Blogue-Notes du CÉRRIS

12 novembre 2012

Bloguez pour un débat d’idées – Thématique 3

Filed under: Uncategorized — CÉRRIS @ 7 h 00 min

Apprendre à se rapprocher d’un proche atteint de troubles de santé mentale sans agressivité: comment faire?

Bienvenue au troisième débat d’idées organisé par le CÉRRIS!

Le but de cette activité est de réunir une douzaine d’acteurs en santé mentale regroupant des étudiants, des utilisateurs de services et leurs proches ainsi que des intervenants afin de susciter la réflexion, émettre différents points de vue et approfondir un sujet relié à la santé mentale. Voici quelques pistes de réflexion pour la thématique 3 qui peuvent aliment nos blogueurs:

  1. Comment impliquer davantage les familles et proches dans le processus de rétablissement des personnes?
  2. L’implication de la famille est-elle toujours pertinente et voulue?
  3. Les familles sont-elles considérées dans notre système de santé mentale comme des partenaires de soins?
  4. Offrons-nous assez de soutien aux familles?
  5. Comment développer nos compétences comme proches ou parents d’une personne atteinte de maladie mentale?
  6. Comment gérer les périodes de crise, l’impulsivité, l’agressivité?
  7. Connaissons-nous assez les services et organisations de soutien aux familles?

Les blogueurs partageront leurs commentaires, leurs idées et leurs réflexions sur une période de trois jours, soit du mardi 13 novembre à compter de 8h00, jusqu’au jeudi 15 novembre 2012 à 17h00.

Un billet de tirage est accordé aux blogueurs pour chaque commentaire émis,  afin de remporter l’un des trois prix en argent suivants*:

  • 1er prix: 100$
  • 2e prix: 50$
  • 3e prix: 25$

Alors, soyez bon joueur… et bloguez pour un débat d’idées!

PSST!  Commentez les interventions des blogueurs et courez la chance de remporter un prix en argent de 25$*. Bon débat!

L’équipe du CÉRRIS.

* Le tirage des prix se fera le vendredi 16 novembre à 17h00. Les gagnants seront contactés via leur adresse électronique (cachée au public lors des débats). L’annonce se fera aussi sur le Blogue-Notes.

74 commentaires »

  1. Bonjour à vous tous,

    Comment apprendre à se rapprocher sans agressivité d’une personne atteinte mentalement? C’est une question qui me paraît complexe, et à un point tel que je me demande comment un psy peut être psy et le rester. Cependant, d’emblée, ne saurions-nous pas que ceux-ci seraient supposés être suffisamment outillés pour ça? Plutôt que de suffisamment impliquer les familles, est-ce que les premiers seraient suffisamment impliqués dans la recherche exhaustive et l’intervention efficace? Si oui, par leur intermédiaire, est-ce qu’ils offriraient assez de soutien aux familles par… Au minimum, est-ce qu’ils informeraient suffisamment telle ou telle personne sur leurs incapacités d’intervenant, leur thérapeutique par conséquent, etc., avant que quelque chose de malencontreux survienne? Selon moi, c’est à ce genre de questionnement que nous devrions répondre préalablement, au risque, bien sûr, de faire les choses à moitié comme de ne rien faire qui soit fondamental et scientifiquement viable.

    Avant d’avancer dans le blogue, rappelons-nous bien de deux choses importantes. Que si on élimine les cas de personnes ayant été agressées par des psy de multiples façons (remarques désobligeantes, invectives et manipulations non nécessairement déclarées, force physique et/ou sexuelle, etc.), d’autres auraient été plus subtilement testées sans être suffisamment informées, et qu’elles se seraient tellement senties blessées par tout le système de soin et de jurisprudence qu’elles se seraient, quoi, suicidées? Rappelons-nous aussi et surtout que le métier de médecin (intervenant) est valorisé et valorisant socialement. Mais que si des choses peuvent les remettre en question, ces derniers n’étant pas eux-mêmes immunisés contre les problèmes personnels y étant reliées et, par suite, la maladie mentale, ne risqueraient-ils pas de perdre momentanément la raison? Est-ce qu’un aidant, par conséquent, spécialisé ou pas, aurait vraiment le droit par le Collège des médecins, entre autres, à une seconde chance? Est-ce qu’ici et encore d’autres questions n’exigeraient pas une réponse, au risque de tous y passer si on serait usager comme utilisateur de service?

    Pour terminer, même après être allé à une série de conférences/colloques à Louis-H. en tant que technicien en recherche sociale, j’ai toujours senti que les psy (intervenant) semblaient enfermés dans une logique morale manichéenne du bien et du mal. Par le fait aussi qu’ils pouvaient croire à des notions communément admises comme liberté, responsabilité, volonté, courage, mérite, justice… dans lesquelles ils pouvaient parfois se perdre. Est-ce que ces notions, entre autres choses, n’auraient pas été démystifiées par un biologiste des comportements comme H. Laborit il y aurait de ça pas mal de temps (1976)? Comment une relation thérapeute/patient ou client pourrait-elle être effectivement valable sans leur démystification alors que, plutôt, les choses se contenteraient simplement d’être selon cet auteur? Ici, encore d’autres questions qui me sembleraient urgentes à régler et ce, avant quelque intervention thérapeutique que ce soit.

    Commentaire par Jocelyn Beaudry — 11 novembre 2012 @ 13 h 28 min

    • Comme je peux le constater, c’est beaucoup de questions et peu de réponses simples. Je travaille comme infirmière clinicienne à Douglas et je donne aussi de la formation. Lorsque nous offrons rencontrons les infirmières des urgences générales qui doivent faire le triage d’un patient présentant des problématique de santé mentale et qui semble agressif, nous suggérons une question toute simple:
      « Suis-je en sécurité avec vous? » S’il répond non, on sort et on va chercher de l’aide. S’il dit oui alors on peut continuer l’entrevue.
      Les parents, l’entourage devrait peut être développé ce genre de distance. Ce n’est pas parce que l’on veut parler à l’autre que l’autre a nécessairement envie d’entendre ce que nous avons à dire. Chacun nous pouvons tomber dans le piège de « Je sais mieux que toi ce dont tu as besoin » ou encore « Il n’y a qu’une seule solution et c’est la mienne ».
      Il faut aussi se rappeler que les personnes souffrant de problème de santé mentale sont plus à risque d’être victime d’acte de violence que de les faire eux-mêmes et ne pas généraliser en laissant croire que les problèmes de santé mentale impliquent nécessairement un passage à l’acte violent.

      Commentaire par Liette Desjardins — 13 novembre 2012 @ 8 h 30 min

      • Bonjour,

        Si beaucoup de questions comme tu dis, ça devrait au moins nous donner des réponses simples puisqu’il y en aurait « beaucoup ». Et pour la question toute simple comme tu dis, si il y a un risque avec cette personne pour une entrevue, si elle est le moindrement paranoïaque, elle risquera de répondre non, croyant qu’on va la négliger, la mettre en contention, se faire détester pour toujours, revivre des désagréments du passé puisque plus à risque d’être victime d’actes de violence tu disais, etc. Bref, on risque d’aider jusque dans une certaine mesure ladite personne mais pas pour sa schizophrénie de type paranoïaque par exemple.

        Commentaire par Jocelyn Beaurdry — 14 novembre 2012 @ 13 h 01 min

    • Bonjour,

      Je suis une blogueuse du Douglas qui travaille sur le rétablissement. Notre blogue s’appelle « Recovery Talks ». Evidemment, on parle de rétablissement, et nous sommes trois à le faire – une travailleuse sociale, et deux personnes qui se sont rétablit des problèmes de santé mentale. Suiver le lien: http://blog.douglas.qc.ca/recovery/. Ce que je veux mentionner est que la transparence est primordial quand on parle à quelqu’un qui a un problème de santé mentale! Si vous pouvez décrire vos sentiments dans une manière transparente – et cela s’applique aux intervenant(e)s, la personne en détrèsse sera beaucoup plus à l’aise à s’ouvrir vers les personnes qui veulent l’aider. Les pensées psychotiques ont des racines et bases dans la réalité. Je recommende les travaux de Jaako Seikkula – où la famille est les thérapeutes/intervenantes sont inclus dans tous discussion concernant celui qui a besoin d’aide. Toute est faite dans la transparence, sans discussion apart!

      Commentaire par Janina Komaroff — 13 novembre 2012 @ 12 h 47 min

      • Bonjour Janina,
        Je ne connaissais pas les travaux de Jaako Seikkula, je vais explorer ça, c’est vraiment intéressant. Merci.
        J’ai observé personnellement qu’en effet, c’est primordial d’être transparent lorqu’un proche a un problème de santé mentale. C’est la seule façon de maintenir un lien de confiance.

        Commentaire par Sylvie Bouchard — 14 novembre 2012 @ 11 h 32 min

      • Rebonjour comme pour la personne ci-haut,

        Oui pour la transparence, mais il s’agirait de « transparence ». Et une personne schizo peut être tellement sensible à ce genre de chose, qu’elle pourrait la trouver étrange, penser que… et ainsi de suite pour la « problématique de la transparence ». Je ne peux être tout à fait d’accord avec ce genre de stratégie et qui serait un problème parmi tant d’autres selon moi. De toute façon, dès qu’il y aurait un problème quel qu’il soit, selon moi la problématique de la transparence serait assurément remise sur la plancher comme on dit. Bref, Jaako aurait une certaine perception de la réalité, qui ne serait pas de toute façon la tienne, la mienne et celle de n’importe qui d’autre dans un
        monde beaucoup plus complexe qu’on pourrait le penser. Désolé (toujours trop de scizo dans le monde à mon goût).

        Commentaire par Jocelyn Beaurdry — 14 novembre 2012 @ 13 h 13 min

  2. L’implication des familles est-elle toujours pertinente?

    Longtemps la famille a été oubliée mais elle est aujourd’hui une partenaire de choix. Même si elle n’a pas toujours la compétence, les connaissances d’un intervenant, il ne faut pas oublier que l’intention est bonne.

    C’est certain que souvent la famille peut se sentir épuisée, vulnérable et pas toujours à la hauteur. Mais son rôle demeure important.

    Je crois qu’avec l’aide de certains organismes ou intervenants, elle peut justement mieux jouer ce rôle là qui est à mon avis celui d’abord de dépister les signes précurseurs d’une rechute, d’informer qui de droit de l’évolution de la maladie, de soutenir le proche et d’être porteur d’espoir en manifestant à notre proche notre foi en lui et en son rétablissement.

    Josette Béchard
    Bénévole à l’APSM (Association de parents pour la santé mentale
    de Saint-Laurent-Bordeaux-Cartierville)

    Commentaire par Josette Béchard — 13 novembre 2012 @ 8 h 21 min

    • Bonjour Josette,

      Effectivement, étant au soutien psychosocial de la Société québécoise de la schizophrénie chaque jour je reçois des appels de proches et de parents de personnes atteintes de schizophrénie et les questions reviennent souvent:

      Comment amener mon proche à aller consulter ?
      Comment agir avec lui lorsqu’il est en crise ?
      Comment identifier les signes précurseurs de la rechute ?
      Comment l’inciter à suivre convenablement sa prise de médication ?

      Signe que l’entourage de la personne atteinte par la maladie mentale est démunie, à la recherche d’aide afin d’être eux-même des aidants plus compétents. Ils nous appellent à la recherche de solutions mais aussi afin de retrouver une lueur d’espoir en ce qui à trait au rétablissement de leur proche. L’implication des familles est pertinente mais ces familles doivent obtenir du soutien à leur tour.

      Commentaire par Christiane Yelle — 13 novembre 2012 @ 9 h 15 min

    • Rebonjour,

      L’intention est bonne dis-tu? La bonté faisant référence à la morale, tout en sachant que cette dernière ferait déjà problème reliée à la philosophie, ladite bonté risquerait de faire problème tôt ou tard (comme ci-haut). Si un psy pourrait ressemble à la famille, ça serait d’autant mieux il me semble (une pierre deux coups) et ça serait surtout efficace, utile, fonctionnel, etc. du genre. Tout le monde devrait mettre la main à la pâte comme on dit car, la maladie mentale au fond, ça serait bel et bien un problème de société qui devrait être redéfinie. Merci quand même pour ton intervention.

      Commentaire par Jocelyn Beaurdry — 14 novembre 2012 @ 13 h 23 min

  3. Comment développer nos compétences comme proches ou parents d’une personne atteinte de maladie mentale?Comment gérer les périodes de crise, l’impulsivité, l’agressivité?

    Je suis intervenante au soutien psychosocial de la Société québécoise de la schizophrénie. Nous avons offert le premier bloc de formation Apprendre à se rapprocher sans agressivité, à nos membres, la semaine dernière, et je peux vous confirmer que cette formation est vraiment d’une très grande utilité. Déjà après seulement 2 ½ de formation les commentaires sont vraiment très positifs. Je crois effectivement que cette formation pourra offrir aux proches de personnes atteinte de maladies mentales l’information et les outils nécessaires afin de gérer les crises mais aussi développer des compétences générales.

    Commentaire par Christiane Yelle — 13 novembre 2012 @ 8 h 56 min

    • Rebonjour,

      Je ne connais pas ladite formation en question. Mais tout ce que je sais, c’est qu’elle doit être à la fine pointe de la technologie (exhaustive entre autres) et pour ne pas faire les choes à moitié, ce qui reviendrait a ne rien faire du tout. Félicitations, mais tout en oubliant pas d’inclure les psy eux-mêmes qui auraient à coeur d’aider leur semblable.

      Commentaire par Jocelyn Beaurdry — 14 novembre 2012 @ 13 h 27 min

      • Une conférence aura lieu demain jeudi le 15 novembre afin de présenter cette formation

        http://www.hlhl.qc.ca/evenements/conference/apprendre-rapprocher.html

        Commentaire par Christiane Yelle — 14 novembre 2012 @ 14 h 39 min

        • Bonjour,
          Je viens de voir la conférence au sujet de l’approche collaborative offerte aux familles. Très intéressant et touchant aussi d’entendre le témoignage des familles. Cet outil répond vraiment à un besoin pressant des familles et j’espère que le plus de familles possibles pourront en bénéficier !
          Merci.

          Commentaire par Sylvie Bouchard — 15 novembre 2012 @ 14 h 32 min

          • On va faire notre possible pour diffuser l’existence de cette formation afin que le plus de famille possible puissent en bénéficier.

            Commentaire par Christiane Yelle — 15 novembre 2012 @ 15 h 07 min

  4. Bonjour vous tous et toutes,

    Je me présente, Sylvie Bouchard, agente de soutien aux proches et aux familles à l’Urgence de l’Hôpital Douglas (Ce projet pilote existe depuis 6 mois et est une collaboration entre l’Institut Douglas et l’organisme Ami-Quebec). Mon rôle ici est d’offrir un soutien aux familles en crise et de leur faire connaître les ressources susceptibles de leur venir en aide ainsi que de les encourager à obtenir du soutien auprès des organisations communautaires de leur secteur.

    Oui, les familles en crise ont besoin d’outils très concrets pour leur permettre d’aider le proche, à mon avis, c’est essentiel. Ces familles, souvent épuisées et à bout de souffle ont grandement besoin d’aide. Selon moi, la fatigue, l’incompréhension, le sentiment d’impuissance, et la frustration peuvent amener les familles à adopter des comportements qui seront peu aidant pour le proche à long terme. Christiane, je suis vraiment contente d’entendre parler de votre programme. Il est essentiel que des programmes, des outils (facile d’accès pour tous) soient développés et surtout que l’information que de tels programmes existent se rendent jusqu’aux familles.

    Josette, accompagnant moi-même un proche depuis plusieurs années, j’ai pu observer le pouvoir guérisseur de la foi en notre proche et en son rétablissement. L’amour que l’on porte au proche et la capacité de se remettre nous mêmes parfois en question (ce qui n’est vraiment pas toujours facile…) est aussi un élément essentiel du rétablissement et de la découverte de solutions.

    Commentaire par Sylvie Bouchard — 13 novembre 2012 @ 11 h 27 min

    • Oui… il est essentiel de faire connaître aux familles les services qui s’offrent à eux. Je constate que l’information ne passe pas encore très bien. Ici à SQS nous mettons beaucoup de temps et d’effort à l’information et à la sensibilisation de la population. Nous offrons aux familles des programmes d’éducation, des soirée ressourcement, des conférences mensuelles, des activités sociales et de répit, le soutien personnalisé, un centre de documentation, etc. et pourtant malgré tous les efforts mis en place pour faire connaître je trouve cela bien triste que cette aide précieuse soit encore si peu connue. Notre ressource comme bien d’autres peuvent venir en aide à de nombreuses familles épuisées et à bout de souffle mais encore faut-il être que l’information se rende.

      Nous avons des services de qualités reste à en faire la promotion…

      Commentaire par Christiane Yelle — 13 novembre 2012 @ 11 h 53 min

    • Je ne connaissais pas ce projet pilote du Douglas. Parlez nous en davantage! L’initiative semble fort intéressante et inspirante pour d’autres milieux et régions du Québec.

      Dans un projet de recherche sur les enjeux des services de santé mentale au Québec, le manque d’information sur les ressources destinées aux familles revient dans les trois régions à l’étude.
      Voir:http://www.hlhl.qc.ca/le-cerris/projets-de-recherche/enjeux-et-readaptation.html

      Des projets inspirants et innovateurs doivent être mieux documentés pour être répliqués et améliorés!

      Catherine Briand, chercheur CERRIS, CRFS

      Commentaire par Catherine Briand — 13 novembre 2012 @ 14 h 59 min

      • Moi non plus, même si je travaille au Douglas, j’ignorais la mise en place de ce projet. D’autres formes d’implication au niveau de la famille sont intéressantes comme la recherche de Claude Leclerc de l’UQTR. Il est maintenant à la retraite mais il présentait à l’OIIQ ses données sur un groupe de support pour les parents et entourage de la personne vivant une première psychose. Ces groupes, qui se tenaient en même temps que les groupes qui s’adressaient aux patients, expliquaient l’intervention TCC et donnaient aux membres l’occasion de choisir des sujets sur lesquels ils voulaient échanger. On retrouve sa présentation sur le site http://lespoir.ca/

        Commentaire par Liette Desjardins — 14 novembre 2012 @ 9 h 39 min

      • Bonjour Catherine et Liette,

        Merci de votre intérêt pour ce projet pilote et merci des sources de recherche que vous communiquez. C’est très enrichissant ce partage d’informations !

        Le projet pilote de soutien aux familles à l’Urgence a été mis en place afin d’offrir un soutien immédiat aux familles en détresse et de les orienter le plus rapidement possible vers des ressources de Soutien aux familles dans la communauté. Dans les dernières années, plusieurs études ont démontré non seulement la détresse des familles (dépression, anxiété, épuisement,etc…), mais aussi le fait qu’elles sont très peu informées des ressources qui existent dans la communauté; ressources qui seraient susceptible de les aider. Chez AMI-Quebec, organisme offrant du soutien aux familles (www.amiquebec.org), nous observons que les familles n’apprennent l’existence de ressources de soutien qu’après avoir vécu des situations de crise pendant de nombreuses années. L’objectif du projet est de changer cette situation et de rencontrer les familles le plus tôt possible afin qu’elles ne soient pas isolées et se sentent soutenues lors de leur accompagnement aux proches et ce, dès les premières situations de crise.

        Aussi, je suis ici à titre de pair aidant aux familles. Ce qui signifie que j’accompagne moi-même un proche. Ce vécu personnel est très aidant pour approcher les familles. L’une des raisons pour lesquelles les familles hésitent parfois à demander de l’aide, c’est qu’elles ne croient pas en avoir besoin ! Je m’explique. Au fil des années, après de nombreuses crises, les familles peuvent en venir à développer les croyances suivantes:
        – on ne peut rien faire pour améliorer la situation, c’est sans espoir…
        – ce n’est pas moi qui a des problèmes, c’est mon proche, alors pourquoi moi irai-je chercher de l’aide ?
        Un pair aidant ayant vécu le même genre de situation auquelle la famille fait face peut l’amener à voir les choses sous un angle nouveau; lorsque l’information provient d’une personne ayant vécu une expérience similaire à la leur, cela peut provoquer une ouverture de la part de la famille. Le tout est fait dans une perspective de partage, d’entraide. L’intervenant est au même niveau que la famille.
        Pair aidant aux familles, c’est un nouveau rôle dans le système de la santé (on connait un peu mieux le rôle de pair aidant aux patients). Tout comme le pair aidant aux patients; accueillir un pair aidant aux familles, ça demande une préparation, un dialogue, un respect de ce que chacun apporte d’unique à la table, ainsi qu’une flexibilité et une ouverture de la part de tous afin de pouvoir travailler ensemble dans une belle complémentarité.

        Commentaire par Sylvie Bouchard — 14 novembre 2012 @ 11 h 24 min

        • Bonjour Sylvie,

          J’occupe les mêmes fonctions que toi à la SQS et ce que j’observe c’est que les familles ne sont pas orientée vers l’aide appropriée suite à un nouveau diagnostique d’un proche. Ils veulent aider mais ils se sentent vraiment impuissants. Est-ce que les médecins, psychiatres etc… lors de l’annonce du diagnostique ou lors d’une hospitalisation suite à une crise rencontre les familles ne serait-ce qu’une seule fois pour les orienter ?

          En passant bravo pour projet pilote !

          Commentaire par Christiane Yelle — 14 novembre 2012 @ 14 h 07 min

        • Merci grandement pour ces informations supplémentaires. Je souhaite ce même type de projet à tous les établissements du Québec! Très heureuse de constater également que progressivement le savoir expérientiel fait sa place dans le réseau.

          Je reviens d’un colloque à Milan (Italie) et la même situation de manque d’informations et de ressources est vécue par les familles européennes. Les familles revendiquent là aussi des solutions qui mettent en valeurs l’entraide entre pairs, le savoir de l’expérience et les solutions hors des murs de l’hôpital.

          Dès la semaine prochaine, je ferai un compte rendu du colloque de Milan (Congrès international de l’association mondiale de réhabilitation psychosociale) sur ce même blogue et j’inviterai d’autres collègues québécois qui y étaient à partager aussi leurs trouvailles et coups de coeur…revenez visiter le blogue la semaine prochaine pour en savoir plus!

          Catherine Briand, chercheur CERRIS, CRFS

          Commentaire par Catherine Briand — 14 novembre 2012 @ 15 h 08 min

          • J’y serai c’est certain. Merci Catherine ne nous faire ce partage.

            Commentaire par Christiane Yelle — 14 novembre 2012 @ 15 h 21 min

          • Merci Catherine,
            Oui, je suis vraiment curieuse aussi d’en savoir plus au sujet du congrès de Milan.
            Ce blog est une merveilleuse initiative. Il permet non seulement de connaître les projets, les initiatives des différentes ressources, mais en plus nous avons ici le privilège d’apprendre par le biais du généreux partage des expériences vécues de tous et chacun. C’est vraiment riche.

            Commentaire par Sylvie Bouchard — 14 novembre 2012 @ 16 h 01 min

    • Alors puisqu’on parle de projet et de programme encore méconnus je me permet de présenter un service que je considère très efficace offert à tous:

      Le Projet Dépistage a pris naissance suite aux demandes des parents. En effet, lorsqu’apparaissent chez une personne des symptômes d’une maladie mentale grave, sa famille, ses proches et ses amis se culpabilisent souvent de ne pas avoir su déceler plus tôt les signes avant-coureurs de la psychose, et de ne pas avoir demandé de l’aide.

      Cette initiative a été initiée en septembre 2009 par la Société québécoise de la schizophrénie. Elle visait à développer et mettre en ligne un outil destiné au grand public, et plus particulièrement aux familles et aux enseignants, pour aider au dépistage des signes et des symptômes avant-coureurs de la schizophrénie et des psychoses connexes. Cet outil se nomme aujourd’hui le refer-O-scope. Cet outil est accessible sur le site internet de la SQS.

      Commentaire par Christiane Yelle — 14 novembre 2012 @ 10 h 43 min

      • Merci beaucoup Christiane,
        Je vais réféfer cet outil aux familles. Quelle belle initiative, cet outil !

        Commentaire par Sylvie Bouchard — 14 novembre 2012 @ 11 h 26 min

        • Pour trouver l’outil refer-O-scope de la SQS, consulter le lien suivant: http://www.schizophrenie.qc.ca/le-refer-o-scope.html

          J’ai utilisé cet outil auprès d’un parent qui s’inquiétait de son jeune adulte de 19 ans. Ça l’a aidé à mieux systématiser ces observations et à faciliter la discussion avec son médecin. À voir absolument!

          Catherine Briand

          Commentaire par Catherine Briand — 14 novembre 2012 @ 15 h 11 min

    • Rebonjour,

      Mais tout cela en faisant attention de ne pas trop culpabiliser les familles pouvant être épuisées, à bout de souffle, incomprises elles-mêmes, impuissantes par conséquent et frustrées. Quelque psy que ce soit, le plus approprié, doit aussi intervenir en suggérant des programmations, d’autres spécialistes, voire un médication, etc. de façon vigilante. Merci pour ton intervention Sylvie.

      Commentaire par Jocelyn Beaudry — 14 novembre 2012 @ 13 h 47 min

      • Un des buts de cet outil vise justement à enlever la culpabilité qui pèse sur les épaules des familles.

        Commentaire par Christiane Yelle — 14 novembre 2012 @ 14 h 10 min

  5. Bonjour à vous,

    L’agressivité, selon moi, peut être créatrice. Elle est utile dans la pratique de sports quand elle est sublimée. Il ne faudrait donc pas trop la stigmatiser.

    J’étais très agressif dans le passé. Une agressivité tournée vers les gens. Cependant, je peux aujourd’hui admettre que cette agressivité que j’avais bien en moi a été détruite, cassée, au fil de mon long séjour à l’Institut Philippe-Pinel. Je crois qu’il est normal d’être agressif quand l’on est enfermé, mais la psychiatrie ne semble pas comprendre cette réalité, probablement parce que ces médecins n’ont jamais eu à la vivre vraiment…
    Freud disait qu’en cas de danger, l’on fuit si la fuite est possible ou bien, l’on attaque. Comme la fuite m’était impossible enfermé en institution, j’attaquais.

    Dans un autre ordre d’idée, par expérience, je sais que lorsqu’un homme est peiné, troublé, il a tendance à exprimer ses sentiments par l’agressivité, c’est plus masculin. Qu’en pensez-vous?

    Merci de m’avoir lu,

    Michel

    Commentaire par Michel — 13 novembre 2012 @ 13 h 05 min

    • Je suis très touchée par ce témoignage de Michel qui nous ramène à l’être animal que nous sommes et à l’instinct de survie que nous avons. Je pense qu’en effet certains contextes de soins ne sont pas toujours adaptés au rétablissement des personnes et encore trop centrés sur la gestion du risque uniquement en se déshumanisant complètement…la transformation des services vers des services axés rétablissement tente d’amener ailleurs les structures de soins.
      Voir traduction des documents suivants: Making recovery a reality ET Implementing Recovery, A Methodology for Organisational Change.
      http://www.hlhl.qc.ca/le-cerris/courants-de-pensee-actuels/principes-du-retablissement.html

      Les familles et les aidants (ou les êtres humains en général) sont probablement préoccupées davantage par la réaction à avoir devant un geste agressif et par la peur d’être blessé, violenter, tuer même. C’est ce même instinct de survie qui crée une tension et qui peut nuire à la relation de confiance mutuelle. Lorsque la peur est remplacée par la confiance, toutes les parties (aidant et aidé) en souffrent. Je pense que des formations qui permettent de maintenir un lien de confiance entre les personnes, même dans des périodes de rechute et de moments plus difficiles, sont les bienvenues pour tous et pour les familles en particulier. Le projet de Jean-Pierre Bonin et collaborateurs, qui fera l’objet d’une conférence ce 15 novembre prochain, est dans ce sens très innovateur.
      Voir: http://www.hlhl.qc.ca/recherche/projetfamilles.html
      Aussi: http://www.hlhl.qc.ca/evenements/conference/apprendre-rapprocher.html

      Bon débat-blogue! J’ai hâte de continuer à vous lire…

      Catherine Briand, chercheur CERRIS du CRFS

      Commentaire par Catherine Briand — 13 novembre 2012 @ 14 h 51 min

    • Attention, l’agressivité en sois n’est pas le problème. Tout est dans la façon dont elle se manifeste. L’agressivité tournée vers les autres est inacceptable. Il faut apprendre à gérer cette agressivité ainsi elle peut devenir constructive. Dans le cas des personnes atteints de maladies mentales le problème se situe exactement à ce niveau: l’agressivité n’est pas gérée et sort de manière non convenable et voilà pourquoi les proches, la famille peuvent avoir beaucoup de mal à vivre cette agressivité.

      Je crois qu’il faut aussi distinguer colère et violence… On a tendance à mettre toutes ces termes dans une même définition: AGRESSIVITÉ. Mais les nuances sont importantes. La colère fait partie du répertoire fondamental de la vie émotionnelle. il est impossible de la faire disparaître. Il s’agit d’une émotion normale qui, comme toutes les émotions, est saine en elle-même. Comme les autres émotions, elle est même nécessaire aux processus adaptatifs qui permettent de conduire notre vie et nos rapports avec les autres. L’agressivité pour sa part se définit davantage comme un mode d’expression, une disposition mentale. Il s’agit d’une pulsion fondamentale, d’un état qui n’implique pas la participation d’une autre personne. Enfin, la violence est un contrôle et une recherche de pouvoir d’une personne sur une autre. La violence est un ensemble d’attitudes, de propos, de comportements visant à dévaloriser, dominer, contrôler, apeurer, blesser psychologiquement ou physiquement une autre personne.

      Réf.: Prud’homme, D. (2004) La violence à l’école n’est pas un jeu d’enfant! Pour intervenir dès le primaire. Les éditions du remue-ménage, Le regroupement provincial des maisons d’hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale.

      Commentaire par Christiane Yelle — 14 novembre 2012 @ 9 h 40 min

    • Bonjour Michel
      Mon expérience auprès des hommes en urgence est qu’il est effectivement plus facile pour eux d’être en colère et d’être dans le déni du besoin d’aide, contrairement aux femmes. Ces dernières ont plus tendance à voir en elles le problème. Je ne me souviens plus de la source exacte de cette recherche fait auprès d’étudiants et d’étudiantes du secondaire où, après un examen exigeant, les filles s’en voulaient et disaient qu’elles n’avaient pas assez étudier alors que les garçons en voulaient au prof disant que l’examen était trop difficile pour ce qu’ils avaient appris.
      Je pense que si on arrive à toucher la souffrance de ces hommes qui exprime leur souffrance dans la colère on peut la normaliser et les inviter à s’exprimer, dans une approche empathique et pleine de respect pour ce qu’ils vivent. On peut aller au delà de cet extérieur un peu abrasif et permettre un début de rétablissement. Votre expérience à Pinel est toutefois d’un autre niveau soit dans un agir très agressif où la sécurité de tous, y compris la vôtre, était en péril.
      Contente de savoir que vous allez mieux.

      Commentaire par Liette Desjardins — 14 novembre 2012 @ 10 h 00 min

    • Rebonjour,

      La vraie agressivité ne peut être sublimée selon moi, et c’est bel et bien de celle-là dont il s’agirait dans ce blogue et que l’on ne devrait pas contourner de façon vigilante, au risque du pire pour ce qui concernerait notre intégrité. Pour dire les choses autrement, seul Dieu saurait jusqu’où elle pourrait nous conduire (la perfidie?) et ce, que l’on soit un sportif ou non (entre autres, les olympiques, selon une anthropologue dans QS, ne seraient plus ce qu’ils étaient par la notion de « compétitivité »). Dans le cas contraire cependant, ne devrait-on pas parler de légitime défense? Pour ce qui concernerait l’agressivité masculine ou pour ce faible sexe diraient certaines de la gente ailée, elle serait un autre mythe urbain, au même titre que le muscle n’aurait pas de genre (masculin ou féminin)… Enfin, qu’en penseriez-vous?

      Commentaire par Jocelyn Beaudry — 14 novembre 2012 @ 14 h 09 min

    • Rebonjour,

      S’il s’agit de légitime défense, il ne peut s’agir d’agressivité selon moi. Et cette agressivité ne connaîtrait pas nécessairement de sexe, au même titre que le muscle n’aurait pas de genre (féminin ou masculin). Bien sûr, il y aurait la testostérone pouvant prouver le contraire, mais elle ne rendrait pas moins intelligent pour autant, et puisqu’elle plairait à la gente ailée qui l’utiliserait lors de certaines compétitions comme la souhaiterait chez ses amis de sexe opposé. Pour terminer, l’agressité serait capable des pires choses (manipulations, etc.), et c’est justement d’elle dont il s’agirait dans le présent blogue dans le but de la contourner de façon vigilante dans le but de sauvegarder son intégrité… Enfin, qu’en penseriez-vous Michel et les autres?

      Commentaire par Jocelyn Beaudry — 14 novembre 2012 @ 14 h 25 min

    • Bonjour Michel,

      Je te remercie de ce témoignage. En rencontrant des familles, en effet, j’ai observé qu’il est plus difficile pour les hommes d’exprimer la peine et l’impuissance qui les habite face à une situation de crise.

      Commentaire par Sylvie Bouchard — 14 novembre 2012 @ 16 h 07 min

  6. Bonjour Michel, tu apportes une belle nuance à la discussion. L’agressivité est NÉCESSAIRE dans la vie, elle donne une grande énergie pour accomplir; elle peut comme tu dis, être destructrice, mais aussi très créatrice si elle est canalisée de la bonne façon. Je suis art-thérapeute à l’Institut Douglas et je travaille en pédopsychiatrie auprès d’enfants, d’adolescents et de leur famille. Dans mon travail j’accompagne plusieurs à mieux orienter cette grande énergie qui peut faire peur non seulement à l’entourage mais à soi même aussi. Une des façons de l’apprivoiser dans mon travail est de trouver le bon geste qui lié à un médium artistique peut canaliser ce trop plein: frotter, sabler, malaxer, casser, creuser, écraser, aplatir, marteler sont des gestes qui demandent un effort physique. La répétition du geste servira à vider ce trop plein, pour avoir accès à l’émotion qui se cache derrière, souvent la peine, la peur, le découragement, la perte d’espoir. Le processus artistique accueille tant le geste destructeur qui démoli, déconstruit, défait, que le geste constructif, qui refaçonne, reconfigure, et créé à nouveau. C’est un rythme vital, comme dans la nature, les grands feux donnent naissance aux conditions idéales à la croissance et stimule la régénération des végétaux tandis que les éruptions volcaniques aussi destructrices soient elles, favorisent des terres particulièrement fertiles (http://tinyurl.com/and3r8p). Ceci dit, accompagner et soutenir est nécessaire quand l’émotion est trop forte.
    Pour en savoir plus sur le lien entre art et santé mentale ainsi que le potentiel de la création en tant que pratique qui peut faire du bien, mon blogue : http://blog.douglas.qc.ca/arts/

    Commentaire par Francine Lévesque, art thérapeute — 13 novembre 2012 @ 16 h 02 min

  7. Bonjour à tous,
    Je voulais (aussi) commenter la question du rapprochement des familles et du rétablissement. Comme mentionnée plus tôt je suis art thérapeute à l’Institut Douglas. J’utilise souvent l’activité artistique partagée comme moyen de rapprochement entre un parent et son enfant. Je reproduis souvent ce modèle d’activité artistique partagée dans ma propre famille; créer ensemble c’est en fait créer un rapprochement, créer un rapprochement c’est solidifier une relation. Une personne au prise avec des problèmes de santé mentale a besoin de rétablir des ponts avec ce qui est bon et ‘normal’, de se refaire une identité à partir de ce qui peut donner un peu de bonheur et de joie. En partageant ce genre d’activité avec la personne souffrante, un lien se crée médiatisée par ce faire ensemble ou encore ce faire côte à côte. La différence disparait pour laisser place à ce qui est commun et partagé.
    Pour des exemples et de multiples liens vers des ressources voir mon blogue: http://blog.douglas.qc.ca/arts/

    Commentaire par Francine Lévesque, art thérapeute — 13 novembre 2012 @ 16 h 18 min

    • Merci pour cet excellent commentaire qui peut nous inspirer pour toutes sortes de situations difficiles. La parole n’est pas toujours nécessaire et l’activité comme lieu de rencontre est porteur de bienfaits.

      Catherine Briand, chercheur CERRIS et ergothérapeute

      Commentaire par Catherine Briand — 15 novembre 2012 @ 3 h 06 min

    • Vraiment très intéressant Francine, merci de nous avoir partagée votre pratique. Je ne connaissait pas l’activité artistique partagée. J’adore ! Je suis vraiment favorable à ce type d’intervention. Je crois effectivement que l’intervention par l’art, la musique, les animaux ou autres formes d’interventions de ce genre peuvent vraiment apporter des aspects que les thérapies classiques n’apporterons pas. Je suis aussi zoothérapeute et je montre parfois aux familles comment utiliser leur animal domestique comme outil thérapeutique… et je vous assure que les résultats sont formidables.

      Commentaire par Christiane Yelle — 15 novembre 2012 @ 8 h 37 min

    • Bonjour Francine,
      Je suis vraiment contente de lire à propos de l’activité artistique partagée comme moyen de rapprochement. Je n’avais jamais pensé à ça. Je crée pour mon plaisir personnel, mais je n’ai jamais pensé à une activité artistique partagée comme moyen de se rapprocher de la personne souffrante. Merci !
      Je suis allée voir ton blogue, C’est vraiment inspirant et ça donne des idées.

      Commentaire par Sylvie Bouchard — 15 novembre 2012 @ 10 h 08 min

      • Merci pour vos commentaires Catherine, Christiane et Sylvie; le plaisir était pour moi car j’apprécie toujours les opportunités qui se présentent pour partager le très vaste potentiel de la création pour faire et se faire du bien.

        Commentaire par Francine Lévesque, art-thérapeute — 16 novembre 2012 @ 13 h 34 min

  8. Comment impliquer davantage les familles et proches dans le processus de rétablissement des personnes?

    Je crois qu’un des moyens, que je considère capitale et qui devrait être pris en compte au niveau de la responsabilité des membres de la famille et des proches de l’usager en processus de rétablissement est de s’informer le plus possible sur la maladie du proche. C’est à dire, de ne pas toujours compter sur le professionnel pour que celui apporte toutes les réponses aux questions. Les familles et les proches ont accès à une multitude de ressources internes (ex: SQS) et externes (internet : fondationdesmaladiesmentales.org) qui détiennent énormément de matériels en lien avec la ou les maladie de l’usager
    Le processus de rétablissement ne devrait pas uniquement être laissé entre les mains de ceux qui supervisent le dossier du patient. Rien ne sert de critiquer ceux qui ne font pas leur travail efficacement, il vaut mieux prendre cette occasion pour s’instruire sur les causes, les moyens et la recherche qui est effectué sur sa la maladie en cause.
    On dit que : «knowledge is power», le savoir est pouvoir.
    Voilà une raison pour un minimum d’implication de la part des familles et des proches pour que le rétablissement de l’usager s’opère de façon plus rapidement.

    Commentaire par Ougan — 14 novembre 2012 @ 11 h 56 min

    • Bonjour Ougan,

      Je suis d’accord avec toi sur le fait qu’il est de la responsabilité de la famille de s’informer, du moins en partie. Toutefois, je tiens juste à ajouter un petit détail. Lorsqu’on est en période de crise, qu’on vit, par conséquent un très grand stress voir même de l’anxiété, qu’on a un flot d’émotions négatives qui s’ajoute à cela…. n’importe qui perdrait un peu de sa logique, de sa capacité de réflexion et ne penserait donc pas à aller chercher de l’information. Avec l’anxiété, ne savent plus où donner de la tête et par conséquent ne trouve pas les ressources qui pourraient les aider.

      Commentaire par Christiane Yelle — 14 novembre 2012 @ 14 h 33 min

  9. 1) L’implication de la famille est-elle toujours pertinente et voulue?

    Pour avoir vécu une dépression majeure qui s’est étiré sur plus d’un an il y a environ une dizaine d’années de cela, je peux vous dire que l’implication de ma famille, principalement celle de ma mère, a été plus que pertinente pour moi dans mes moments de crise, mais aussi dans ma période de rétablissement qui a été un long processus.

    J’ai la chance d’avoir une mère très présente dans ma vie, très aimante, compréhensive, attentionnée, etc. Durant ces longs mois de dépression que j’ai eu à traverser elle a porté, pratiquement à elle seule, la responsabilité de m’aider à affronter mon désespoir et m’a permis de croire, par sa personnalité optimiste de nature, que de meilleurs jours m’attendaient. Sans elle, qui sait si j’aurais passé de mes pensées suicidaires au geste concret…

    Cependant, je ne voudrais pas minimiser le fait que des organismes communautaires en santé mentale ne peuvent pas remplacer ce soutient privilégié que j’ai eu durant cette période et jusqu’à ce jour.
    La responsabilité à porter pour un parent (ou tout autre membre de la famille), et je le réalise plus que jamais aujourd’hui, d’épauler quelqu’un avec des problèmes de santé mentale, sans prendre soin pour l’aidant(e) d’utiliser des ressources communautaires comme soutient complémentaire à l’aidé(e), peut aussi entrainer cet aidant ‘naturel’ à l’épuisement physique, mais aussi souvent psychologique.

    Bref, selon moi, la famille doit tracer certaines limites en termes d’aide qu’elle est en mesure d’offrir sinon l’aidé verra, par la force des choses, cette ‘voie de soutient’ disparaitre complètement, avec des conséquences parfois graves.

    Merci de m’avoir lu,

    Simon

    Commentaire par Simon — 14 novembre 2012 @ 13 h 37 min

    • Merci beaucoup Simon pour ton témoignage.
      C’est vraiment riche d’entendre ta perspective et c’est porteur d’espoir.

      C’est vraiment encourageant pour moi, en tant que pair aidante, d’entendre que le soutien et la présence aimante de ta mère a fait une différence dans ton rétablissement.

      Et tu as raison, l’aidant a lui aussi besoin de soutien et doit tracer certaines limites afin d’être en mesure d’aider convenablement et surtout permettre au proche de trouver en lui ou elle les solutions, les choix qui lui conviennnent. En tant qu’aidant d’un proche, on peut parfois devenir sur-impliqué et croire qu’on a toutes les solutions (comme Liette l’a déjà mentioné), c’est une erreur, et c’est envahissant, infantilisant pour le proche. Une présence aimante et compréhensive peut amener le proche à découvrir ses propres solutions, et à activer son propre potentiel de guérison.

      Commentaire par Sylvie Bouchard — 14 novembre 2012 @ 14 h 28 min

    • Merci Simon de ton témoignage. Tellement souvent j’entends des personnes mentionnées que leurs proches n’ont pas été aidants car eux aussi envahis par la situation, les émotions et pris dans l’impuissance.
      Merci à ta mère et à toutes ces mères qui ont soutenus leurs enfants dans les moments difficiles!

      Commentaire par Catherine Briand — 14 novembre 2012 @ 15 h 17 min

  10. Comment gérer les périodes de crise, l’impulsivité, l’agressivité ?

    Pour apprendre à se rapprocher sans agressivité l’une des première chose à instaurer est une distance émotionnelle. Comment voyez-vous cela ?

    Commentaire par Christiane Yelle — 14 novembre 2012 @ 14 h 47 min

    • Intéressant mais, pas facile lorsque c’est notre enfant, notre parent, notre conjoint….

      Commentaire par Catherine Briand — 14 novembre 2012 @ 15 h 18 min

      • Exactement, alors de là toute l’importance de travailler cette distance émotionnelle. En fait, lorsqu’en tant qu’intervenants nous faisons face à une crise la distance émotionnelle est là naturellement puisque nous n’avons pas ce lien familiale particulièrement chargé en émotion. C’est dans une situation où un proche est agressif que nous ne somme plus objectif et que nous devons prendre cette distance. Je reviens à la formation apprendre à se rapprocher sans agressivité: c’est l’une des première chose dont on nous parle. Cette formation est basé sur la formation OMÉGA: Apprendre à gérer les crises de violence, formation offert aux intervenants et non aux familles, voilà pourquoi elle a été adaptée pour être offert aux familles… Et la grande adaptation qu’on y a apporté c’est cette notion de distance émotionnelle.

        Commentaire par Christiane Yelle — 14 novembre 2012 @ 15 h 33 min

    • Oui, je crois qu’on met le doigt sur le plus gros défi du proche aidant.
      Comment aider sans se perdre dans la situation ? (se perdre parfois à s’en rendre malade, d’où les problèmes de dépression et d’anxiété chez beaucoup de proches aidants). En fait, je crois qu’on peut être très proche, aimant, tout en réalisant que l’on ne porte pas la vie de la personne qu’on accompagne sur ses épaules. C’est à dire qu’on est aimant, compatissant à la souffrance de l’autre, mais on ne la prend pas sur soi. On cesse d’être obsédé par le bien-être ou le mal-être de l’autre. On est concerné, aimant, on peut même faire beaucoup de choses pour aider le proche dans la mesure du possible, mais en évitant d’être engloutie, sans aucune vie et sans aucune joie pour soi-même.
      Quand Simon a parlé de sa mère, il a dit qu’elle est de nature optimiste. En fait, le proche souffrant a besoin de voir autour de lui des gens heureux, calme, en paix; le proche est très sensible à ce qui émane de ceux qui l’accompagnent. Si on devient totalement engloutie par la situation, triste et desespérée, ce n’est ni bon pour soi, ni pour la personne qu’on accompagne.

      Commentaire par Sylvie Bouchard — 14 novembre 2012 @ 15 h 52 min

  11. En passant, le CERRIS dispose d’une section sur le soutien aux familles et aux proches qui présente une gamme d’information pertinente sur le sujet et des liens Web des plus utiles. À voir!

    http://www.hlhl.qc.ca/le-cerris/interventions-innovatrices/soutien-aux-familles-et-aux-proches.html

    Commentaire par Catherine Briand — 14 novembre 2012 @ 15 h 21 min

  12. J’ai pris le temps d’écrire deux commentaires hier après-midi : un sur l’agressivité (suite au commentaire de MIchel) et l’autre sur l’art comme moyen de rapprochement. Je ne les vois nulle part. Comment se fait-il?

    Commentaire par Francine Lévesque, art thérapeute — 14 novembre 2012 @ 17 h 26 min

  13. Apprendre à s’approcher sans agressivité en santé mentale

    Un terme où la légende urbaine plane toujours entre violence et santé mentale

    Bien sûr en période symptomatique accompagnée d’une psychose, une agressivité peut se faire sentir, mais c’est davantage la peur de composer avec la maladie qui peut rendre irritable.

    L’écoute et une attitude d’ouverture permet un bon contact, car en situation crise il ne faut surtout pas se mettre en mode de confrontation, car cette attitude peut créer des tensions et de l’agressivité. La plupart des incidents-accidents en ce sens sont dû par une application des mesures de contrôle inadéquate ou par un manque d’éducation concernant les mesures de désamorçage et de règlements de conflits.

    Il faut éviter le pire en s’y prenant mieux pour s’approcher sans agressivité vers le membre de la famille ou un usager qui est fébrile et imprévisible. Il faut certainement tenir compte de la notion de danger pour la personne atteinte et l’entourage.

    Le mythe de l’utilisateur de service en santé mentale agressif et violent

    Les medias ne nous rendent pas la chose facile en donnant un portrait de l’usager en santé mentale comme étant agressif, pour ne pas dire dangereux pour tous ceux qui l’entoure. La ‘déstigmatisation’ est plus pertinente en ce sens afin de contrer ce tabou qui freine l’image de la maladie mentale dans sa globalité.

    Il y eu des cas isolés qui ont eu comme effet d’associer santé mentale et dangerosité. La réalité est tout-autre! 1% de la population atteinte de la maladie mentale est associée à la violence avec des conséquences ‘dramatiques’, alors que la majorité de la population dite « normale » est responsable du portrait réel de crimes violents.

    Bref, le rapprochement est possible! Il faut être patient car, souvent, la personne atteinte vit une certaine révolte, surtout dans les débuts de la maladie.

    Chad G.C

    Commentaire par Chad — 14 novembre 2012 @ 18 h 53 min

    • Bonjour Chad,
      Je ne pourrais être plus d’accord avec vous; c’est une minorité de personnes atteintes de maladie mentale qui sont violentes. Et ce que les journaux nous montrent, ce sont ces quelques personnes qui ont commis des actes malheureux.
      Vous semblez bien connaître la façon d’aborder une personne agressive.D’ailleurs, ces notions ne s’appliquent pas uniquement pour les personnes atteintes d’une maladie mentale, mais aussi pour monsieur-madame-tout-le-monde. Il y a une façon d’aborder une personne agressive sans la faire « pomper » davantage. Je crois que nous avons beaucoup à apprendre en ce sens.
      Merci pour votre billet si juste.

      Commentaire par Véronique Thibault, étudiante en ergothérapie — 14 novembre 2012 @ 21 h 11 min

      • Bonjour Chad,

        Je suis aussi tout à fait en accord avec vous. Et j’ajouterais que personne atteinte ou non de maladie mentale la dynamique est la même. La façon dont on se comporte où on réagit avec une personne peux rapidement faire monter le niveau d’agressivité et voir même apparaître de la violence.

        Commentaire par Christiane Yelle — 15 novembre 2012 @ 8 h 28 min

    • Bonjour Chad,

      Merci beaucoup de votre commentaire, c’est vraiment aidant pour moi vous nous rappeliez que la peur de composer avec la maladie peut rendre irritable.

      Bien que n’ayant jamais vécu une situation avec mon proche où je me sentais menacé physiquement. Il y a eu des incidents où le ton et les paroles étaient aggressives. Et, effectivement, avec le temps (beaucoup de temps, je n’ai pas compris tout de suite !), j’ai observé que seule l’écoute ou une attitude d’ouverture pouvait créer un rapprochement. Parfois, quand je sentais une réaction monter en moi, je quittais et je revenais lorsque le proche était calmé (je ne niais pas ce que moi je vivais intérieurement, mais j’évitais toute réaction aggressive en présence du proche afin de ne pas alimenter son aggressivité).

      Commentaire par Sylvie Bouchard — 15 novembre 2012 @ 9 h 57 min

  14. Juste comme ça… Petite entrevue intéressante

    http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2012/02/20120221-195827.html

    Commentaire par Christiane Yelle — 15 novembre 2012 @ 11 h 28 min

  15. Quelqu’un a assisté à la conférence ce midi présentant le programme Apprendre à se rapprocher sans agressivité?

    Quant pensez-vous ?

    Commentaire par Christiane Yelle — 15 novembre 2012 @ 14 h 13 min

    • La partie que j’ai le plus aimé, c’est lorsque les membres de famille qui ont contribué à développer une version modifiée de la formation OMEGA ont pris la parole. Leurs témoignages étaient sincères. Cette formation leur a donné des outils pour vivre au quotidien avec une personne atteinte d’une maladie mentale. J’espère que le plus de gens possible pourront assister à cette formation dans des organismes communautaires.
      Je suis également curieuse d’avoir l’avis de d’autres personnes qui ont assisté à la conférence.

      Commentaire par Véronique Thibault, étudiante en ergothérapie — 15 novembre 2012 @ 14 h 35 min

      • Il faut parler de cette formation pour en faire la promotion c’est à l’avantage des familles qui en grandement besoin. Nous avions 12 places de disponibles pour la formation de cet automne et seulement 8 personnes se sont inscrites. C’est encore trop peu connue et c’est dommage.

        Commentaire par Christiane Yelle — 15 novembre 2012 @ 14 h 41 min

    • Bonjour Christiane,
      Je reviens tout juste de la conférence (voir mon commentaire plus haut) et j’ai beaucoup apprécié !. Je sais que vous offrez la formation d’approche collaborative à la SQS, et je veux vraiment la promouvoir auprès des familles ici. Est-ce que chez vous, elle s’addresse uniquement aux familles avec un proche atteint de schizophrénie ? Est-ce que les familles doivent répondre à certains critères ? Est-ce qu’on peut référer des familles avec des proches atteints d’un autre trouble de santé mentale ?
      Sylvie

      Commentaire par Sylvie Bouchard — 15 novembre 2012 @ 14 h 40 min

    • Rebonjour,

      Je réponds à Catherine Briand ou Christianne Yelle lorsque je clique sur Réponse sous Christianne? Peu importe… Enfin, je crois.

      Oui, chère membre de la brochure « Défi schizophrénie » (?). J’étais effectivement là et j’ai beaucoup apprécié. Mais lorsque les familles vont consulter selon une ou des phases schizophréniques (agressives) inscrites dans ladite brochure, n’est-ce pas un psy qui devrait faire l’essentiel du travail? De retour dans sa famille, l’agressif ne risque-t-il pas d’y retourner si le psy n’a pas pu faire grand-chose et lorsqu’on sait que plus de 70 % des agressions sont perpétrées par la famille ou un aidant? On aurait donc pas assez discuté des soins de première lignes puisque les plus importants? Voilà ce que je reprocherais à cette conférence où il aurait pu y avoir davantage de « claquage de bretelles » et de l’ « assoyage sur ses lauriers » à l’occasion, plutôt que de la simple et bonne vieille information. Surtout, j’espère ne pas trop vous avoir paru agressif en vous disant ces genres de chose.

      Commentaire par Jocelyn Beaudry — 15 novembre 2012 @ 14 h 45 min

      • Vous avez droit à vos opinions M.Beaudry et par conséquent vous ne m’apparaissez pas agressif. Toutefois vous Toutefois, il ne s’agit ici qu’une d’une approche collaborative afin d’aider les familles à faire face à l’agressivité de leurs proches lorsqu’une telle situation se produit. Il n’y a pas de rapport ici avec les soins de premières lignes. nous parlons de relations familiales, amicales avec une personne atteinte de maladie mentale en contexte d’agressivité.

        Commentaire par Christiane Yelle — 15 novembre 2012 @ 15 h 21 min

        • Désolée pour mon dernier commentaire.. Je faisais 2 choses à la fois et je remarque que plusieurs erreurs s’y sont glissées😉

          Commentaire par Christiane Yelle — 15 novembre 2012 @ 15 h 26 min

          • D’accord Christianne, mais il y aurait aussi un peu de relation familiale et surtout plus amicale avec un psychiatre il me semble (si un psy pouvait faire ceci ou cela avant que quelque chose de malencontreux survienne comme ci-haut j’aurais mentionné?), non? Enfin, vous avez sûrement raison, veuillez m’excuser et ignorer toutes mes interventions. Bonne fin de journée.

            Commentaire par Jocelyn Beaudry — 15 novembre 2012 @ 15 h 59 min

        • Rebonjour tout le monde,

          Je viens de gagner le prix du public (25$) pour ma participation à ce blogue et je vous en remercie tout le monde. Mais pour encore ajouter à Christiane Yelle qui a gagné LE prix (100$), j’aimerais peut-être compléter en disant ce qui va suivre.

          Christiane, toujours employer la forme verbale du conditionnel (-rait entre autres), poser des questions et rapporter le 70 % de la conférence, ce ne seraient pas émettre quelque opinion que ce soit, encore moins être agressif. Aussi, s’il s’agit que d’une approche collaborative lorsque se manifesterait de l’agressivité comme tu dis, ne vaudrait-il pas mieux prévenir que guérir avant que se manifeste cette agressivité? Nous saurions tous que lorsqu’elle se manifesterait, elle risquerait d’être tout à fait dévastatrice et fort regrettable pour quiconque. Comme j’aurais déjà dit aussi, un psy se devant être aussi amical que dans le familial, n’est-ce pas lui qui serait censé quoi faire? Si la famille est mal outillée, n’aurait-il pas de toute façon le dernier mot avec ou sans OMÉGA (sa propre thérapeutque)? N’est-ce pas lui qu’on devrait informer en première ligne et à partir d’un certain vécu expérientiel mentionné dans la conférence, au risque de constamment tourner en rond? Sinon et de surcroît, ne risquerait-il pas de tout gâcher de toute façon pour la famille? Combien de fois aurait-on pu entendre qu’un psy ceci, qu’un psy cela?

          Merci infiniment de m’avoir lu Christiane et bonne fin de journée.

          Commentaire par Jocelyn Beaudry — 16 novembre 2012 @ 14 h 49 min

  16. Bonjour Sylvie,

    Le seul critère à respecter pour faire partie du groupe est d’être membre de notre de la SQS au coût de 15$ pour une année. L’adhésion peux se faire en ligne sur notre site internet ou en téléphonant directement à nos bureaux.

    Commentaire par Christiane Yelle — 15 novembre 2012 @ 15 h 04 min

  17. Le mot de la fin pour le concours.. mais continuez à bloguer!

    Voilà! Le troisième débat d’idées sur le Blogue-Notes du CÉRRIS est terminé, pour la partie relative au concours et au tirage des prix.

    Au nom de toute l’équipe du CÉRRIS, merci pour votre participation et pour vos commentaires qui ont permis une véritable discussion autour de la gestion des comportements agressif de personnes utilisatrices par leurs proches.

    Dans quelques heures, vous connaîtrez le nom des blogueurs qui se verront remettre l’un des prix de participation en argent (blogueurs principaux et membre du public). Leurs noms ou pseudonymes seront affichés ici-même.

    JE VOUS INVITE À POURSUIVRE LA DISCUSSION… Continuez d’alimenter le débat!

    En terminant, si vous avez des suggestions de thèmes, partagez-les ici avec nous!

    Dominique Michaud
    Coordonnatrice, CÉRRIS

    Commentaire par crfscerris — 16 novembre 2012 @ 9 h 33 min

  18. Bonjour à tous,
    Merci tout d’abord d’être venus àa notre présentation et pour vos bons commentaires relativement à cette présentation. Je dois dire que, bien que je savais un peu ce que les gens diraient, j’ai été vraiment étonné et ému par les témoignages des formateurs OMEGA et des membres de familles. Les premiers parce que, malgré qu’ils soient des professionnels de ce type de formation, ils ont vécu quelque chose de spécial auprès de nos membres de famille. Ces membres de familles ont été renversants de vérité, de dévoilement de soi et d’émotion. J’étais au bord des larmes sur la scène…

    Quelques compléments ou réponses à des éléments écrits plus haut:

    Salut Chad, juste pour te dire que malgré les apparences, notre projet ne prétend pas que les personnes attentes de troubles mentaux sont plus violentes que les autres. Comme tu dis, il y a des personnes très violentes et probablement plus dangereuses quant à moi, qui travaille en psychiatrie depuis 35 ans, que beaucoup de personnes atteintes de troubles mentaux. Notre projet vise surtout à aider les membres de familles qui vivent de l’agressivité à mieux gérer la situation. Il faut noter qu’une grande partie de l’approche OMEGA consiste en ce qu’ils appellent la pacification et qui pour moi, constitue tout simplement en une approche empathique de ce que vit la personne en crise ou agressive. Et ce type d’approche vise justement à améliorer les relation entre les être humains, dans quelque situation que ce soit. Ça joue un rôle important car les proches aidant sont souvent impliqués émotivement et, comme disait Suzanne, dans leurs émotions et ne sont pas prêts. à ce moment à écouter l’autre. Suzanne soulignati comment c’est elle qui a changé dans ce processus et qui a mieux géré ses émotions et mieux écouté. Je pense que cette empathie vaut pour tout le monde dans toutes les situations de la vie et permet à tous de se rapprocher.

    Michel et quelques autres plus haut parlaient du fait que l’agressivité est aussi positive. En fait, vous avez tout à fait raison et les experts en ce domaine qui font partie de notre équipe de recherche n’ont pas manqué de nous le souligner. En effet on peut et on doit avoir une certaine dose d’agressivité pour affronter la vie de chaque jour, ne serait-ce que pour se lever le matin pour aller travailler ou autre. Ce dont on parle avec OMEGA c’est plus une crise d’agressivité ou carrément de la violence. Toutefois, lorsque le sujet a été discuté avec les membres de familles, ceux-ci ont décidé de conserver le terme agressivité dans le titre car il leur semblait que les familles viendraient plus facilement à une formation sur l’agressivité, ce qui semble plus acceptable. ça permettait aussi, selon eux, de ne pas mêler les gens avec la violence que vivent que peuvent vivre des femmes ou des personnes âgées. C’est sûr que la formation pourrait les aider aussi, mais dans un premier temps, les familles voulaient, et c’était aussi le but du projet, utiliser leurs connaissances expérientielles pour enseigner leur adaptation de l’approche OMEGA. Nous avons choisi de respecter leur choix, car ce projet, dans mon esprit, leur appartient et ils ont pris les décisions qu’ils voulaient et vont continuer à le faire. J’ai bien hâte de voir la suite de cette aventure…

    Quant au rétablissement, qui est discuté plus haut, j’ai présenté à l,AQRP il y a deux semaines sur ce sujet avec Hélène Racine, qui était au Douglas jeudi en visioconférence. Pour nous, et c’est aussi ce qui est décrit dans les documents récent sur le rétablissement, cette notion interpelle les familles de deux façons: 1) les familles peuvent jouer un rôle important dans le rétablissement de leur proche et en ce sens, elles doivent être impliquées dans l’équipe de soin; 2) les familles, qui vivent souvent des difficultés de détresse psychologique, comme je disais c’est la même situation qu’il y a 20 ans, doivent elles-mêmes se rétablir. Elles sont donc au coeur de ce concept.

    Enfin, j’espère comme plusieurs d’entre vous que cette formation puisse continuer à faire son chemin comme nous l’avions imaginé au départ et tel que nos familles veulent que ça continue. Ils ont mis leur âme dans ce projet et ils ont aussi la lucidité de voir les embûches qui se profilent à l’horizon. Nous y travaillons et ferons tout ce qu’il faut pour que ça se poursuive.

    Merci à tous et bon dimanche,

    Jean-Pierre Bonin

    Commentaire par Jean-Pierre Bonin — 18 novembre 2012 @ 10 h 42 min

    • Merci M. Bonin pour ces quelques compléments d’informations et surtout merci pour cette merveilleuse initiative. C’est une formation prometteuse.

      Commentaire par Christiane Yelle — 19 novembre 2012 @ 10 h 08 min

    • Rebonjour tout le monde (ma dernière intervention?),

      Concerrnant la souffrance des familles et des schizophrènes, je me demande si certains spécialistes pourraient bel et bien la reconnaître selon ce que j’aurais lu dans la brochure « Défi schizophrénie » (vol 3, p. 4). La réponse au stress serait très personnelle pourrait-on y lire, mais tellement que tout le monde en souffrirait normalement sans désirer consulter pour autant? Dans un premier temps, si nous considérons l’idée que nous partons dans la vie tous d’un même pied d’égalité, est-ce que quelque problème que ce soit ne serait pas toujours en phase de résolution? Une fois résolu ce problème, si reviendrait du stress le concernant, n’est-ce pas à un autre niveau bien concret qu’il devrait être solutionné et auquel la personne pourrait s’attarder?

      Si quelqu’un aurait peur de quelque chien que ce soit, par exemple, ayant vécu quelque mauvaise expérience que ce soit, est-ce qu’il ne risquerait pas de faire l’addition « chien + quelque chose de négatif » qui ferait que tous les chiens [re]deviendraient dangereux? Si à « chien m’ayant mordu un soir » correspondrait la solution « chien m’ayant mordu un soir + en laisse », est-ce que « chien m’ayant mordu un soir + sans laisse » ne risquerait pas de générer quelque stress que ce soit dans notre esprit? Par suite, en quoi la première équation pourrait consister en une erreur de perception pouvant générer le moindrement un stress? Aussi, une personne que se sentirait complètement dépassée, ne pourrait rien faire pour s’en sortir selon, toujours, ladite brochure? Mais est-ce qu’on se mettrait bien encore une fois dans la peau de ceux en train de souffrir réellement, et ce, dans le but de les aider tout aussi réellement là où serait « logé » leur problème? Est-ce qu’une erreur de perception ne serait pas plutôt « un chien est en train de me courrir après, est en train de me sauter dessus, ou est en train de me mordre » comme chez les schizophrènes en plein délire? Étant donné cependant que ces derniers peuvent vivre du stress normalement comme tout le monde, comment se fait-il que la majorité du temps, de tels événements ne seraient jamais réellement vécus comme rapportés par eux?

      Comme conclusion, je crois que les Drs Ricard et Bonin auraient avantage à considérer ce que je viens de mentionner, et ce, au risque de ne pas aider réellement, d’être superficiels comme de constamment tourner en rond. D’ailleurs, je vous ferai remarquer que mes explications seraient tellement « serrées », qu’elles incluraient même les anxiétés et/ou angoisses pouvant parfois être qualifiées de peur « sans objet ». Si nous désirons autant que possible les éliminer de notre vie, il serait important de vivre le maximun de choses positives concrètes dans le but de les oublier comme de leur accorder moins d’importance. Est-ce que des événements comme les difficultés, les accidents, les maladies et la mort, entre autres choses, ne pourraient pas entacher la vie mentale des personnes s’ils seraient associés à tout ce qui ressemblerait à un terrain de jeu? Réponse : oui, assurément.

      Commentaire par Jocelyn Beaudry — 24 novembre 2012 @ 12 h 29 min

  19. Bonjour à tous! J’espère que vous profitez bien du temps des fêtes…

    Pour poursuivre notre discussion, allez découvrir le nouveau dossier portant un regard spécial sur le rôle des familles dans le soutien au rétablissement des personnes utilisatrices de services en santé mentale et sur la collaboration entre eux et les intervenants: http://www.qualaxia.org/sante-mentale-dossiers-thematiques/soutien-famille/index.php?lg=fr

    Aussi, je vous invite à consulter notre section destinée aux familles et aux proches sur notre site web, le cerrisweb.com: http://www.hlhl.qc.ca/le-cerris/interventions-innovatrices/soutien-aux-familles-et-aux-proches.html

    Joyeuses fêtes!

    Dominique Michaud, coordonnatrice du CÉRRIS

    Commentaire par crfscerris — 28 décembre 2012 @ 12 h 23 min


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