) à Montréal lors du dernier Colloque de l’AQRP au Queen Elizabeth en 2010 et comme on dit par chez nous  »Les bottines suivent les babines » s’appliquent très bien dans leurs cas. Ce sont 2 femmes chaleures et affables de leur temps qui ne font pas que prêcher…mais appliquent plutôt ce qui est modéliser. Ce sont 2 femmes de coeur…

      En ce qui attrait à ta revendication que l’institutionnel devienne un employeur tel que Daniel Gélinas l’a toujours mis de l’avant…cela a influencé notre organisation ReprendrePouvoir.org qui à notre tour le revendiquons et cela est la seul et unique revendication que tu peux voir sur notre site http://reprendrepouvoir.org/Ce_que_RP_peut_et_ne_peut_pas.html

      RobertSargent@ReprendrePouvoir.org
      Usager/ directeur 514 728-6391 p. 335
      7025, ave Rondeau,
      Anjou, Québec, Ca
      H1K 4Z1
      http://www.ReprendrePouvoir.org
      https://KeepTalkingBlogue.wordpress.com
      http://www.FaceBook.com/ReprendrePouvoir

      PS: Amélie ? Si tu veux communiquer avec Rachel, je peux t’acheminer son courriel…

      Commentaire par Rob — 17 juillet 2012 @ 22 h 40 min

      • Bonjour Robert,
        en effet, j’ai eu la chance de discuter avec Daniel Gélinas à ce sujet et c’est lui qui m’a fait découvrir ces belles initiatives à l’extérieur du Québec. Je dois dire que même si notre formation universitaire est de plus en plus axée vers le rétablissement, il y a encore du chemin à faire…À l’Université, nous travaillons beaucoup sur des vignettes, mais je crois que le fait de rencontrer des personnes en « chair et en os » est beaucoup plus marquant. Dans l’un de nos cours, nous avons rencontré Sylvain d’Auteuil qui nous a sensibilisé à l’importance que les intervenants soient porteurs d’espoir. Le fait de rencontrer une personne qui s’est rétablie a été marquant pour plusieurs étudiants, car nous voyons en stage des personnes souvent en phase aiguë de la maladie. Je crois que ce genre d’initiative est très aidante pour faire tomber des préjugés et redonner espoir. Malheureusement, il s’agissait d’un cours optionnel et seulement une partie des étudiants à la maîtrise ont eu la chance de le rencontrer…

        J’ai visité votre site Internet et je suis entièrement d’accord avec vous que les personnes qui se servent des services sont les mieux placées pour aider à les améliorer. Je me demandais si vous aviez des projets pour sensibiliser les étudiants qui se dirigent vers le domaine de la santé mentale? Je crois qu’il est très aidant pour de futurs professionnels de la santé d’entendre l’opinion des personnes utilisatrices de services sur la manière dont les services pourraient être améliorés.

        Je vous remercie et je prendrais volontiers le courriel de Mme Perkins, qui est une femme très inspirante de par ce que j’ai lu sur elle!

        Amélie Dumont
        amelie.dumont.4@umontreal.ca

        Commentaire par Amélie Dumont — 18 juillet 2012 @ 13 h 09 min

    • Bonjour Amélie,

      j’ai malheureusement envie de te répondre qu’il y a très probablement des professionnels de la santé qui ont déjà expérimenté des problèmes de santé mental (considérant que près d’un québécois sur quatre souffrira d’une maladie mentale au cours de sa vie…), mais j’aurais tendance à croire qu’il n’en parle pas spécialement à l,embauche. À quelques exceptions près, ces personnes ont probablement eu raison de ne pas en parler à l’embauche, car cela aurait pu des disqualifier plutôt que les avantager. C’est pourtant très dommage, car ces personnes ont réussi une formation qui leur permet d’exercé un emploi, et elles ont en plus un vécu personnel qui aura un impact positif sur les patients.

      Tu as fais une belle trouvaille! Et oui, je crois qu’un jour le Québec saura en arriver là, lentement mais surement, mais que cela prendra beaucoup beaucoup de temps.

      Continuons à travailler ensemble à faire bouger les choses!

      Joanie Lepage
      Étudiante en ergothérapie

      Commentaire par Joanie Lepage — 18 juillet 2012 @ 11 h 00 min

    • Merci Amélie de nous partager ce qui fait ailleurs au niveau de l’emploi.

      Au cours des derniers mois, j’ai passé quelques entrevues d’embauche dans divers établissements du système de santé étant donné que je termine mes études à la fin du mois prochain. Puis, j’ai été surprise voire choquée de constater qu’à chacune de ces entrevues, j’ai dû remplir un questionnaire de santé assez exhaustif… En effet, on nous demande de cocher sur une liste de plusieurs pages l’ensemble des maladies/troubles que nous avons… Évidemment, cette liste contenait une section sur les maladies mentales qui contenait notamment les maladies psychotiques, la dépression, le burn out, … Donc, une personne qui désire se faire embaucher est tenue de déclarer si elle souffre ou a déjà souffert de l’une de ces maladies. Je dis est « tenue de » puisqu’on nous fait signer comme quoi notre déclaration est véridique sans quoi nous risquons le congédiement… Par la suite, nous devons rencontrer une infirmière qui revoit avec nous l’ensemble de la liste et s’assure donc de la validité des informations. Étant choquée par ce questionnaire, je me suis risquée à poser des questions à cette infirmière lors d’une entrevue. Je lui ai demandé ce qu’il arrivait lorsque quelqu’un déclarait une maladie psychotique par exemple. Elle m’a alors dit qu’ils appelaient le médecin de la personne et qu’ils discutaient en équipe si la personne devait être engagée en fonction des informations reçues… Donc, le système de santé, dans lequel en tant qu’ergothérapeute je vais encourager mes patients à travailler, n’encourage pas lui-même ces personnes à travailler. C’est un non-sens…

      Est-ce que quelqu’un sait si c’est légal de poser de telles questions en tant qu’employeur? Est-ce légal pour les personnes de ne pas déclarer?

      En tant qu’intervenant, devons-nous encourager nos patients à ne pas divulguer?

      Commentaire par melissalalande — 18 juillet 2012 @ 18 h 52 min

      • Bonjour Mélissa,
        La question de la divulgation est une question très complexe. Dans mon projet de maîtrise, j’ai fait une brève revue de littérature sur le sujet et plusieurs avantages et inconvénients ressortent du fait de divulguer. Par exemple, la divulgation peut permettre d’avoir des accommodements, d’obtenir du soutien émotif, de diminuer le stress, de devenir un modèle pour les autres… Par contre, elle peut mener à la non-embauche, au rejet des collègues, à de faibles opportunité d’avancement, à une surveillance accrue des superviseurs… Bref, il faut vraiment faire du cas par cas je crois (notamment selon l’ouverture que l’on perçoit chez l’employeur). Cela va aussi au-delà de divulguer VS non-divulguer, il faut aussi se demander à qui on le dit, quelle information on transmet, qui le dit, quand on le dit… Bref, on pourrait choisir de dire « je me sens parfois anxieux » à une seule personne au lieu de nommer un diagnostic à l’ensemble des employés.

        Pour ce qui est de la situation que tu décris au Québec, je ne crois pas que ce soit légal au niveau de la confidentialité des informations… par contre, j’imagine très bien qu’avec le stress d’une embauche, on puisse signer un formulaire qui donne droit de contacter le médecin. Je ne crois pas que ce soit illégal de ne pas le déclarer. Il y a très peu de littérature sur le sujet au Québec. Je sais par contre qu’aux États-Unis, il est possible de divulguer à n’importe quel moment et l’employeur sera tenu de faire des accommodements au besoin. Il serait intéressant de poser cette question à des personnes du milieu juridique!

        Commentaire par Amélie Dumont — 19 juillet 2012 @ 11 h 10 min

        • Merci Amélie de partager sur ton projet de maitrise. J’ai très hâte de te lire.

          Ouf! C’est loin d’être simple la question de la divulgation.

          Voici un lien vers un témoignage quant à la divulgation (mais pas en milieu de travail) que je trouvais intéressant : http://www.time-to-change.org.uk/blog/schizophrenia-stigma-university

          Quant aux établissements de santé au Québec, ils mettent la personne en processus d’embauche dans une situation très délicate. Si tu désires être embauchée, tu n’as pratiquement pas le choix de remplir et de signer le formulaire. Donc, à mon avis, le seul choix qui s’offre est de ne pas tout déclarer.

          Mélssa

          Commentaire par melissalalande — 19 juillet 2012 @ 14 h 27 min

  17. Vos réflexions m’ont menée vers un autre sujet, celui du patient-partenaire.
    Les patients-partenaires: qu’en pensez-vous?
    J’aimerais vous faire part de ma réflexion personnelle suite à la lecture de différents articles, témoignages et des connaissances que j’ai acquises concernant cette approche.
    Je crois que cette approche est bénéfique dans le rétablissement des personnes qui présentent un trouble de santé mentale et offre de belles opportunités au sein d’une équipe interdisciplinaire. En effet, elle semble permettre au patient de créer un lien beaucoup plus étroit avec l’équipe de soins, ce qui, à mon sens à moi, apporte des bénéfices au niveau du traitement. De plus, l’implication active du patient lui permet de se sentir comme un membre à part entière dans l’équipe interdisciplinaire. Dans le même sens, je crois sincèrement que ces personnes ont leur place dans l’équipe, car elles possèdent une expertise précieuse pour aider d’autres personnes qui font face à des difficultés similaires puisqu’elles ont une connaissance intime de leur maladie mentale.

    Présentement, trois projets, à Montréal, sont à l’étude concernant l’approche-partenaire : le partenariat de soins, le partenariat d’enseignement et le partenariat de recherche. De ces trois projets, quelques témoignages ont émergé. Dans ce sens, ce qui a été soulevé fréquemment est que cette implication donne aux patients le sentiment d’être utiles, ce qui est, à mon avis, un facteur important dans le rétablissement d’une personne. Alors, je crois sincèrement que les patients-partenaires ont leur place dans la société et qu’ils deviendront probablement de futurs agents de changement de leur communauté.

    Et vous qu’en pensez-vous?

    Carolyne Aubry
    Étudiante en ergothérapie

    Commentaire par Carolyne Aubry — 17 juillet 2012 @ 22 h 06 min

    • J’aime aussi l’approche du patient-partenaire mais j’y vois un défaut surtout dans le partenariat de soins. Je pense à la tortue qui traîne sa carapace. Le partenariat de soins c’est un peu ça, une équipe soignante partout tout le temps où on peux trouver refuge en cas de pépin, si je suis dans l’erreur dites le moi. Patient-partenaire selon certains employé de HLHL c’est une autre forme d’institutionalisation, le mot est très laid j’espère que les patients partenaires vont le faire disparaitre…

      Commentaire par Bernard Saulnier — 18 juillet 2012 @ 0 h 54 min

      • Je n’ai jamais été exposé à cette approche qui est plutôt récente dans les établissements de santé, mais pour moi, cette approche ne s’utilise pas seulement lors des hospitalisations, mais aussi pour les services à domiciles, en centre de jour, en suivi ponctuel en clinique, bref à toute occasion. Il est fort possible que l’approche n’ai pas encore atteint son but, après tout il n’est pas facile de changer nos  »habitudes » comme intervenants et dire que l’ont applique cette approche ne veux pas dire que nous gardons quelques travers de l’ancienne approche.

        Pour moi, cette approche vise d’ailleurs à diminuer la stigmatisation dont peuvent faire preuve les intervenant, en voyant le patient sans idée préconçu de ce qu’il est, mais plutôt avec un intérêt de découvrir qui est cette personne, son histoire, ce qu’elle veut accomplir dans la vie, et plus encore. On en vient ainsi à une meilleure compréhension, à des suggestions d’interventions plus adéquates. Je dis plus adéquates, car on peut quand même être dans l’erreur et l’approche patient-partenaire permet au patient de s’exprimer sur ce qui a été mal compris, pour avoir de droit de faire des choix qui sont les siens, et non ceux de l’équipe soignante.

        Bernard, vous ne semblez pas avoir eu une bonne expérience avec cette approche patient-partenaire. Pouvez-vous nous expliquez ce qui vous a dérangé exactement dans la manière dont-elle a été utilisée? La question s’adresse bien-sûre à tous!

        Joanie Lepage
        Étudiante en ergothérapie

        Commentaire par Joanie Lepage — 18 juillet 2012 @ 10 h 24 min

        • Mais non! J’ai pas de problème avec le patient-partenaire c’est plutôt mon implication en tant qu’utilisateur de services, de personne se servant de son savoir expérientiel à HLHL. À une reprise j’ai entendus que les approches que je viens de mentionner nous gardait dans l’institution ça venait de certains employé. Cette implication dans différents comités de HLHL n’est pas toujours bien vu. Enfin puisque j’y suis je pense au stigmate financier le fait d’avoir un revenu minimal… Je sais que je suis négatif mais avec vos idées j’essais d’être plus positif.

          Commentaire par Bernard Saulnier — 18 juillet 2012 @ 11 h 02 min

    • Pour continuer la réflexion sur le patient partenaire de recherche, voir les travaux du PIRAP et du bureau patient-partenaire du Centre de recherche Fernand-Seguin et de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine. Un exemple d’implication des personnes utilisatrices en recherche.
      pleinecitoyennete.com/wp…/Actes-de-PIRAPerie-vol-1-v101.pdf

      Commentaire par Catherine Briand — 18 juillet 2012 @ 10 h 18 min

  18. Bonjour à vous tous,

    Mon nom est Patrick. Ce texte d’opinion, comme il s’agit du thème de ce débat, traite de la stigmatisation en santé mentale.

    Selon moi, la perception ‘sociétaire’ à l’égard des gens atteints de maladies mentales, le plus souvent ‘marginalisante’ et négative, est une triste réalité d’aujourd’hui. Mais ces préjugés, et c’est encore plus malheureux, sont aussi la réalité d’une grande majorité de gens atteints de tous troubles de ‘santé’, des gens de ‘couleurs’, des pratiquants de différentes religions, pour ne nommer que ceux-là.

    Aussi, avec les années, je me suis aperçu, en ce qui concerne particulièrement la stigmatisation des gens souffrants de maladies mentales, que la base du problème est que plusieurs des ces derniers se stigmatisent aussi eux-mêmes. Comme si ils en arrivaient à croire, pour le pire, le message négatif et les préjugés à leur endroit venant de l’extérieur. Dans ce contexte, comment espérer que ces personnes puissent se rétablir, reprendre une vie dite normale?

    Je crois que la première étape du rétablissement pour ces gens atteints de maladies mentales est qu’ils se donnent la main avant d’espérer que cet appui vienne de l’extérieur. Qu’il soit en quelque sorte ‘solidaire’ dans leurs buts visés de se rétablir leur permettra de retrouver le meilleur d’eux-mêmes pour affronter tous ces préjugés de l’extérieur.

    C’est en s’aidant par une écoute sincère des problèmes que peuvent vivrent leurs pairs, une certaine compréhension et beaucoup de partage que ceux-ci deviendront, selon moi, de meilleures personnes.

    Merci de m’avoir lu,

    Patrick

    Commentaire par patrick — 18 juillet 2012 @ 8 h 54 min

    • Bonjour Patrick, c’est un bon point que tu apportes. Après tout, comment prouver aux gens qu’ils ont tord d’avoir une telle perception, si on arrive pas à se convaincre soi-même en étant atteint d’une maladie mentale (ou en étant d’une certaine race, orientation sexuelle, religion, et autres comme vous l’avez mentionné!) Au fond c’est un peu un cercle vicieux. Lorsque nous n’avons jamais été exposé à la maladie mentale, nous avons nos préjugés – lorsque vient le moment où la maladie mentale nous prend par surprise, les préjugés deviennent une crainte ou une honte que nous avons envers nous même – les personnes atteintes, voire même les proches, cachent la maladie pour éviter le jugement, même si au final on se rend compte que nous avions tord et que la société à tord sur bien des choses, mais comment le prouver?

      C’est tout de même un peu simpliste comme réflexion, car il y a bien plus cela. Mais tout cela me fait penser que c’est en s’exprimant que tomberont les tabous, que les fausses croyances seront démystifié et que la perception sociétaire pourra changer.

      Joanie Lepage
      Étudiante en ergothérapie

      Commentaire par Joanie Lepage — 18 juillet 2012 @ 11 h 21 min

  19. Bonjour, je suis psychologue ainsi que chercheure en santé mentale et je crois que la stigmatisation se fait à tellement de niveaux que s’en est ridicule. Par exemple, une personne que je vois en thérapie qui a souvent été hospitalisée en psychiatrie m’a récemment racontée son expérience d’hospitalisation pour une appendicite aigüe – les soins et services étaient tellement meilleurs en santé physique qu’en santé mentale (pour le même hôpital) qu’elle se croyait dans un hôtel de luxe. Même l’infirmière jugée la plus désagréable en santé physique était 200% plus agréable que toutes celles côtoyées en santé mentale… cela en dit beaucoup! Selon moi, il faudrait dans un premier temps changer le contexte d’hospitalisation. Comment se fait-il que lorsqu’une personne est en détresse aigüe on l’hospitalise dans un contexte où personne ne lui parle, personne ne lui explique ce qu’elle vit, et les seules personnes qu’elle côtoie sont des personnes qui sont aussi en détresse aigüe? Cela n’a pas de sens! si d’emblée on traitait les personnes hospitalisées en psychiatrie comme des personnes, et qu’on les accompagnait (autrement que par la seule médication) on ferait un premier pas vers la déstigmatisation…

    Commentaire par Tania — 18 juillet 2012 @ 10 h 08 min

  20. Rien à perdre, tout à gagner

    Est-ce que l’on peut croire que la stigmatisation face aux gens atteints de troubles mentaux sera un jour effacé de notre conscience collective? À mon humble avis, il est utopique d’y croire. Faire tous les efforts possibles et imaginables pour en arriver à faire comprendre à la société, quelle qu’elle soit, que les gens atteints de maladies mentales (les chiffres semblent montrer qu’une personne sur cinq sera affectée par la maladie mentale au cours de sa vie) sont des gens à part entière est là, pour moi, le seul objectif que l’on peut et que l’on doit viser.

    Pourquoi réduire à zéro ces préjugés négatifs est utopique selon moi? Les gens peuvent changer, leurs façons de voir les choses aussi, mais on ne peu certainement pas les y forcer. Tous ont leurs expériences de vie, dont certaines marquantes, qui les ont entraîné à une fausse conception de certaines réalités qui les entourent. Le cerveau humain n’a pas, et c’est parfois bien ainsi, la capacité de tout effacer le passé d’un individu.

    Il est clair, selon moi, que de grands pas ont déjà été faits aux cours des dernières années en terme de ‘déstigmatisation’ de la maladie mentale dans notre coin de pays. Il faut toujours se rappeler que l’on revient de loin. Très loin…

    Pour moi, l’espoir à ce sujet naît de ce dernier constat. Si l’on a fait évoluer la pensée des gens de façon aussi importante au cours des 100 dernières années, et bien, imaginez les résultats auxquels on peut espérer au cours des 100 prochaines. La bataille ne sera assurément pas gagnée en quelques jours mais, pour moi, les premiers résultats sont plus qu’encourageants. Il y a de l’espoir, beaucoup d’espoir.

    Merci de m’avoir lu,

    Simon Hébert

    Commentaire par Simon Hébert — 18 juillet 2012 @ 13 h 26 min

    • Bonjour Simon, je suis très d’accord avec toi sur la vision réaliste à avoir quant à la stigmatisation des personnes atteintes de maladie mentale, et il y a en effet beaucoup de progrès qui ont été faits à ce jour. Toutefois, je m’étonne encore de certaines réactions, et je crois que je continuerai de l’être même en continuant d’améliorer la situation.

      Une tante a fait une dépression il y a une environ 5 ans. Quelqu’un proche de moi considérait qu’elle était seulement fatiguée et que ses symptômes étaient seulement dans sa tête. Comme si elle n’avait qu’à se ressaisir et que tout disparaitrait tout seul. Du coup, pour lui, ma tante avant l’air de quelqu’un d’un peu fragile qui utilise une simple fatigue pour prendre des congés payés! Pourtant, je lève mon chapeau à tous ceux qui sont passés à travers une dépression, ou qui ont vécu une autre forme de maladie mentale, cela prend beaucoup de détermination et de courage!

      Tout cela pour dire que même si on peut avoir un impact sur l’ampleur du phénomène de stigmatisation, on ne peut effectivement pas les forcer, et il en restera toujours qui auront une opinion négative, J’ai quand même espoir d’inverser un peu les proportions, c’est-à-dire qu’on majorité comprenne, plutôt qu’une majorité juge négativement.

      Pour faire suite avec le texte de Simon, je demande à tous: Quelles sont vos attentes?

      Joanie Lepage
      Étudiante en ergothérapie

      Commentaire par Joanie Lepage — 19 juillet 2012 @ 10 h 27 min

    • J’ai bien aimé ton billet Simon et je suis d’accord avec toi pour dire que nous sommes partis de loin et que des progrès ont été faits depuis.
      Dans le bureau de mon collègue, j’ai trouvé un article de La Presse (24 novembre 2011, page A32) intitulé « Briser les chaînes de la maladie ». Ça parle de comment sont traités les gens qui ont une maladie mentale au Togo, un pays d’Afrique. Là-bas, ils sont enchaînés aux arbres. «Quand les symptômes deviennent trop visibles, la communauté est dépassée. Ce sont les familles qui payent pour faire attacher leurs malades. S’ils sont battus et privés de nourriture, c’est parce qu’on croit ainsi les calmer et chasser le démon», raconte le Québécois Sylvain Ratel.
      Au Québec, nous n’en sommes pas là, mais nous sommes encore une société stigmatisante.

      Véronique Thibault
      Étudiante en ergothérapie

      Commentaire par Véronique — 19 juillet 2012 @ 12 h 07 min

      • Salut Véronique,

        Merci de commenter mon article! Un peu bizarre que tu mentionnes ce qui se fait en Afrique car ce voulait être le sujet d’un autre article que j’avais prévu mettre en ligne aujourd’hui. Mais voilà l’occasion pour moi d’en discuter!

        J’ai eu la chance de rencontrer M. Sylvain Ratel au dernier Salon des ressources en santé mentale de l’Est de Montréal. J’en ai profité pour parcourir son livre ‘Créer des liens pour briser des chaînes’ dans lequel il expose clairement (par des textes et des photos) la situation dans cette région du monde reliée à la stigmatisation des gens atteints de troubles mentaux. On peut parler de stigmatisation ici mais, en Afrique, entre autres, on parle de S-T-I-G-M-A-T-I-S-A-T-I-O-N. Un livre dont les photos, croie-moi, donnent souvent mal au coeur, littéralement…

        Par cet article que je voulais composé, je tenais simplement à mentionner que lorsque l’on parle (ou écrit) de stigmatisation des gens souffrants de troubles mentaux dans notre coin de la planète, on ne doit jamais oublier que l’on est, positivement, à des années lumières de la stigmatisation à laquelle font face la plupart des gens ‘malades’ de régions comme l’Afrique.

        Il est important, à mon humble avis, de se battre pour notre cause, mais aussi de prendre le temps d’apprécier que l’on est tout de même bien entouré en tant que personnes souffrants de troubles mentaux (par les traitements ‘cliniques’ offerts, un certain suivi, la multitude d’organismes communautaires de ce milieu et une relative compréhension de notre situation par les membres de notre société en générale)

        Mais je sais bien que l’on doit continuer le combat et non toujours adopter la maxime: ‘Quand l’on se compare, on se console’. C’est d’ailleurs pour cette raison que je donne beaucoup de mon temps à l’organisme Reprendre Pouvoir que vous connaissez peut-être.

        Merci encore,

        Simon

        Commentaire par Simon — 19 juillet 2012 @ 15 h 37 min

        • Salut Simon et Véronique,

          Merci de me montrer à apprécié où nous en sommes actuellement, sans pour autant s’en contenter! De nombreux bons exemples à suivre ont été donnés sur ce blog, autant au niveau du Québec qu’ailleurs. Autant qu’on peut prendre exemple sur certains bons exemples comme le Royaume-Uni concernant l’emploi et les médias, croyez-vous que nous pouvons à notre tour être un exemple à suivre? Croyez-vous qu’un jour, nous pourrons avoir un impact quelconque sur les choses atroces qui surviennent aux endroits comme l’Afrique?

          Merci de m’aider à pousser ma réflexion,
          Joanie

          Commentaire par Joanie Lepage — 19 juillet 2012 @ 16 h 23 min

  21. Pour ma part, je souhaite faire connaître le comité patient-partenaire, en tant que coordonnatrice de ce dernier.

    Le comité patient partenaire (CPP) a vu le jour à l’automne 2011 pour évaluer et faire le suivi de l’implication, toujours grandissante depuis 2008, des utilisateurs de services dans les différents comités et autres activités ayant lieu au sein de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine. Comme notre organisation est résolument axée sur la nouvelle vision clinique centrée sur la pleine citoyenneté, le savoir expérientiel des usagers devait donc être reconnu et mis davantage à contribution à l’intérieur de nos murs, ce qui a abouti à une participation accrue de ces derniers à différents niveaux de planification et de mise en œuvre d’activités cliniques, de recherche et d’enseignement. Toutefois, bien que cela ait conduit à la mise en place de mécanismes de suivi, soit : rédaction d’une politique et de procédures d’application, centralisation des demandes, mécanismes de recrutement des usagers, etc., plusieurs enjeux ont été soulevés et des questionnements demeurent. Entre autres, quelles sont les retombées de la participation des usagers ? Pour eux-mêmes et pour notre établissement ? Et comment s’assurer que leur participation soit optimale? Comment intervenir pour soutenir la prise de parole publique?

    Comment intervenir de façon appropriée lorsqu’un usager prend la parole lors d’un événement public et que ses propos sont hors d’ordre? Doit-on le laisser parler aussi longtemps qu’il le souhaite, au détriment du reste de l’auditoire, ou doit-on le traiter comme n’importe qui d’autre? Comment intervenir pour aider cette personne à bien s’insérer dans la discussion et sans lui couper la parole? Voilà autant de questions auxquelles nous tentons humblement de trouver des réponses afin d’alimenter une nouvelle culture de collaboration qui soit inclusive des usagers, lesquels ne sont pas toujours habitués à prendre position ou à s’exprimer en public.

    Commentaire par Julie Bordeleau — 19 juillet 2012 @ 9 h 34 min

    • Bonjour Julie! C’est un peu de ça que je souffre. Je suis toujours à côté de la track…

      Commentaire par Bernard Saulnier — 19 juillet 2012 @ 10 h 15 min

      • Bonjour Bernard,

        Les gens te sollicitent régulièrement pour connaître ton opinion. N’est-ce pas là le signe d’un réel intérêt envers ce que tu as à dire ?

        Excellente journée à toi.

        Julie

        Commentaire par Julie Bordeleau — 19 juillet 2012 @ 11 h 55 min

  22. Bonjour à vous,

    Selon moi, l’un des plus importants outils manquants dans notre combat pour ‘déstigmatiser’ les gens souffrants de maladies mentales est le manque d’un ‘visage’ de grande envergure pour cette ‘cause’.

    Il y a quelques temps, j’ai visionné un documentaire d’ESPN intitulé ‘The Announcement’. Ce documentaire raconte l’histoire de ‘Magic’ Johnson suite à son grand dévoilement public qu’il était séropositif. Pour ceux qui connaissent moins le monde du sport, ‘Magic’ Johnson est l’un des plus grands (au sens figuré évidemment :)) joueurs de basket-ball de l’histoire. Une personne respectée par une nation entière, non seulement pour ses exploits sur le terrain mais, aussi, comme personne (à l’image de Jean Béliveau pour le Québec).

    ‘Magic’ Johnson a dû, étant donné sa maladie, se retirer du jeu et a entrepris une croisade sans précédent pour faire accepter en société les gens atteints du sida et amasser des fonds pour la recherche. Il le fait encore aujourd’hui d’ailleurs.

    Il a, à lui seul pratiquement, redonné une ‘humanité’ à ces gens. C’est aussi durant cette période, par ces sommes colossales qu’il a permis d’amasser, que les ‘vrais’ progrès dans le traitement du sida ont débuté.

    Bref, je crois qu’il manque un ‘porte parole’ de grande envergure comme lui dans notre combat, un ‘visage’ inspirant reconnaissable par tous, partout. Bref, un Wayne Gretzky, un Roger Federer, une Hilary Clinton, un Bill Gates, ou plusieurs autres qui ont atteints un succès et une notoriété sans précédents dans leur domaine respectif.

    Il y en a certainement un quelque part mais, le grand défi, pour lui et seulement lui, sera qu’il s’affiche lui-même ouvertement atteint d’un trouble mental. Bref, qu’il fasse le premier pas. Paradoxalement, étant donné toute cette stigmatisation, ce ne sera pas chose facile…

    Merci de votre lecture,

    Simon

    Commentaire par Simon — 19 juillet 2012 @ 9 h 49 min

    • Bonjour Simon,

      nous n’avons peut-être pas de célébrité ayant autant d’ampleur que  »Magic » Johnson, mais plusieurs artistes ont notamment fait leur part. L’humoriste François Massicote parle régulièrement de la santé mentale et de la bi-polarité dans ses numéros et en entrevue. Il n’a pas fait de croisade à cet effet dans tout le Québec, mais il a fait filmé par sa conjointe la vie d’une tournée au complet pour montrer comment il vit au quotidien, comment il gère ses humeurs et tout. Michel Courtemanche, humoriste et comédien très respecté parle aussi très ouvertement de sa maladie mentale dans les médias. Il parle des changements d’humeur, des achats compulsifs, des problèmes d’alcool et plus encore dans une biographie télévisée, en plus d’en parler régulièrement lorsqu’il passe en entrevue.

      J’aime croire que leurs actions ont eu, et continue, à avoir un impact positif, et que d’autres suivront l’exemple!

      Joanie Lepage
      Étudiante en ergothérapie

      Commentaire par Joanie Lepage — 19 juillet 2012 @ 10 h 37 min

      • Tu as tout à fait raison Joanie… Nous devrions encourager ces artistes à continuer de le faire. Est-ce que vous pensez qu’il serait bien de les impliquer dans un organisme comme Reprendre pouvoir?

        Où peut-on voir la vidéo de François Massicote sur sa vie au quotidien?

        Mélissa

        Commentaire par melissalalande — 19 juillet 2012 @ 10 h 40 min

        • Salut Mélissa,

          malheureusement pour la video, c’était dans un reportage que j’avais visionné à Canal Vie et je n’arrive pas à le retracé! D’ailleurs, il en est de même pour le reportage de Michel Courtemanche dont j’arrive toutefois à retrouver le lien qui annonçais l’émission:
          http://www.canalvie.com/emissions/michel-courtemanche-l-homme-qui-faisait-des-grimaces/

          Cela me fait réaliser que certaines initiatives sont absolument fantastique, mais que la manière dont elles sont utilisées limite souvent l’impact possible. Dans ces deux cas-ci, je vous parle de deux reportage à la fois drôle, émouvant et surtout véridique qui semble avoir eu un effet des plus positifs pour ceux qui l’ont vu. Malheureusement, après quelques diffusions télévisées, aucun extrait sur le web et je n’ai pas eu vent d’éventuelle sortie en DVD, c’est dommage!

          J’ai toutefois pour vous un article fort intéressant concernant François Massicotte qui montre à la fois la dureté de la santé mentale, mais qui me donne aussi de l’espoir quant au progrès que notre société a faite: http://fr.canoe.ca/divertissement/arts-scene/entrevues/2005/02/25/1749609-ca.html
          Dans cet article, l’humoriste parle de comment il a découvert sa bi-polarité, mais aussi comment sa grand-mère qui en était atteint a été sortie de force de sa maison pour subir les fameux électrochocs!

          Joanie

          Commentaire par Joanie Lepage — 19 juillet 2012 @ 14 h 46 min

      • Mentionnons aussi Michel Mpambara, qui est d’ailleurs venu donner des conférences sur sa bipolarité à HLHL récemment, et aussi Varda, qui a écrit une autobiographie intitulée « Maudite Folle », où elle parle de sa bipolarité. Je pense aussi à Stefi Shock, qui a affirmé qu’il doit apprendre à gérer son anxiété et qui vit avec un TOC si ma mémoire est bonne.

        Nous ne pourrions non plus passer sous silence Pierre Péladeau, qui a réussi a construire son empire, Québécor, malgré sa bipolarité. Bref, le Québec regorge de personnalités publiques atteints d’une maladie mentale et qui sont sortis du placard. Ils ont aidé chacun à leur façon à démystifier les maladies mentales, ne serait-ce qu’en se dévoilant seulement. Le public a donc devant lui des exemples concrets de personnes qui ont connu le succès malgré la maladie, et qui ont réussi à vivre une vie relativement « normale ». Je crois que c’est une des meilleures façons d’amener le public à reconsidérer les gens ayant une problématique de santé mentale comme des citoyens à part égale.

        De plus, quoi de mieux que de démystifier la maladie mentale par l’humour ! François Massicotte fait un excellent travail en ce sens. Cela jette un rayon de lumière sur le domaine de la maladie mentale « assombri » par des années de méconnaissance à ce sujet et permet de l’éclairer d’un regard nouveau. Le public est donc à même d’aborder ce sujet avec moins de craintes.

        Je souhaite donc que nous trouvions d’autres façons originales de démystifier la maladie mentale. Il faut stimuler la curiosité et l’intérêt des gens à en apprendre davantage dans ce domaine, car une personne informée a plus de chances de faire preuve d’ouverure d’esprit.

        Merci pour vos partages !

        Commentaire par Julie Bordeleau — 19 juillet 2012 @ 11 h 46 min

        • Merci à vous de nous apporter autant d’exemples. Toutefois, faut croire que certains d’entre eux effectuent leur divulgation de manière assez timide puisque je n’étais pas au courant pour tous…

          Pensez-vous qu’il serait intéressant d’impliquer ces personnes dans des organismes comme Reprendre Pouvoir?

          Commentaire par melissalalande — 19 juillet 2012 @ 13 h 30 min

        • Le retour au travail par l’humour

          Bonjour Julie,

          Comme toi, je préconise la démystification de la maladie mentale par l’humour. Rien de tel pour dédramatiser une situation… J’en profite donc pour vous donner deux liens vers une capsule vidéo et une image animée qui utilisent l’humour pour déstigmatiser le retour au travail d’un collègue parti en raison d’un burn-out ou d’une dépression (c’est ce qu’on sous-entend). Ils ont été créés dans le cadre de la campagne sociétale « Time to Change », dont je vous ai un peu parlé dans un autre billet. Pour ceux qui aiment l’humour « british », vous allez vous régaler!

          Pour vous mettre un peu en contexte, le premier lien renvoie à une publicité interactive parue sur le Web qui permettait aux internautes de voter pour 4 différentes options selon la question posée au début de la publicité: « Un collègue est de retour au travail : lui parler ou ne pas lui parler? » . Visionnez la et vous comprendrez tout.

          1) « It’s Time to Talk » (durée: 1 min 32 sec): http://www.youtube.com/watch?v=3dTgAGeNRpw&feature=plcp
          2) « Don’t be Afraid to Talk about Mental Health »: http://www.time-to-change.org.uk/timetotalk_pages/images/Animation%20Stage_3.gif

          Bon visionnement encore une fois et bravo aux blogueurs qui mettent tout leur coeur dans leurs commentaires!

          Dominique Michaud
          Coordonnatrice, CÉRRIS

          Commentaire par crfscerris — 19 juillet 2012 @ 13 h 30 min

          • Merci pour ces liens qui me font penser à une forme de stigmatisation dont j’étais plus ou moins consciente. Parfois, comme c’est souvent le cas avec l’arrêt puis le retour au travail suite à une dépression ( ou autre), l’entourage est au courant de la maladie mentale et demeure respectueux. Ce respect est évidemment bienvenue, mais il demeure que la crainte des gens d’aborder le sujet est flagrant. Pourtant, je suis certaine que lorsque des gens voient une collègue revenir au travail après une dépression (ou autre..), ils se posent des questions , mais n’oseront jamais les poser. Peut-être ceux qui l’ont vécu pourrait m’en dire plus, mais j’imagine facilement les regards en coin par les collègues, amis, famille, qui vous regarde en se posant les questions qu’ils n’osent pas dire tout haut. Même si ce n’est pas leur intention, c’est aussi blessant et cela peut créer une distance même s’ils continuent de dire bonjour et d’avoir des conversations en tout genre, sauf bien sûre sur la maladie mentale!

            Je dois avouer que personnellement, j’aurais une hésitation à poser la simple question: est-ce que ça va? Peut-être en partie par crainte que la personne dise non et que je me sente impuissante pour ce qui est de l’aider. Mais à bien y penser, les liens de Dominique Michaud dans le billet précédent me font penser que le simple fait de poser la question, de montrer à la personne qu’on se soucie d’elle, nous donne l’occasion d’ouvrir la porte à la discussion et de montrer notre soutient.

            Joanie Lepage
            Étudiante en ergothérapie

            Commentaire par Joanie Lepage — 19 juillet 2012 @ 14 h 19 min

          • Tu apportes un bon point Joanie. D’ailleurs, plusieurs personnes vivant avec un handicap physique m’ont souvent dit qu’ils préfèrent que les gens posent des questions plutôt que de se faire sa propre idée qui risque d’être fausse. Ne croyez-vous pas que la stigmatisation est en partie causée par cet inconfort de poser des questions?

            Commentaire par melissalalande — 19 juillet 2012 @ 14 h 23 min

      • Bonjour Mme. Lepage,

        Très heureux que vous ayez pris le temps de commenter mon article, car je souhaitais en rajouter un peu concernant ce sujet mais je n’avais plus d’espace! 300 mots maximum apparemment…🙂

        J’ai eu à couper un paragraphe de mon texte d’origine dans lequel je mentionnais que des personnalités comme Clara Hughes, Michel Mpambara et Stefie Shock (je connais assez bien leurs réalisations respectives) de Bell Cause pour la cause sont de bons ‘portes-paroles’ pour le combat contre la stigmatisation face à la maladie mentale. Je respecte d’ailleurs énormément leur implication à ce sujet.

        Cependant, un homme, une femme, qui est une grande source d’inspiration pour une société entière comme ‘porte-parole’ de toute cause, et je l’ai réalisé par ce documentaire, a un impact que l’on ne peut parfois pas imaginer.

        Bref, selon moi, ces trois individus n’ont pas l’impact que pourrait avoir certains autres à l’image d’une Margaret Tatcher pour la Grande-Bretagne ou un Nelson Mandela pour l’Afrique par exemple. Un Jean Béliveau (comme je l’ai mentionné dans mon premier texte) mais, aussi, un Pierre Péladeau de notre époque sont, selon moi, de bons exemples

        Mais c’est, je l’avoue, un excellent début.

        Merci encore de votre commentaire et n’oubliez pas, ce n’est que mon opinion🙂

        Simon

        Commentaire par Simon — 19 juillet 2012 @ 16 h 24 min

        • Bonjour Simon,
          je comprend très bien votre point. Je me permettrai d’ailleurs de faire le parallèle avec mon texte au point 23. Un peu dans le même sens ou je dis que se battre pour un nombre incroyable de causes à la fois a peut-être pour effet de compartimenter la société en fonction des causes que chacun choisi de défendre et d’écouter, une personne qui parvient à réunir une société autour d’une cause aura largement plus d’impact que plusieurs personnes qui rejoignent chacune un public plus restreint (mais un public quand même!).

          Joanie

          Commentaire par Joanie Lepage — 19 juillet 2012 @ 16 h 30 min

          • Parfaitement d’accord!

            Commentaire par Simon — 19 juillet 2012 @ 16 h 52 min

  23. J’aimerais apporter un bémol concernant la sensibilisation au sens large au Québec. Avec tout ce qui a été publié ici, je réalise qu’il y a finalement beaucoup plus d’actions qui sont menées par rapport à la stigmatisation de la maladie mentale, mais pourquoi n’en entendons pas plus parlé alors que c’est si présent?

    En voyant plus large, j’ai réalisé que les québécois mènent un nombre incroyable de combat en même temps, si bien que nous sommes débordés! Il y a tellement d’évènements, de publications, de sollicitation, de produit pour faire la promotion de causes en tout genre, qu’on ne sait plus ou donner la tête.

    Qui n’a jamais été un minimum exaspéré de se faire encore sollicité dans le métro, au coin de la rue, au centre commercial…par une cause qui vous était inconnu, ou qui vous sollicite pour la enième fois. On devient saturé et avec le temps on devient peut-être même un peu sourd à cet afflux incroyable de messages.

    Comment ressortir dans le lot pour se faire entendre?

    Joanie

    Commentaire par Joanie Lepage — 19 juillet 2012 @ 15 h 11 min

    • Wow Mme. Lepage! Tellement d’accord avec vous en ce qui concerne la saturation face à toutes ces causes, ces revendications…

      En lisant votre commentaire, j’ai immédiatement pensé au gens de GreenPeace que je croise plusieurs fois par semaine en me rendant au Métro. Je me suis arrêté pour les écouter un bon bout de temps la première fois, mais j’en suis venu à ne plus être capable d’entendre parler (ou de lire), surtout dans les média, à propos de leur organisme et leurs différentes actions dans le monde. Ils sont, en ce qui me concerne, et c’est toute la raison de ma saturation à leur endroit, un peu ‘achalant’ dans leur approche. Trop, je crois, c’est comme pas assez…

      Pourtant, je sais que leur combat, que l’on connait tous, est plus que jamais d’actualité et, surtout, un combat excessivement important.

      Tu m’amènes à réfléchir à ce sujet,

      Très bon commentaire,

      Simon

      Commentaire par Simon — 19 juillet 2012 @ 16 h 50 min

  24. Le mot de la fin

    Voilà! Le premier débat d’idées sur le Blogue-Notes du CÉRRIS est terminé. Nous sommes fiers d’avoir réussi à créer un véritable dialogue entre les étudiants, les personnes utilisatrices de services et leurs proches, et les intervenants en santé mentale.

    Au nom de toute l’équipe du CÉRRIS, merci pour votre généreuse participation et pour vos commentaires qui nous ont poussés à réfléchir sur la stigmatisation en santé mentale dans différentes sphères de notre société. Un merci tout spécial à notre équipe de blogueurs principaux qui ont relevé le défi avec brio.

    Demain midi, vous connaîtrez le noms des blogueurs-gagnants qui remporteront le iPod touch ainsi qu’une des 3 cartes-cadeaux iTunes. Leurs noms ou pseudonymes seront affichés ici-même.

    Nous vous invitons à poursuivre la discussion sur la stigmatisation en santé mentale sur notre Blogue-Notes et à entamer une réflexion pour notre prochain débat d’idées qui se tiendra du 14 au 16 août prochains sur la thématique  » La sexualité dans le rétablissement des personnes utilisatrices de services en santé mentale: est-ce possible? » Nous sommes déjà impatients de vous lire.

    À bientôt!

    Dominique Michaud
    Coordonnatrice, CÉRRIS

    Commentaire par crfscerris — 19 juillet 2012 @ 17 h 00 min


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