Blogue-Notes du CÉRRIS

21 mai 2013

Bloguez pour un débat d’idées – Thématique 4

Filed under: Insertion sociale, Réadaptation — CÉRRIS @ 7 h 00 min

main-verte-50pixelsL’activité significative comme moteur d’influence sur le bien-être mental: point de vue des différents acteurs du domaine de la santé mentale

Bienvenue au quatrième débat d’idées organisé par le CÉRRIS!

Le but de cette activité est de réunir une douzaine d’acteurs en santé mentale regroupant des étudiants, des utilisateurs de services et leurs proches ainsi que des intervenants afin de susciter la réflexion, émettre différents points de vue et approfondir un sujet relié à la santé mentale. Voici quelques pistes de réflexion pour la thématique 4 qui peuvent alimenter nos blogueurs:

1) Qu’est-ce qui vous motive à vous engager dans des activités qui donnent un sens et un but à votre quotidien?

2) Est-ce que le manque de motivation est un obstacle à l’engagement dans vos activités quotidiennes? Qu’en est-il lorsque vous vous engagez dans une activité significative pour vous?

3) Quotidien surchargé et activités significatives qui procurent du plaisir : comment les concilier?

4) Contrairement aux activités significatives qui procurent du plaisir, y a-t-il des activités quotidiennes qui vous semblent difficiles à supporter ou qui représentent une charge pour vous? Comment réussissez-vous à les accomplir? Dans quel état d’esprit?

5) Quelles activités vous permettent de lâcher prise, au point de vous faire perdre la notion du temps? Comment ces activités vous amènent-elles à cet état d’esprit? Comment vos activités significatives participent-elles au développement de votre identité, de votre estime de soi? Et de votre rétablissement?

Les blogueurs partageront leurs commentaires, leurs idées et leurs réflexions sur une période de trois jours, soit du 21 mai à compter de 8h00, jusqu’au jeudi 23 mai 2013 à 17h00.

Un billet de tirage est accordé aux blogueurs pour chaque commentaire émis, afin de remporter l’une des trois cartes-cadeaux électroniques des magasins ou restaurants de votre choix:

•1er prix: 100$
•2e prix: 50$
•3e prix: 25$

Alors, soyez bon joueur… et bloguez pour un débat d’idées!

PSST! Les membres du public (ne faisant pas partie de l’équipe de blogueurs)sont invités à commenter les interventions des blogueurs et de courir la chance de remporter un carte-cadeau électronique du magasin ou restaurant de votre choix, d’une valeur de 25$.

Bon débat!

* Le tirage des prix (cartes-cadeaux et compensations financières pour les personnes utilisatrices de services en santé mentale sans emploi) se fera le vendredi 24 mai à midi. Les gagnants seront contactés via leur adresse électronique (cachée au public lors des débats). L’annonce se fera aussi sur le Blogue-Notes.

81 commentaires »

  1. Bon matin à tous!

    Je vous souhaite la bienvenue au quatrième débat d’idées.

    Afin de guider vos réflexions et commentaires, voici une définition de ce qu’est l’activité significative.
    C’est une activité qui nous plait, qui correspond à nos valeurs et nos intérêts et à laquelle nous accordons une signification particulière. Les activités significatives sont différentes d’une personne à l’autre, mais ce qui est commun à tous, c’est le besoin d’exercer des activités qui donnent un sens et un but à nos journées. Elles peuvent nous aider à remplir, d’une manière plus sereine, les tâches moins agréables. Elles permettent également de libérer la tension accumulée et de refaire le plein d’énergie.
    En somme, l’activité significative contribue à notre qualité de vie, à notre bien-être et à notre santé.

    Commentaire par Carolyne Aubry — 21 mai 2013 @ 8 h 45 min

    • Merci pour cette définition éclairante Carolyne!

      Commentaire par Dominique Michaud — 21 mai 2013 @ 10 h 46 min

    • De ce que je comprend de la définition, c’est le sens que l’activité significative a dans la vie de chacun et que cela rapporte comme résultante dont la qualité de vie. Je constate alors qu’au niveau des problématiques en santé mentale, l’activité significative est une bouée pour survivre soit disant aux malaises de chacun de nos diagnostics…L’activité significative permet alors de grandir au niveau du rétablissement. En conclusion Carolyne, est-ce que c’est une bonne compréhension de votre définition sur le sujet? Est-ce que c’est ce que vous avez appris dans vos études en ergothérapie?

      Commentaire par Damielle Plafter — 21 mai 2013 @ 14 h 47 min

      • Bonjour Danielle,
        Ce que vous dites a beaucoup de sens pour moi. En ergothérapie, nous avons cette conviction que l’engagement dans des activités significatives favorise le rétablissement. Oui, j’ai appris cela dans mes études, mais ce qui a été le plus enrichissant pour moi; où l’importance de l’activité significative a pris tout son sens, ce sont mes expériences de stage. En effet, lors de mes stages en santé mentale, j’ai constaté que l’engagement dans des activités significatives était très aidant pour surmonter les étapes difficiles de la maladie et par conséquent s’accrocher à la vie de nouveau. Pour plusieurs personnes, la vie ne semblait plus faire de sens et il y avait même un sentiment d’être dépossédé en quelque sorte d’une partie de leur identité. Ainsi, s’engager dans des activités qui étaient significatives pour la personne leur a permis de reconstruire cette identité, de leur apporter un sentiment de compétences et d’estime de soi ainsi qu’un sentiment de contrôle sur leur vie.
        En espérant que cette réflexion répondra à votre questionnement. Au plaisir !

        Commentaire par Carolyne — 21 mai 2013 @ 18 h 20 min

        • Bonjour Carolyne! J’ai une question qui me semble pertinente sur le sujet et la voici: Les activités significatives sont-elles importantes dans l’accomplissement pour une personne avec une problématique en santé mentale? b) si oui, pourquoi sont-elles importantes?

          Commentaire par Damielle Plafter — 23 mai 2013 @ 10 h 57 min

  2. 5) Quelles activités vous permettent de lâcher prise, au point de vous faire perdre la notion du temps? Comment ces activités vous amènent-elles à cet état d’esprit? Comment vos activités significatives participent-elles au développement de votre identité, de votre estime de soi? Et de votre rétablissement?

    Mes activités ont tous un dénominateur commun celui d’être créatif ou expressif.

    Explorant tantôt le chant, l’écriture, la conception de bijoux en passant par la photographie et la création de toile, je ne cesse d’interpeller tout ce qu’il y a de plus vibrant en moi, mes émotions celles qui me confirment que je suis bien éveillée à tout ce qui remplit ma vie.

    Il faut être artiste direz-vous! Non il faut être avant tout désireux de laisser s’ouvrir une partie de soi sans jugement, sans critère comparatif afin de laisser s’exprimer l’unicité que nous possédons tous.

    Non seulement mes activités viennent combler un besoin d’épanouissement personnel mais le fait de faire soit un spectacle, une exposition, un vernissage ou tout simplement une activité dans une période déterminée me permettent de me fixer des objectifs stimulants qui sans aucun doute participent grandement à mon bien-être.

    Déjà au moment de la prise de décision dans le choix d’un projet, celui-ci à un impact important, celui de me projeter dans le futur (qu’il soit à court ou à moyen terme) et de me permettre de me concentrer sur un but motivant par des actions constructives plutôt que de rester en réactions face à des évènements difficiles au cours de ma vie. Ce genre de projet créatif à d’ailleurs souvent vue le jour suite à une situation de vie moins facile à gérer ce qui m’a permise de transformer mes énergies négatives en énergies positives.

    Le fait de me concentrer sur un objectif tout en respectant mes limites (cet élément très important) je me permet alors de me déposer et de me sentir. Pendant la création je prends possession de mon environnement et de mon besoin de me retrouver avec moi-même. C’est à travers ce que j’appelle ‘’ma bulle d’énergie’’ et en lien avec l’expression artistique que je réussis à baisser ou sinon à éliminer l’angoisse du aux émotions mal gérées.

    Pour moi l’expression artistique est signification de liberté et la liberté m’indique une absence d’obligations. Donc une permission à être tout simplement.
    Cette libération est le dépassement d’un état parfois troublant du à la pensée qui s’impose constamment et qui devient parfois même obsédante.

    J’accorde beaucoup d’importance à la stimulation des différents sens dans le choix de mes activités. Le fait d’en éveiller plus d’un à la fois me permettent de me connecter à ce que je suis de façon beaucoup plus profonde que lors d’activités quotidiennes et habituelles, tel que le travail etc.… c’est aussi pour moi une façon agréable et nécessaire de ‘’mettre au monde’’ un projet, un objet, mais surtout ‘’moi-même’’ J’atteint une meilleure proximité avec mes sensations, donc j’apprend à mieux me connaitre, à ‘’me voir aller’’ ce qui rend mon rétablissement constant et quotidien beaucoup plus agréable et efficace. D’autant plus que cette fierté à accomplir s’accompagne occasionnellement d’une reconnaissance qui ajoute une plus value à mon épanouissement.

    Alors rêver les yeux ouverts n’est-ce pas là une vie remplit de couleurs?

    Line Giannetti
    Tisserante de rêves
    Reprendre pouvoir

    Commentaire par Line Giannetti — 21 mai 2013 @ 8 h 51 min

    • Bonjour madame Giannetti. Je vous rejoins totalement lorsque vous mentionnez que la libération obtenue grâce aux activités significatives permet de dépasser un état troublant qui est souvent dû à notre pensée omniprésente. Je trouve intéressant que pour vous, cette libération passe par l’expression artistique. Pour moi, c’est quand je lave ma vaisselle en écoutant de la musique dans mon iPhone! Est-ce que c’est vraiment une activité significative? Ça l’est pour moi dans la mesure où je me sens bien pendant que je m’adonne à cette activité « combinée » et que j’oublie le reste. Je me surprends souvent à perdre la notion du temps et à être surprise d’avoir terminé ma vaisselle sans m’en être vraiment rendue compte. Le même effet se produit quand je conduis sur de longues distances en écoutant de la musique…

      Commentaire par Dominique Michaud — 21 mai 2013 @ 10 h 55 min

      • Bonjour Mme Michaud,
        Effectivement certaines activités tel qu’ecouter de la musique tel que vous l ‘avez mentionnee , ,prendre une marche, me relaxer dans un bain font aussi partie des actions qui me permettent de reprendre contact avec moi et de me calmer. Toute activités est bonne pour soi tant qu’on y retrouve une satisfaction et je dirais même une paix intérieur. Dans mon cas j’aime souvent etre stimulée tel que mes activites le démontre mais ce n est pas nécessaire a tous. Par contre je suis convaincu qu’un certain dépassement de soi face a nos activités nous permettent d’atteindre de nouveaux resultats dans le retablissement.

        Commentaire par Line Giannetti — 21 mai 2013 @ 15 h 15 min

    • Mon attention s’est arrêté sur le dénominateur commun à vos activités i.e. le fait qu’elles permettent la création et l’expression. J’ai eu dans les dernières années accès à plusieurs projets autour d’activités créatives pour soutenir le rétablissement et l’épanoissement personnel (projet Chant de coeur de la Société québécoise de la Schizophrénie, Les Voix oubliées dans la région de Lanaudière, projet de Cirque social, les projets issus de Espace de transition de Dre Patricia Garel , etc.)…. Il me semble que l’activité artistique créative porte en soi des ingrédients importants. Dans ma vie personnelle, la danse créative occupe d’ailleurs une place importante…

      Commentaire par Catherine Briand — 21 mai 2013 @ 14 h 05 min

      • Quelques liens URL:
        Espace de transition: http://www.chu-sainte-justine.org/Apropos/nouvelle.aspx?ID_NOUVELLES=53546
        Chant du coeur: http://www.schizophrenie.qc.ca/le-chant-du-coeur.html
        Les Impatients: http://impatients.ca/

        Commentaire par Catherine Briand — 21 mai 2013 @ 15 h 25 min

      • Bonsoir Catherine,

        Je crois avant tout qu’il est important d’oser essayer plusieurs activités quand nous nous sentons un peu mieux dans notre rétablissement qu’elles soit d’ordre artistiques ou autres. Celle-ci étant appréciées pendant la période que nous leurs accordons crée un ancrage positive important. Plus nous acquérons d’expériences positives, plus nous sommes conscient de l’impact bénéfique qu’elles ont sur nous et ce même dans les périodes plus difficiles. Autant avons nous besoins d’une routine et d’un équilibre dans ce que nous faisons, autant le fait de sortir de la routine nous permet souvent d’oublier un état que l’on nourris parfois inconsciemment.

        Commentaire par Line Giannetti — 21 mai 2013 @ 19 h 13 min

    • En lisant vos commentaires, je constate un autre dénominateur commun soit l’utilisation de la pleine conscience dans nos activités. Le pleine conscience est une sorte de méditation qui est grandement utilisée, entre autres, avec les personnes ayant une dépression. Puis, c’est, entre autres, ce que l’on enseigne aux personnes de réaliser leurs activités en pleine conscience soit en étant à l’écoute de ses sensations. Cela peut être, comme le fait Dominique, de se concentrer sur de la musique écoutée par nos oreilles. Personnellement, j’aime bien utiliser cette forme de méditation lorsque je fais une activité routinière ou qui me semble ennuyante comme faire la vaisselle ou prendre l’autobus. Donc, j’ai l’impression que de réaliser une activité en « pleine conscience » permet de la rendre davantage significative. Qu’en pensez-vous?

      Commentaire par Mélissa Lalande — 21 mai 2013 @ 17 h 17 min

      • Je suis tout à fait d’accord avec toi Mélissa! Depuis le mois de février dernier, j’ai intégré la pleine conscience dans mon quotidien. Cette pratique fait tellement de bien. En fait, lorsque je réalise cette forme de méditation, cela me permet d’être centrée dans le moment présent. J’apprends à contrôler mon esprit au lieu de le laisser me contrôler et m’envahir par mes préoccupations. C’est un moment qui nous appartient complètement. Je trouve que c’est une forme de méditation intéressante puisque nous pouvons l’intégrer dans la plupart de nos activités quotidiennes.

        Commentaire par Carolyne — 21 mai 2013 @ 18 h 41 min

    • Bonjour Madame Giannetti,

      Je dois avouer que les activités permettant l’expression et la création me rejoignent beaucoup.

      Étudiante en ergothérapie, j’étais consciente des notions relatives aux activités significatives et au bien-être. Seulement, en pratique, j’avais de la difficulté à combiner des activités me permettant de lâcher prise aux tâches quotidiennes, au boulot et aux cours. C’est pourquoi, depuis un peu plus d’un an, j’ai décidé de remédier à cette situation. Je me suis donc inscrite à des cours de dessins, puis de peinture. C’est pour moi un trois heures hebdomadaire qui me permet de laisser place à cette créativité. Comme amenait Mélissa précédemment, j’y vis une sorte de pleine conscience. Je ne vois plus le temps s’écouler et ne suis concentrée que par les couleurs et les formes se traçant par mon crayon ou mon pinceau.

      Parfois, j’ai l’impression que le quotidien se déroule dans un rythme effréné où le ici et maintenant est facilement oublié. Chacun mériterait un moment pour faire une activité significative en fonction de qui il est, mais aussi lui laissant la possibilité de découvrir ce qu’il peut être! Un prochain droit fondamental peut-être…!

      Commentaire par Carolane Tremblay — 22 mai 2013 @ 16 h 54 min

    • Bonjour Line! Toutes tes paroles m’inspirent et me font penser à de beaux moments que j’ai eu dans le passé entre autre au Centre 388 qui est voué pour les personnes psychotiques dans la ville de Québec…Dans tout ce que tu exprimes je me vois en même temps faire les activités de création où j’étais parfois stable et des fois en psychose ceci toujours au Centre 388. C’est exactement ce que tu définie, je rêvais les yeux ouverts et j’avais une vie remplit de couleurs!

      Commentaire par Damielle Plafter — 23 mai 2013 @ 11 h 04 min

  3. J’aimerais vous parler d’équilibre de vie; un facteur important qui contribue à la satisfaction de notre quotidien et par conséquent à notre santé et à notre bien-être psychologique.
    Dans la littérature, il existe plusieurs points de vue concernant la définition de l’équilibre de vie. Après avoir lu un grand nombre d’articles, j’ai trouvé une définition qui a beaucoup de sens à mes yeux. Selon Matuska et Christiansen (2008), l’équilibre de vie réfère à un patron d’activités quotidiennes qui sont satisfaisantes, diversifiées, saines, durables et surtout significatives pour un individu dans ses circonstances de vie actuelles. Il doit y avoir une sorte d’harmonie entre les différents types d’activités réalisées. Ainsi, il est possible de constater que ce concept va bien au-delà d’une simple répartition adéquate du temps entre les différents types d’activités réalisées soit le repos, les soins personnels, les activités productives (ex. : études, travail) et les loisirs (Hakansson, Dahlin-lvanoff, & Sonn, 2006).
    Par ailleurs, cet équilibre de vie peut sembler difficile à atteindre pour plusieurs d’entre nous, car tenter de concilier travail, tâches domestiques, soins fournis aux enfants et autres responsabilités peut nous amener à nous oublier à travers cette routine. Pour certains, la routine quotidienne peut même sembler devenir avec le temps une addition de nombreuses activités perçues comme nécessaires, mais sans signification particulière pour soi. Ainsi, plusieurs conséquences peuvent émerger de cette situation, soit vivre des situations de stress ou se sentir à bout de souffle.

    Vous chers blogueurs, qu’en pensez-vous?
    Comment faites-vous pour atteindre et maintenir un équilibre dans la vie quotidienne? Comment concilier quotidien surchargé et activités significatives qui nous apportent du plaisir?
    Pour vous, qu’est-ce que signifie avoir un équilibre dans la vie quotidienne?
    Contrairement aux activités significatives qui vous apportent du plaisir, y a-t-il des activités quotidiennes qui vous semblent difficiles à supporter ou qui représentent une charge pour vous? Comment réussissez-vous à les accomplir? Dans quel état d’esprit?

    En conclusion, je vous invite à prendre 10 minutes de votre temps pour faire un test fort intéressant qui mesurera votre équilibre de vie (http://minerva.stkate.edu/LBI.nsf) ou réaliser l’inventaire de vos activités quotidiennes (http://www.oeq.org/userfiles/File/Publications/Chroniques/Sens_quodidien.pdf).

    Voici les références pour les personnes intéressées.
    Hakansson, C., Dahlin-lvanoff, S., & Sonn, U. (2006). Achieving Balance In Everyday Life. Journal of Occupational Science, 13(1), 74-82.
    Matuska, K., & Christiansen, C. (2008). A proposed model of lifestyle balance. Journal of Occupational Science.15, 1, 9-19.

    Commentaire par Carolyne Aubry — 21 mai 2013 @ 8 h 54 min

  4. 4.Contrairement aux activités significatives qui procurent du plaisir, y a-t-il des activités quotidiennes qui vous semblent difficiles à supporter ou qui représentent une charge pour vous? Comment réussissez-vous à les accomplir? Dans quel état d’esprit?

    Auparavant faire le ménage et prendre soin de moi étaient une partie de plaisir, mais maintenant cela est devenu une corvée pour moi voire même une perte de plaisir.

    C’est vrai que c’est rare que cela est plaisant de faire le ménage, mais toutefois, avant, cela me libérait l’esprit…bref, je ne vivais pas dans cet état déprimant. Maintenant je retarde toujours ces activités en me disant que je n’ai pas la force de le faire. Même prendre une douche je n’aime plus cela.

    C’est plutôt ma capacité mentale qui m’empêche de faire ces activités quotidiennes. C’est très inquiétant de ressentir cette incapacité. Souvent je dois dormir pendant la journée parce que j’ai peu d’énergie ( ou une démotivation) et il m’arrive souvent que je trouve l’énergie seulement en fin de journée pour faire ce que je dois faire concernant cela. Souvent aussi je m’organise pour dormir le jour parce que je veux ménager mes énergies à cause que j’ai plusieurs activités dans la semaine. Quand j’ai des rendez-vous pendant la semaine je dois trouver un temps de repos pour être certaines que je vais réussir à passer au travers ce stress. Ce problème s’est présenté depuis que j’ai décompensé dans ma maladie de la schizophrénie.

    Malheureusement, tout cela a des conséquences sur ma qualité de vie avec moi et ceux qui m’entourent. Finalement, je m’organise toujours par faire de petites tâches à la fois et prendre un temps de répit entre les deux. C’est la seule solution que j’ai pour l’instant…et vous est-ce que vous avez des idées à me proposer?

    Danielle Plafter
    Membre Comité Entre-Pairs de la Maison L’Échelon

    Commentaire par Damielle Plafter — 21 mai 2013 @ 11 h 12 min

  5. Donner au suivant

    Depuis quelques années, j’ai décidé de m’impliquer dans le domaine de la santé mentale. Je participe a des comités (table de concertation de l’est, conseil d’administration de Vers l’équilibre, membre de reprendre pouvoir et bien d’autres)dans le but de donner un sens a ma vie.

    Pendant 25 ans, j’ai vécu ma maladie dans le plus grand silence tout en cachant mes obsessions (TOC) et ma souffrance.
    Aujourd’hui, quand je m’apprête a intervenir dans les comités, on a les yeux rivés sur moi et on attend de moi que je donne mon opinion et mes commentaires. Je deviens une personne importante au même titre que les autres professionnels présents. On veut savoir!!! Je suis moi, au grand jour, sans couverture, uniquement moi. Je deviens intéressante et appréciée. On me respecte… Inutile de vous dire comment mon estime de moi a pris son envol.

    J’ai à coeur de parler de mon vécu, de cette souffrance et de ce parcours hallucinant, en espérant aider les autres et apporter de l’espoir.

    Plus je m’implique concrètement, plus je m’élève a une meilleure santé mentale, à un mieux-être. J’ai soif de m’améliorer et de me donner la chance d’avoir une vie encore plus intéressante et plus stimulante. Pas de limite!!! Voila pourquoi je tiens tant a participer à des conférences, ateliers, débats, et cours en santé mentale.

    Pour la première fois de ma vie, je considère réussir ma vie.

    Francine Roberge

    Commentaire par Francine Roberge — 21 mai 2013 @ 11 h 43 min

    • Bonsoir Francine,

      La plus belle chose que l’on puisse s’accorder est  »L’estime de soi ». Prendre les moyens pour y arriver c’est rester dans l’action comme toi tu l’as fait en décidant de t’investir dans différents comités et regroupements. Je ne le  »vivrai » jamais assez….s’accepter et se permettre d’être est une de mes clés pour avancer dans la vie. Certainement que ce n’est pas toujours facile mais assurément réalisable. Même les activités qui demande un certain isolement comme la création….réclame quelques fois la reconnaissance et le regard des autres. Comme toi quand on te demande ton opinion lors d’un comité, moi je contribue à mon épanouissement quand quelqu’un apprécie se que j’ai créé.  »Réussir sa vie » comme tu le dis si bien, n’est-ce pas là être en accord avec soi-même, avec ses valeurs et ses actions? Par dessus tout être fière de soi!

      Commentaire par Line Giannetti — 21 mai 2013 @ 19 h 41 min

  6. En théorie, je conçois très bien l’importance des activités significatives pour le bien-être. Je peux en parler au passé, j’aimerais en parler au présent, et je m’accroche pour pouvoir en parler au présent dans un temps qui semble à venir.

    Je dis en théorie, parce qu’en pratique, depuis quelques années, même les activités plaisantes ne m’apportent plus de plaisir. Ou plutôt je devrais dire que je n’éprouve pas le bien-être auquel on pourrait s’attendre. J’ai l’air désabusée, parfois j’ai peur de ça, mais à la vue de poussins sur un lac ou d’un chien qui trottine gaiement avec ses petits yeux ronds, je ressens cette petite lumière qui me permet de m’accrocher : «ouf! ce n’est pas complètement mort, l’amour vit encore quelque part en moi».
    Parce que c’est cela aussi, c’est cela surtout, les activités significatives, c’est se relier au monde et à soi, que ce soit une activité solitaire ou une activité en groupe.

    Il y avait le sport, il y avait le chant, la lecture, le cinéma. Puis le travail a remplacé tout ça, pour toutes sortes de raisons. La productivité et la performance ont pris toute la place. Le manque de motivation se vit au quotidien, dans toute activité. Et s’il est un obstacle, il l’est davantage pour des activités « juste pour moi », parce que l’obligation est devenue le seul moteur, et même ainsi il ne tourne pas très très bien, et le travail s’en ressent forcément.

    « L’action précède la motivation », me dit souvent mon médecin. Alors j’agis, mais j’avoue que j’ai bien des difficultés à m’ouvrir vraiment pour en ressentir les bienfaits, pour être juste dans le plaisir. Je crois que le problème est là, un manque d’ouverture, parce que j’ai voulu fermé la porte aux émotions qui font mal, mais ce faisant je me suis fermée à tout. Impossible autrement. Quand on veut se protéger, l’armure on la porte ou bien on ne la porte pas.

    Mais bref, en « bonne patiente » et de peur (peur irrationnelle) de perdre les liens avec quelques personnes « soutien », j’ai aussi essayé d’autres activités, parce que j’ai pensé que ça pourrait m’aider de découvrir de nouvelles choses, surtout si celles que j’aimais auparavant ne font plus vibrer. Pour ma part, il y en a tant qui m’attirent pourtant, brièvement, sans que je trouve l’énergie ni la motivation nécessaires pour me lancer.
    Tout est forçant, mais je suis encore plus incapable de me voir dans l’inaction alors je passe beaucoup de temps à marcher ou bien dans les transports en commun, en écoutant de la musique. Mais j’essaie de ne pas rester dans ma bulle, restant ouverte aux rencontres que l’on peut faire en autobus ou dans le métro, jaser un brin avec des inconnus le temps d’un trajet, même si ce n’est jamais moi qui initie le contact. Regarder un papa discutant avec son jeune enfant, un jeune couple amoureux, être attentive parfois aux discussions des adolescents à la rentrée des classes, admirer un jeune qui lit un roman. Éprouvant ainsi une certaine réconciliation avec la vie en général, même si c’est très bref, même si un sentiment de vide suit pas longtemps après, il y a quand même cette force tranquille qui semble vouloir circuler et faire un chemin à travers mes couches d’armure. Drôles d’activités significatives, et pourtant c’est ce qui me connecte un peu mieux avec le monde.

    Par ailleurs, je continue, je continue le sport même sans jamais, vraiment jamais avoir hâte d’y aller, ni de retrouver mes coéquipiers, ni de jouer, alors que longtemps cela a été mon univers, le sport était mon activité significative par excellence, d’autant plus que, étant une personne assez solitaire, mes coéquipiers étaient mes seuls liens « humains ».
    J’ai repris les études, parce que j’aime apprendre, mais une fois encore, le souci de performance vient gâcher l’expérience et surtout, je n’ai aucune idée de ce que je veux faire plus tard bien qu’en débutant j’optais pour la zoothérapie. Je me suis enfin décidée l’hiver dernier après avoir reculé plusieurs fois et j’ai participé à un atelier de théâtre qui m’a « réveillée » un peu, du moins au début. La nouveauté, le fait de sortir totalement de ma zone de confort, aussi, ont allumé quelque temps une petite étincelle de vie. Et j’ai commencé à jouer de la guitare, en essayant des morceaux grâce à des tutoriaux sur internet, mais cela reste laborieux, je touche un peu à tout finalement mais perds vite l’intérêt ou l’énergie.

    Reste que ce sont ces « efforts », ces activités, et surtout les quelques liens avec des belles personnes vraiment très bien qui me permettent de garder un certain équilibre, de ne pas basculer complètement lors des moments plus gris foncé.
    Ah! Et aussi, j’écris. J’écris beaucoup, j’écris partout. Et pour ça, c’est plutôt sans me forcer, c’est comme un besoin vital. J’écris comme ça vient, sans plan, sans structure préméditée, états d’âme et réflexions diverses sur ce drôle de monde qu’est le nôtre. C’est peut-être en fait l’activité la plus significative de ces derniers temps, ce qui prend la place de certains comportements innapropriés caractéristiques de mes problèmes de santé mentale.

    En théorie, donc, je sais. En pratique, je garde encore une peur immense d’aimer, et donc, je me coupe un peu trop souvent de tout ce qui pourrait être enrichissant, vivant, vibrant.


    sandrine

    Commentaire par sandrine esteves — 21 mai 2013 @ 12 h 21 min

    • Bonjour Sandrine, merci de vous livrer ainsi!
      Ce que vous dites à propos de l’écriture est très intéressant. On dit que l’écriture est porteuse de cette capacité d’exutoire, de libération de l’esprit, de délivrance du quotidien ainsi que d’ouverture à la réflexion et à l’expression de soi. Chez plusieurs individus cette activité devient rapidement une arme importante contre le stress de la maladie, l’anxiété et le désespoir. Lorsque vous écrivez, sentez-vous que cette activité est libératrice pour vous? Vous permet-elle de diminuer votre souffrance intérieure?

      Commentaire par Carolyne Aubry — 22 mai 2013 @ 10 h 06 min

  7. La radio est pour moi une activité significative, la marche aussi et bien que je n’ais pas une aussi belle plume que certain,certaine j’écris c’est important. Je n’ai pas de zone de confort. Je me questionne toujours. Je me pose comme une personne en rétablissement et ce rétablissement il est a conquérir chaque jour… Je suis misanthrope c’est facile pour moi de vous écrire ici, mais en personne j’ai peur. J’ai peur du jugement de mes pairs…

    Commentaire par Bernard Saulnier — 21 mai 2013 @ 14 h 08 min

    • J’ai de la difficultée avec la routine, pourtant comme tout le monde j’en ai une. Quand je me lève le matin avec rien devant moi c’est difficile mais c’est dans ces moments là que j’écris. Je suis toujours tendus quand j’essais quelque chose de nouveau mais en général ça se passe bien. J’aime beaucoup participer le matin au groupe l’expérience du rétablissement du groupe reprendre pouvoir et parfois je me sent libre…

      http://editions-hache.com/

      Commentaire par Bernard Saulnier — 23 mai 2013 @ 9 h 53 min

  8. Salutations chaleureuses à vous TOUS!

    D’entrée de jeu, je désire préciser mon statut car je crois que plusieurs activités signifiantes proviennent de cet aspect majeur influençant ma trajectoire de vie.

    Ainsi, mon rôle de proche aidante auprès des miens a coloré la majeure partie de mon existence et j’ai développé des intérêts particuliers liés à mes besoins d’identité.

    De plus, j’ajouterai quelques éléments contextuels afin de favoriser la compréhension de l’interpellation de mes choix d’activités. Ainsi, dès ma naissance, ma vie s’est déroulée dans un univers où l’absence de soutien formel auprès de ma mère laissa une empreinte profonde dans ma vision sociétale et mes comportements sociaux. Pendant 19 ans, j’ai accompagné ma mère constamment en psychose. Quelques temps après son décès, ayant eu lieu dans un institut psychiatrique, je me suis mariée avec une personne présentant également des problèmes de santé apparentés à la schizophrénie. À notre actif : 30 ans de vie commune et parents de 4 enfants. Au fil du temps, je suis devenue accompagnatrice de mon conjoint car la transformation sociale, qui évolue à un rythme certain, ne correspond pas encore tout à fait à la réalité d’un tel système familial dont un parent se trouve aux prises avec un problème de santé mentale.

    J’abrège donc ce topo personnel afin de vous expliciter le genre d’activités signifiantes qui interpelle mon intérêt, mes passions.
    Ayant connu la pauvreté, la réalité entourant le statut d’assistée sociale et la fréquentation des banques alimentaires pendant de nombreuses années, j’ai été happée de plein fouet par la stigmatisation. Ainsi, le « statut de dépendance » jugé par plusieurs de mes concitoyens a suscité, en mon fort intérieur, un grand besoin d’informer cette même communauté. Vivant avec cette profonde écorchure sur le cœur et « l’estime de moi au plancher », j’ai découvert un certain apaisement par l’entremise de l’engagement communautaire. À ce jour, je n’ai cessé d’être passionnée par la transmission du savoir et l’Éducation populaire!

    Depuis cette étape mémorable de mon cheminement citoyen, je ne cesse de rédiger ou d’énoncer publiquement mon savoir expérientiel afin de participer au « mieux-être collectif » et de contrer la stigmatisation. Je suis consciente que ces activités signifiantes personnellement se déploient parfois à travers un emploi pour certains de mes concitoyens. Bienheureux soient-ils! Pour ma part, je suis devenue une post-aidante recherchant un emploi qui serait cohérent avec mes compétences et mes intérêts. Alors, dans cet état de « chercheuse d’emploi », je me ressource à l’aune de ma passion pour le transfert des connaissances.

    Ainsi, quand je suis concentrée dans l’écriture d’un sujet pour lequel je possède une expertise, je ne vois plus tourner les aiguilles sur l’horloge! Parfois, j’oublie même de me nourrir car, à l’instar d’une violoniste interprétant l’Hymne à la joie, cette activité signifiante fait vibrer toutes les cordes sensibles de mon être. Je suis tout simplement si comblée que je voudrais prolonger éternellement ce moment envoûtant.

    Puis, la réalité du quotidien cogne à la porte de ce « si signifiant royaume composé de mots» dans lequel je m’étais évadée afin d’EXISTER AUTREMENT que par mon rôle répondant aux incessantes demandes hétéroclites du jour.

    Ces moments magiques, au creux desquels j’ose exprimer une part de moi, favorisent un certain équilibre mental. Je deviens plus confiante, plus conciliante, plus… moi. Ainsi, malgré cette apparence de « non-citoyenneté », car non conforme à la vision normative socialement reconnue, je peux relever fièrement la tête. La culpabilité s’évapore. Je suis.

    Par ailleurs, quand le temps me bouscule et m’empêche de réaliser ces escapades furtives au creux de mes passions (être conférencière, participation citoyenne autour d’enjeux politiques et sociaux, participation à une tribune radiophonique ou télé, rédaction de chroniques ou d’éditoriaux …), je dois interpeller mon imaginaire afin d’être en mesure d’accomplir certaines tâches moins intéressantes. Alors, au fil de l’exécution de ces tâches, je visualise ces moments de grâce qui se matérialiseront incessamment.
    Doucement, la vie semble s’alimenter de cet équilibre qui s’installe entre les besoins holistiques de ma nature et ceux de mon environnement.

    D’autre part, au cours de certains moments particuliers de ma vie où aucun instant de liberté, voué à l’accomplissement de mes activités signifiantes, ne soit possible, je m’organise pour activer une passion innée chez-moi : la lecture. Bien que cette lecture soit parfois brève, de simples mots « feront toute la différence » dans l’attitude avec laquelle j’assumerai les débordements du quotidien.

    En conclusion et en guise de récapitulation, je vous partage ma recette personnelle, composée de différents ingrédients à saveur d’activités signifiantes. L’odeur des épices, rehaussant mon identité tout en favorisant l’estime personnelle, propagera une meilleure connaissance liée à « mon rétablissement en mode continuum »…

    1. Partage de mes connaissances (savoir expérientiel, théorique)
    2. Écriture, prise de parole
    3. Participation aux débats d’idées sociopolitiques
    4. Partage d’idées lors de forum, rencontres, colloques, ateliers…
    5. Transmission du savoir par l’Éducation populaire
    6. Être en apprentissage constant sur mes sujets favoris (politique, sociologie, santé mentale, anthropologie)
    7. Lecture, lecture, lecture
    8. Savourer le tout avec une profonde satisfaction!

    Au plaisir de vous lire!

    Marie Toutant

    Commentaire par Marie Toutant — 21 mai 2013 @ 14 h 27 min

    • Moi également, l’écriture est toujours dans ma balise pour la guérison et une prise de conscience sur ma maladie…Elle est devenue aussi par mes pairs un sujet comme étant un fil conducteur afin que mon rétablissement se vit dans l’agrément. Mais dites-moi, est-ce que vous écrivez un livre ou c’est plutôt un journal? Et lorsque vous dites que vous faites des partages au niveau de vos connaissances, c’est-à-dire votre savoir expérientiel, c’est dans quel contexte?

      Commentaire par Damielle Plafter — 21 mai 2013 @ 15 h 08 min

      • Bonjour Danielle,
        Je te remercie pour tes questions à propos de ma démarche d’empowerment citoyenne.

        En fait, depuis plusieurs années, je rédige des articles dont le sujet est parfois « commandé » par une instance communautaire ou autre mais le plus souvent c’est l’interpellation d’un fait ou d’une situation injustes qui « aiguise » mon crayon;)

        J’ai déjà collaboré à l’écriture d’un ouvrage que j’ai intitulé: « Au-delà des troubles mentaux, la vie familiale. Regard sur la parentalité » paru aux Éditons du CHU de Sainte-Justine en 2006. À cet effet, l’initiative de la rédaction de ce bouquin provient de mon savoir expérientiel. Le Comité de la Santé Mentale du Québec avait donc accepté mon projet d’investiguer dans le milieu de la recherche et du réseau pour connaitre mieux le contexte de vie des familles dont un parent est aux prises avec un problème de santé mentale.
        Cette fois, on avait réellement reconnu ma participation citoyenne! Cette considération fortifia grandement ma santé mentale.

        Depuis ce temps, je suis devenue une AUTODIDACTE en ce qui a trait au transfert de mes connaissances. J’offre des conférences dans différents milieux depuis 15 ans. Je M’APPROPRIE une place, un rôle citoyen. Ainsi, je suis invitée depuis l’an 2000 par l’université Laval (Québec) ainsi que par l’université de Montréal. J’adore ces moments où je TRANSFERT mon EXPERTISE.
        Ainsi, de statut de « BS » où on est vue comme « non-citoyenne », on devient une LUMIÈRE apportant un autre regard sur notre société.
        Les étudiants adorent ce genre de prestation.
        Ainsi, je me suis tout doucement familiarisée avec la prise de parole en public. Je me suis reconnue des compétences en la matière. J’ai repris CONFIANCE en mon potentiel. Bien sûr, ce cheminement « en solo » demeure parfois difficile mais je souhaite vraiment continuer à occuper cette fonction d »Enseignante en Éducation Populaire » pour laquelle je me suis forgée une satisfaisante réputation;)

        Voilà, parfois il faut aller au-delà des sentiers battus et oser ÊTRE.

        Vive les activités signifiantes!

        Commentaire par Marie Toutant — 21 mai 2013 @ 17 h 57 min

        • Votre commentaire renforce la croyance que nous avons, les ergothérapeutes, que les activités définissent la personne. Une de ces activités qui occupent beaucoup de place dans nos vies est le travail ou toute autre activité productive (bénévolat par exemple). Souvent, c’est par le travail que la personne s’accomplit, a le sentiment d’être utile et c’est aussi ce qui structure notre horaire. Par exemple, une personne qui travaille doit se lever, se laver, se préparer à manger, etc. choses qu’une personne qui ne travaille pas est beaucoup moins motivée à faire.

          Commentaire par Mélissa Lalande — 21 mai 2013 @ 19 h 15 min

    • Merci Marie! Je reconnais ton engagement social et ta passion pour cet engagement social pour toi et pour les autres. Je me reconnais dans cette passion qui nous amène à vouloir changer le monde. Nos actions sont le reflet de notre identité et de nos valeurs. Bravo pour cette détermination et ce témoignage!

      Commentaire par Catherine Briand — 21 mai 2013 @ 15 h 21 min

      • Bonjour Catherine!

        Tu sais, cet engagement social représente un élément vital dans la quête de mon IDENTITÉ.
        Sans mon passage actif dans le milieu communautaire en tant que SUJET qui reconstruit son estime personnelle en S’APPROPRIANT SON POUVOIR, je ne serais que l’ombre de moi-même…

        Comme tu le constates, TOUTE ma vie a finalement été vouée à l’accompagnement actif de mes proches. De mon enfance à aujourd’hui. Sans aucune rétribution pour ce TRAVAIL de soutien et d’accompagnement, j’ai démontré l’importance qu’occupe mes valeurs humanistes dans ma perspective citoyenne et familiale.

        Il faut posséder un enracinement profondément ancré dans le sol de la spiritualité, en ce qui me concerne, afin de poursuivre sa route en étant perçue comme une « profiteuse, paresseuse,… » alors qu’on occupe un rôle extrêmement important pour la cohésion sociale! Malgré ces préjugés qui tuent à « p’tit feu » psychologiquement, JE N’AI JAMAIS ABANDONNÉ mes VALEURS et par extension LES MIENS.

        Dans un contexte de pauvreté, de jugement et d’absence de soutien formel pour la personne aux prises avec un problème de santé mentale (conjoint), il devient très difficile de protéger sa santé mentale. En plus de n’être pas RECONNUE en tant que travailleuse, je devais aller « quêter » dans les banques alimentaires où on me jugeait ouvertement. Pourtant, j’endossais simplement mes responsabilités de « pourvoyeuse » pour subvenir aux besoins des miens, de mes 4 enfants et de mon conjoint délaissé par le « système formel » qui se reposait sur mes épaules. À cet effet, une infirmière m’a déjà avoué que cette pratique prenait forme dans le réseau étant donné qu’on doit OPTIMISER les services…

        Je sais que je ne parle pas directement d’activités signifiantes dans ce message mais je dois parfois dénoncer le traitement que subissent tout comme moi certaines personnes qui sont devenues, par obligation, des otages de notre système… Je m’explique. Lorsqu’on décide de couper certains budgets qui aident à l’insertion sociale des personnes présentant un problème de santé mentale et que ces gens ne peuvent accéder à des milieux d’hébergement ou d’emplois et/ou d’activités signifiantes, 70% d’entre eux se retrouvent dans leur famille. Ainsi, on pourrait énoncer que l’État confie, à plusieurs proches, un rôle de soutien ou d’accompagnement dont il possède pourtant la responsabilité publique. Personnellement, je ne me suis pas cachée la tête dans le sable devant mes responsabilités familiales et citoyennes. Je suis demeurée au « poste » auprès de mes enfants et j’ai accompagné mon conjoint pendant 30 ans. Malgré les obstacles liés à l’organisation sociale, JE NE REGRETTE pas ma décision. Au contraire, je suis fière de mon choix démontrant mon RESPECT envers l’Autre, l’Être Humain qui partage mon environnement.

        Toutefois, je n’accepterai jamais que mes pairs, les proches, leurs enfants ou les personnes présentant un problème de santé psychique soient indignement traités! Je possède ce « Savoir qu’on dit expérientiel » découlant de ma condition de « BS » qui m’a obligé de « quêter » et de connaitre l’HUMILIATION. Faire la file à toutes les semaines dans les banques alimentaires, être jugée tout en s’engageant dans mille et un conseils d’administration, pour qu’on progresse socialement et politiquement, exige une force physique et mentale à toute épreuve jouxtée d’un désir profond de justice sociale.
        Je désire donc SALUER TOUS les ACTEURS qui partagent leur SAVOIR FAIRE et leur SAVOIR ÊTRE!

        Afin d’abréger mon message, j’ajouterais que SANS la RECONNAISSANCE monétaire adéquate de notre PARTICIPATION CITOYENNE (de tout ordre), il devient immensément difficile de poursuivre sa Route et garder l’ESPOIR de l’imminence d’une communauté INCLUSIVE!

        Alors qu’on (réseau formel) me proposait de PLACER mon conjoint et mes 4 ENFANTS pour « penser à mon bien-être (!!!!), j’ai plutôt opté de suivre ma PETITE VOIX INTÉRIEURE et je me suis tenue SEULE mais… DEBOUT!

        Voilà! On comprendra donc que le besoin immense de SE DIRE, de TROUVER SON IDENTITÉ PROPRE au sein de la Cité devient essentiel pour se savoir CITOYENNE et DIGNE. En se permettant de PARTAGER son savoir holistique on retrouve ainsi un…. SENS À SA VIE.

        MERCI de partager vos regards, vos commentaires, vos opinions!
        Au plaisir de vous lire encore et encore;)

        Commentaire par Marie Toutant — 21 mai 2013 @ 17 h 02 min

        • Bonjour Marie, ça fait une couple de fois que j’entend ton histoire. J’aimerais beaucoup t’entendre sur l’acceptation et l’indignation. Merci!

          Commentaire par Bernard Saulnier — 21 mai 2013 @ 17 h 23 min

        • La notion de valeur me rejoint beaucoup. Travaillant comme ergothérapeute avec des personnes souffrant de dépression, nous avons souvent comme objectif la reprise de leurs activités que ce soit de se faire à manger, de faire le ménage, de faire des loisirs, de travailler, etc. Puis, souvent, je m’aperçois que la motivation est beaucoup plus présente lorsqu’il s’agit d’une activité qui rejoint leurs valeurs. Mais, cela prend du temps, dans le processus thérapeutique avant d’identifier cette ou ces activités en lien avec les valeurs de la personne.

          Commentaire par Mélissa Lalande — 21 mai 2013 @ 17 h 49 min

        • Salut Bernard!
          Je crois que ta demande en ce qui concerne ma position quant à « l’acceptation et l’indignation » pourrait très bien correspondre à un prochain thème qui pourrait être présenté sur ce blog…
          Qu’en penses-tu?

          En bref, je crois que que ces positions sont différentes mais tout aussi importantes l’une que l’autre dans une démarche d’empowerment et de rétablissement.

          Rendez-vous à un prochain débat du CERRIS!

          Merci pour ta question;)
          A+

          Commentaire par Marie Toutant — 21 mai 2013 @ 20 h 10 min

  9. Vos réponses semblent si parfaites, mon étât d’esprit lors de certaines activitées est pénible. Je viens de relire les questions du débat et ici on semble avoir affaire à des gens qui ont des réponses… Aidez-moi, je suis ce qu’on peux considéré très actif mais j’ai toujours un malaise que je situe dans le stigma sans vous parler de mon auto-dénigrement. Vous allez me dire tu mélange les pommes et les oranges mais les activitées où je m’engage font en sorte que je parle souvent de mon univers malade, le stigma arrive souvent quand je me dévoile quand je parle de ma schizophrénie paranoïde. J’essais de palier à ça en écrivant pourtant c’est toujours le même monde, le monde de la souffrance le monde des normaux versus les anormaux bien que la norme soit discutable… Aujourd’hui ce qui serait normal pour moi ce serait de faire le ménage plutôt que de vous écrire mais j’y arrive pas comme d’autre je me bat et j’oublie souvent ce qui me fait le plus plaisir… Le philosophe disait connait toi toi même mais j’en ai assez de moi…

    Commentaire par Bernard Saulnier — 21 mai 2013 @ 14 h 37 min

    • Quand je te lis, je ressens tellement la souffrance…surtout quand tu dis mon état d’esprit lors de certaines activités est pénible. Je me pose la question: c’est quoi qui est pénible et est-ce que tu as des trucs pour t’aider à surmonter tout cela? Juste pour te dire qu’il m’est arrivé souvent lorsque je prenais le métro d’avoir la sensation d’être attirer vers les rails du train et cela était très pénible…finalement, aujourd’hui je réussi à ce que cela se passe mieux maintenant. J’ai des trucs pour surmonter ces moments. Et toi, c’est quoi tes trucs?

      Commentaire par Damielle Plafter — 21 mai 2013 @ 15 h 00 min

  10. ÉQUIPE PATIENT-PARTENAIRE À LA RECHERCHE
    Selon Chad Chouinard une réalisation au rétablissement

    Pour ma part, c’est une expérience unique de formation et de collaboration à travers une expérience de rétablissement qui réduit la stigmatisation chez les utilisateurs de services.
    Avoir participé à un projet de recherche avec une démarche de réalisation concrète m’a permis de me sentir davantage impliqué et utile dans l’amélioration des soins et services en santé mentale. Travailler avec des professionnels m’a beaucoup aider à croire en mes possibilités et je me suis sentis bien intégré et respecté. J’ai beaucoup appris des professionnels, car ils m’ont transmis des connaissances essentielles sur la façon de faire un travail de recherche avec les critères de compétences et des indicateurs de recherche spécifiques dans une approche universitaire et spécialisée en la matière. De plus, partager cette expérience avec une personne qui a une problématique comme moi, mais qui a plus d’expérience en matière de recherche est sécurisant et très aidant lors de mettre sur papier une expérience rempli d’émotions et de nouveauté en terme de savoir expérientiel. Ce fut un apprentissage de qualité qui m’a permis d’apprendre à travailler dans une démarche structurée et rigoureuse.

    Mon implication dans le projet ¨Citizen Project¨, m’a donné l’opportunité d’élargir mes horizons en matière de participation citoyenne et de déstigmatisation en santé mentale.
    J’ai pu dépasser mes limites et les respecter à la fois. Un projet qui passe par un voyage d’observation et de participation m’a donné la chance de prendre part à un projet et de travailler en équipe dans des conditions innovatrices de partage des connaissances entre patients-partenaires et professionnels très féconde en termes d’entraide et d’apprentissage effectuée sur le terrain. J’espère que ce projet soit réalisé et d’avoir une place dans sa mise en œuvre éventuelle. La formule patient-partenaire est un processus de développement personnel, professionnel et social. Bref, c’est une expérience qui nous permet de VOIR, DÉCIDER ET AGIR.

    Commentaire par chadgc — 21 mai 2013 @ 17 h 24 min

  11. Tout à l’heure j’ai écris que j’étais misanthrope j’en ai mis un peu trop. Ce qui me motive pour m’engager dans une activité c’est la solitude, cette solitude maladive vécu même en présence des autres, l’espoir aussi, l’espoir de me rétablir même si parfois je rechute dans la peur et le sentiment d’opression. Mes activitées me permettent d’exprimer ces difficultées et de vivre après cette expression des journées fructueuses. Ce matin je me suis levé avec le désir de rester isolée pourtant j’avais une activitée de planifié. J’y suis allé et j’ai pas vu la journée passée, en vieillissant mes valeurs ne sont plus celle de la performance et du rendement. J’y vais plus avec l’idée d’aider de donner un coup de main, une participation avec mes pairs souffrant pour essayer d’alléger le quotidien.

    Commentaire par Bernard Saulnier — 21 mai 2013 @ 18 h 07 min

    • Si je comprends bien Bernard, un certain manque de motivation lié à une angoisse en présence d’autrui vous empêche de vous adonner à certaines activités significatives de l’ordre du social, est-ce bien cela? Pourtant, vous semblez vous-même en retirez des « bénéfices » lorsque vous mentionnez que vous ne voyez pas la journée passée lorsque vous vous y adonnez. Je perçois une forme de lâcher-prise qui justement permet d’alléger le quotidien. Vous en pensez quoi?

      Je me permets de reprendre les mots d’une charmante personne en processus de rétablissement qui m’a rappelée aujourd’hui que c’est dans l’action qu’on parvient à se rétablir et ce, à plusieurs niveaux. Je vous trouve courageux de réussir à vous adonner à certaines activités même si votre besoin d’isolement se fait sentir. C’est un pas de plus vers l’avant, selon moi!

      Commentaire par Dominique Michaud — 22 mai 2013 @ 17 h 07 min

      • Oui c’est une forme de lâcher-prise. J’ai aucun contrôle sur ce que font les autres. Le temps qui passe trop vite ça peut être anxiogène parce que j’ai pas le temps de tout faire ce que je veux faire. L’action oui! Mais pas au point de fréquenter les foules. Ce que je trouve gratifiant c’est d’écrire sur mon Ipad dans un café ou chez moi sur mon ordi. J’arrive d’une lecture à l’institut les gens apprécient ce que j’écris. J’ai parfois de la difficultée a le croire mais je continu même cette réponse que je vous écris ça me donne un sentiment de satisfaction. Merci! http://www.legoulag.blogspot.com/

        Commentaire par Bernard Saulnier — 22 mai 2013 @ 17 h 26 min

        • Bernard, se peut-il que cette activité d’écriture soit libératrice pour vous?

          Commentaire par Carolyne Aubry — 22 mai 2013 @ 21 h 29 min

          • Oui! J’aimerais fuir, fuir la psychose pour me retrouver dans la culture pure, faire l’apprentissage de connaissances artistiques de la façon permise par les impatients, créer pour chasser la douleur et m’engager dans le rétablissement pas dans la guérison parce que le paupérisme, la folie, la névrose, la mythologie, Oedipe, Narcisse se sont imposés.. Je pense au hip-hop, au gangsta rap, au rock’n’roll musique du peuple ou je peux m’identifier, à la marge contre la norme un outsider populaire. La culture pour m’ouvrir sur d’autre monde ça été souvent dis… La culture aussi comme moyen d’évasion par la littérature quand je suis hospitalisé et que je ne peux sortir de l’univers hospitalier. Ce texte comme une approche citoyenne une façon de prendre la parole libératrice qui me pose comme égal à tous dans la compréhension de mon être une forme d’existence dans mes oeuvres mais surtout d’inspiration dans les oeuvres d’autres artistes . La culture aussi pour la spiritualité comme la provocation, la proximité du sacré, l’éloignement du mépris, la culture crû comme ce que je vous écris ici en espérant rester humble. La culture aussi comme une ouverture à l’autre, un bris dans la solitude, une même émotion pour une oeuvre…
            La culture comme une tentative vers le normal, un essais vers la déstigmatisation, se poser, se questionner devant, avec, une oeuvre… La culture c’est aussi le Ipod les écouteurs dans les oreilles qui développent un bien être, une douceur. Une accalmie nostalgique dans la musique et écrire aussi une accalmie du narcissisme….et peut être aussi une sortie du labyrinthe de la maladie mentale.

            Commentaire par Bernard Saulnier — 22 mai 2013 @ 21 h 55 min

          • Effectivement l’écriture c’est libérateur mais il faut tout dire comme l’écrivais la regretté Josée Yvon. Donc pas de censure et ne pas trop essayer de faire beau. Ci dessous vous pouvez lire un court texte que j’ai lu ce midi à la conférence santé et culture. Merci!

            Commentaire par Bernard Saulnier — 22 mai 2013 @ 22 h 00 min

          • Bernard, je ne vois pas votre texte que vous avez lu hier midi à la conférence santé et culture. Si vous avez de la difficulté à l’inscrire sur le Blogue, envoyez-le moi par courriel pour que je l’insère: cerris.crfs@ssss.gouv.qc.ca

            Je suis certaine que je ne suis pas la seule à vouloir le lire.

            Merci!

            Commentaire par Dominique Michaud — 23 mai 2013 @ 10 h 52 min

          • Le texte est ici en haut 22 mai 2013 @ 21h55

            Commentaire par Bernard Saulnier — 23 mai 2013 @ 11 h 10 min

  12. Pour ma part, en ce qui concerne les activités significatives, je leur lègue une grande part de responsabilité dans mon rétablissement. Plus spécifiquement,de faire un retour à l’école m’a remise dans une structure routinière permettant une plus grande stabilité temporelle dans ma vie mais surtout également une stimulation intellectuelle et sociale qui me démarginalisait, me redonnait confiance en mes capacités et mes forces. Puis après les stages et le diplôme, des expériences positives au travail ont su me faire conserver cette impression d’évolution et d’accomplissement. Il y eût certes des obstacles, il y en a sans contredit encore plusieurs, mais je préfère ce cheminement cahoteux, difficile et incertain au vide, à l’errance ou à l’abdication. Mon désir d’offrir une vie intéressante à ma fille malgré des finances plus que réduites m’amène à partager beaucoup de temps avec elle de façon créative et ces activités sont maintenant aussi et depuis 10 ans, le coeur de ma vie. J’ai du mal à prendre du temps pour moi seule; mais de trop rares escapades en nature, du temps perdu sur Facebook, quelques visites à des amies, des cafés ou des repas-restos pris ça et là me sortent de ce que j’appelle ma solitude intériorisée. L’art a cessé d’être important dans ma vie à partir du moment ou j’ai trouvé la pertinence, la justesse, la recherche de la logique, car l’expression de moi-même dans l’art m’a amenée à trop d’illusions; je trouve tout ça un peu vain. Depuis quelques années, j’essaie de trouver en moi ce qu’il reste de droit, un peu comme si je cherchais la précision de la chirurgienne appliquée au savoir-être et au savoir-faire. Ce n’est peut-être même pas fait pour moi, mais je suis sur cette route au mieux de mes capacités et j’en retire de la fierté.

    Commentaire par Annie Gauthier — 21 mai 2013 @ 20 h 29 min

    • Comme toi Annie je crois qu’il faut croire en ses rêves et ses passions en ce qui concernent les activités significatives qui donnent un sens à la vie et à travers les hauts et les bas de la maladie…Ceci dit, je pense comme toi, étant diagnostiqué d’une maladie en santé mentale, je lègue aussi une grande responsabilités aux activités significatives dans mon rétablissement.

      Commentaire par Damielle Plafter — 21 mai 2013 @ 22 h 49 min

    • Bonjour Annie,

      On parle souvent de l’activité artistique comme forme d’exutoire, voire de libération. Je trouve intéressant de lire votre point de vue qui diffère de ce que j’ai souvent entendu et lu : « ’L’expression de moi-même dans l’art m’a amenée à trop d’illusions; je trouve tout ça un peu vain ». Et je trouve d’autant plus intéressante votre explication lorsque vous dites que vous cherchez en vous ce qu’il y a de droit et que cela vous apporte de la fierté.

      Merci pour votre commentaire.

      Commentaire par Dominique Michaud — 23 mai 2013 @ 10 h 59 min

  13. Quelles activités vous permettent de lâcher prise, au point de vous faire perdre la notion du temps? Comment ces activités vous amènent-elles à cet état d’esprit?

    Il y a une activité qu’à chaque fois je lâche prise et que je m’amuse toujours jusqu’à perdre la notion du temps, c’est faire du magasinage à la friperie. Je crois que cette activité est originale dans mon quotidien parce que fais parfois de belles trouvailles et je suis souvent heureuse parce que je fais des économies dans mes achats. Pour moi quand je fais cela et que je fais des achats, c’est presque la même chose que si j’avais gagné à la loterie. J’ai à la fois une sensation de plaisir et un défi de trouver quelque chose de rare ou que je n’ai pas. Vraiment j’ai presqu’à chaque fois, une sensation de survol. Je plane quand je suis à la friperie…Cela est presqu’une maladie! Étant donné que je me retrouve souvent à la friperie tellement j’en suis dépendante! Bref, je peux toutefois dire que cela me fait du bien et non pas de tort à ma santé.

    Commentaire par Damielle Plafter — 21 mai 2013 @ 23 h 04 min

    • Mon activité qui me permet de lâcher prise est l’activité physique. La natation en particulier. Je vous explique. Il est impossible de me concentrer sur ma respiration et d’avoir des pensées récurrentes qui tournent dans ma tête. Donc, évidemment je me concentre sur l’effort et je me concentre sur mes mouvements. L’autre chose c’est que je pratique ce sport dans une équipe de natation donc je ne suis pas seule et la coach est là pour alimenter mes pensées vers la natation. Le fait d’être focusé dans le moment présent et surtout de travailler ma respiration à un rythme régulier me fait perdre la notion du temps et j’en sors détendue et plus calme.

      Commentaire par Patricia — 22 mai 2013 @ 13 h 05 min

      • Bonsoir Patricia, je trouve que vous soulevez un aspect important lorsque vous dites que vous pratiquez ce sport dans une équipe de natation et que vous n’êtes pas seule. Je crois que l’environnement social peut avoir une influence sur notre degré d’engagement dans une activité. Ainsi, à mon sens, il est important de s’entourer d’individus qui nous encouragent, qui nous motivent et qui nous supportent dans la réalisation de nos activités!

        Qu’en pensez-vous?

        Cela m’amène à relancer une question que j’ai posée précédemment s’adressant à tous : Comment pourrions-nous soutenir un individu qui présente de l’apathie (ou manque de motivation) afin de les amener à se réengager dans des activités importantes pour lui?

        Commentaire par Carolyne Aubry — 22 mai 2013 @ 21 h 52 min

  14. En ce qui concerne les motivations qui me poussent à m’engager, je dirais que mon désir de vivre pleinement ma vie,ceci en contact direct avec la réalité, et le fait de jouir d’une variété dans mes accomplissements (ce qui m’éloigne de la morosité et de la rumination négative et illusoire) sont les principaux moteurs de ma propulsion vers le monde extérieur quel qu’il soit. L’envie de rattraper le temps perdu, d’être adaptée à un maximum de contextes et également de transmettre à mon enfant la joie de vivre et l’ampleur des possibilités que nous offre notre environnement sont aussi des motivations. Faire la paix avec la mort et en avoir conscience aide à concevoir la vie avec sérénité, ce qui m’amène aussi à dire que la spiritualité est une facette importante dans l’amélioration de ma qualité de vie. Je suis quelqu’un qui a besoin de concret et d’action, alors l’accomplissement de la prière dans une religion que j’ai choisie est une activité qui donne énormément de sens à l’ensemble de mon existence tout comme aux détails de la vie quotidienne qui ont un impact sur mon être.

    Commentaire par Annie Gauthier — 22 mai 2013 @ 8 h 52 min

    • Bonjour Annie,

      Je suis contente que vous abordiez la facette de la spiritualité dans un processus de rétablissement et d’amélioration de votre qualité de vie. J’ai l’impression que nos croyances, de quelque nature qu’elles soient, et l’espoir qui y est lié d’une certaine manière nous aide à aller de l’avant et à persévérer dans des situations difficiles.

      Le prochain débat-blogue du CÉRRIS en août portera sur les différentes formes que peut prendre la spiritualité et son impact dans le processus du rétablissement. À suivre!

      Commentaire par Dominique Michaud — 23 mai 2013 @ 11 h 05 min

    • Bonjour Annie! Finalement, ce que tu dis m’interpelle puisque moi aussi je dirais que mon désir de vivre pleinement la vie me motive et me pousse à m’engager dans des activités. Également, quand tu fais part de la place de la prière dans ton quotidien, cela aussi est le cas pour moi: sans la prière il y aurait un vide et un non sens dans ma vie. Et c’est grâce a la prière que mes activités prend un sens dans ma vie, puisque je parle avec mon Créateur pour qu’Il m’aide à agir tout le temps dans le Bien et qu’Il me donne des hassanates (mot arabe qui veut dire les plus: les récompenses) dans tout mes actes…Bref, semble-t-il que lors d’un autre débat blogue il y aura question de la spiritualité…peut-être le prochain débat blogue,,,soit disant, c’est sûr que je vais y participer, car c’est un sujet qui me tient à cœur!

      Commentaire par Damielle Plafter — 23 mai 2013 @ 11 h 19 min

  15. Est-ce que parfois le manque de motivation est pour moi un obstacle? Beaucoup moins qu’avant. Et aujourd’hui ce manque de motivation se traduit davantage par de l’irritabilité et de la fatigue que par une inaction chronique comme par le passé. Comment concilier le quotidien surchargé et les activités de plaisir? Il suffit de ne pas créer une dichotomie entre ces deux concepts et de les considérer comme un tout, c’est-à-dire savoir se permettre de mettre de côté des tâches qui nous rebutent au point de nous perturber et de les remettre en des moments ou nous sommes plus disposés, tout comme de savoir trouver du plaisir dans tout et pas seulement dans des moments « réservés » pour la détente ou la catharsis. L’improvisation et le sentiment de liberté sont importants dans mon processus de vie pour mieux m’adapter à mon senti et mes valeurs; et pour arriver à cela il faut s’aimer, se respecter dans ce que nous sommes, prendre notre place dans le monde dans le plus grand respect d’autrui cependant. Ma mère ne cessait de me répéter que dans la vie il faut savoir faire des choses que l’on aime pas (par exemple un travail qui nous rebute) et pour cela je n’ai jamais été d’accord avec elle. Tout ce que je fais je veux le faire de mon plein gré ou alors pas du tout. Ce n’est pas de l’égoïsme selon moi, c’est plutôt une forme d’authenticité. Piler sur mes besoins et mes objectifs profonds

    Commentaire par Annie Gauthier — 22 mai 2013 @ 9 h 06 min

    • Chère Annie, ta première réponse m’interpelle beaucoup lorsque tu dis que aujourd’hui ce manque de motivation se traduit davantage par de l’irritabilité et de la fatigue au lieu par une inaction chronique comme par le passé…Dans mon cas, moi je vis actuellement parfois une inaction qui se traduit par des baisses de fatigue…et je trouve cela paralysant! C’est très troublant pour moi de ressentir de grande fatigue aorès avoir vécu une activité peu importe le temps accordé!

      Commentaire par Damielle Plafter — 23 mai 2013 @ 11 h 23 min

  16. Ce matin, je voudrais ajouter un commentaire au sujet de CETTE PRÉSENTE ACTIVITÉ SIGNIFIANTE;)

    En fait, partager mon opinion, mes commentaires et ma perspective sociologique représente réellement une activité qui génère un plaisir intérieur et dont l’effet se reflétera sur mon quotidien.

    Je crois sincèrement au PARTAGE actualisé dans une « communauté de pratiques ». Présentement, nous sommes reliés par ce blog qui nous permet de nous exprimer, de « nous dire » aux autres en nous référant à un thème.

    Plusieurs réseaux sociaux existent pour nous « connecter » aux autres (Facebook, Twitter,…).
    Ces canaux sociaux permettent l’éclosion d’un « LIEN » entre nous et d’autres Humains.
    Parfois, quand l’isolement se fait pesant, un seul petit « clic » peut faire toute la différence dans un quotidien parfois sombre.
    Cet exercice devient alors très signifiante.

    Je profite donc de l’occasion pour remercier ceux et celles qui ont créé ce blog.
    En plus d’être une activité significative pour certains, il devient porteur d’ESPOIR pour plusieurs d’entre nous!

    Partageons notre « Humanité »!

    Commentaire par mariemetis — 22 mai 2013 @ 9 h 24 min

    • Merci Marie pour ces bons mots!

      C’est exactement dans cette optique de partage d’idées et de réseautage que nous avions décidé de créer le Blogue-Notes et les activités de débats d’idées.

      Si en plus, il devient porteur d’espoir pour plusieurs d’entre nous… c’est encore mieux!

      Commentaire par Dominique Michaud — 23 mai 2013 @ 11 h 10 min

  17. (suite)…, ce n’est pas ma tasse de thé. Quitte à déplaire à certains et à plaire à certains autres.Pour ce qui est des activités qui me font perdre la notion du temps, je dirais que l’écriture m’offre ce plaisir. Le dessin aussi lorsque je m’y mets. La lecture, parfois. Ces explorations ne sont plus comme avant des exutoires ou des moyens de connaître mes ressources ou mon degré de talent, mais elles répondent plutôt à mon besoin ludique et à ce questionnement à savoir si je suis encore apte à cerner la beauté selon mon unique conception. Je sens un peu mes capacités me glisser entre les doigts depuis quelques années, mais l’art est comme un muscle ou comme la mémoire, si on ne l’exerce pas il stagne ou s’atrophie. Je trouve plutôt mon identité dans ma façon de me vêtir, de vivre mes relations, de méditer un peu sur mes réflexions. Mon estime de moi se porte bien quoique je semble percevoir le besoin des autres de me diminuer pour mieux rester à la surface, comme des plantes à la recherche de lumière, comme des créatures immergées ensemble et qui ne veulent pas se noyer. Pour cela je limite mes interactions, je mets des barrières, par peur d’être blessée ou jugée. Mon ego est fort, j’ai du mal avec l’autorité, alors ma solitude reste importante pour préserver en moi le constat que j’ai une valeur dans la multitude. Voilà pourquoi je prends mes cafés seule, que je n’ai pas de cellulaire pour chatter, que ma vie sociale est restreinte.

    Commentaire par Annie Gauthier — 22 mai 2013 @ 9 h 25 min

  18. OUPS! Je viens de m’apercevoir que mon manque de connaissance concernant cet outil de réseautage apparaît maintenant au grand jour;)

    En fait, ce matin, j’ai décidé d’ouvrir un compte sur WordPress mais je ne savais pas que le nom qui lui a été associé serait utilisé pour ce blog.
    Alors, je vous dévoile tout de suite que « mariemetis » est Marie Toutant.
    Au plaisir de vous lire!

    Commentaire par mariemetis — 22 mai 2013 @ 9 h 28 min

  19. Pour finir, j’aimerais en revenir plus précisément au thème en lien avec mon rétablissement: depuis que j’ai accepté ma condition d’être humain qui ne peut pas tout faire, tout voir, tout connaître. Depuis que je me suis soumise à l’idée que ma vie n’a pas besoin d’être éclatante et de forcer l’admiration de tous, hé bien une grande part de mes souffrances s’est tranquillement dissipée. Aller à la piscine, à la bibliothèque, dans les parcs ou au Musée, aller au cinéma ou faire du shopping… je ne vis plus l’ennui et l’insatisfaction. Suis seulement heureuse d’être là et de pouvoir profiter de tout cela🙂 Merci à ceux et celles qui ont pris la peine de me lire, je fais de même pour vous avec grand intérêt.

    Commentaire par Annie Gauthier — 22 mai 2013 @ 9 h 32 min

  20. J’ai constaté, en vous lisant ce matin, un dénominateur commun à plusieurs de vos commentaires et réflexions, soit la motivation à s’engager dans une activité. C’est une notion qui me rejoint beaucoup en tant que future ergothérapeute. Ainsi, j’aimerais partager avec vous un billet sur l’engagement occupationnel, un principe qui est au cœur de notre profession!

    L’engagement occupationnel se rapporte au fait de participer à une activité significative pour l’individu et de s’investir dans celle-ci. Considérant que cette définition est très sommaire, j’ajouterais que ce concept peut également se définir comme étant l’implication avec laquelle un individu s’investit dans une activité. Autrement dit, l’engagement occupationnel correspond à l’énergie, l’effort, la concentration et l’intérêt porté à l’activité au moment où elle est réalisée.
    Il est important de comprendre que nous pouvons réaliser des activités sans nécessairement nous engager dans celles-ci. En effet, dans notre quotidien, il nous arrive régulièrement de réaliser des activités par obligation ou par habitude plutôt que par choix, ce qui est tout à fait le contraire lorsqu’on parle d’engagement occupationnel.
    Le niveau d’engagement d’une personne dans ses activités significatives, décrit selon un continuum allant d’une absence complète de participation à une pleine participation, est influencé par plusieurs facteurs, dont la signification de l’activité pour l’individu et sa motivation à s’engager. Malheureusement, pour certaines personnes, cette motivation n’est pas toujours au rendez-vous. En effet, un des ennemis importants de l’engagement occupationnel se nomme l’apathie. Cet état d’inertie, qui est un symptôme présent dans plusieurs troubles de santé mentale, peut causer chez les individus un désengagement dans leurs activités significatives, ce qui aura un impact négatif sur leur bien-être.

    J’aimerais ainsi partager avec vous plusieurs questions que je me suis posées lorsque j’ai écrit ce billet.

    Comment pourrions-nous soutenir un individu qui présente de l’apathie afin de les amener à se réengager dans des activités importantes pour lui?

    Est-ce que le manque de motivation est un obstacle à l’engagement dans vos activités? Vous arrive-t-il que l’intérêt est présent, mais pas la motivation?

    Qu’est-ce qui vous motive à vous engager dans une activité plutôt qu’une autre?

    Outre la motivation, qu’est-ce qui influence votre niveau d’engagement dans une activité?

    Doit-on être engagé pleinement dans une activité afin quelle soit bénéfique pour le bien-être?

    Comment vous sentez-vous lorsque vous êtes complètement engagés dans une activité qui vous plaît?

    Références pour les intéressés:
    Polatajko, H., Davis, J., Stewart, D., Cantin, N., Amoroso, B., Purdie, L., & Zimmerman, D. (2007). Specifying the core domain of concern: Occupation as core. Dans E. A. Townsend & H. J. Polatajko, Enabling occupation II: Advancing an occupational therapy vision for health, well-being & justice through occupation. Ottawa, ON: CAOT Publications ACE.

    Sutton, D. J., Hocking, C. S., & Smythe, L. A. (2012). A phenomenological study of occupational engagement in recovery from mental illness. Canadian Journal of Occupational Therapy, 79, 142-150. (http://www.caot.ca/cjot_pdfs/cjot79/june2012/5_Sutton.pdf)

    Commentaire par Carolyne Aubry — 22 mai 2013 @ 10 h 39 min

    • Excellentes questions… surtout celle-ci: comment passer outre l’apathie, l’avolition, le difficulté à se mobiliser…

      Plusieurs réponses se trouvent dans les différents billets et commentaires ici haut. En voici quelques unes:
      – Revenir à soi, à ses valeurs, à ses intérêts
      – Se mettre en action sans y penser, se concentrer sur le présent et ensuite, penser à ce qui nous a fait du bien
      – Essayer de nouvelles choses, prendre des risques, rester ouvert aux découvertes
      – Rependre des activités que nous avions déjà appréciées, se remobiliser dans un horaire régulier
      – Apprécier aussi la solitude, méditer
      – Chanter, danser, créer, rire; aller vers le plaisir

      Commentaire par Catherine Briand — 22 mai 2013 @ 21 h 40 min

    • Bonsoir Carolyne!

      Je commencerai donc mon message en répondant à ta dernière question.

      Pour ma part, lorsque je suis invitée à partager mon savoir sur une tribune quelconque ou devant un auditoire formé d’étudiants, je ressens une profonde satisfaction. Je suis heureuse qu’on interpelle ma participation pour apporter un regard différent et complémentaire au sujet de la réalité des familles, des enfants dont un parent présente un problème de santé mentale. J’adore ces moments de grâce. Alors que j’expose mes connaissances, je ressens une profonde joie intérieure. Je sais alors que je suis « entrain de m’accomplir » dans cette activité signifiante. Ce privilège d’être écoutée par un auditoire représente un pas de plus vers l’amélioration de mon estime personnelle. Au coeur de cette rencontre où s’installe un respect mutuel, le temps passe à la vitesse « grand V ». Puis, à tout coup, à la suite de ma présentation, je voudrais faire le tour du Québec pour partager mes connaissances. À ce moment précis « je flotte sur un nuage »;)

      Maintenant, voici mon commentaire concernant ma motivation à choisir une activité spécifique plutôt qu’une autre.

      À mon avis ce qui dirige un choix procède de nos différents intérêts personnels envers certaines activités.
      Pour ma part, je possède en quelque sorte un « ‘esprit de chercheure ». Je n’en sais jamais assez! Je veux toujours en connaitre davantage. Alors, les activités où la lecture et l’apprentissage des sujets qui me passionnent (l’Humain, la philosophie, la sociologie, la politique, la psychologie, l’anthropologie et … la santé mentale) sont à l’honneur, tel un aimant, ils attireront mon attention. Je préfère les activités intellectuelles à celles dites plus physiques. Ainsi, je participe autant que j’en ai l’opportunité aux débats de société entourant, entre autre, la justice sociale. Je me réjouis également de participer activement à des rencontres où je prendrai part à certains ateliers au sein desquels le partage des connaissances ouvrira de nouvelles perspectives d’avenir pour notre communauté. Finalement, je suis une personne qui présente une « boulimie livresque » et c’est avec un réel enthousiasme que je visite souvent ma bibliothèque;) Petite confidence: à chaque soir, tout juste avant de m’endormir, je me « régale »de toutes sortes de lectures. Parfois, lors de difficiles journées, je « rêve » à ce moment précieux où je m’évaderai aux confins de ces mille-et-un ouvrages.

      Commentaire par mariemetis — 22 mai 2013 @ 23 h 19 min

    • Bonjour Carolyne, j’aimerais répondre à votre question: « Doit-on être engagé pleinement dans une activité afin qu’elle soit bénéfique pour le bien-être ». Je dirais que non, et voici pourquoi: C’est un peu pour moi comme le fait de faire de l’exercice physique; notre corps en retire des bienfaits même si peut-être la tête n’a qu’envie de mettre fin au « supplice ». Je pense par exemple à une activité d’ergothérapie lors de ma première psychose qui me rebutait énormément et à laquelle je participais avec un très fort sentiment d’obligation. Et en fait je pense à toutes activités fortement recommandées par les professionnels et perpétrées dans un état de psychose, que l’on perçoit comme des obligations absolues afin de gagner une plus grande liberté. Ça demande une grande dose de courage, ça demande de briser nos propres préjugés (impression d’infantilisation et d’abus de pouvoir), ça nous force à l’humilité d’être ainsi sollicités pour « faire du bricolage et découper dans des magazines comme au primaire » (selon ma perception de l’époque). Et pourtant, aujourd’hui, le cheminement que j’ai fait sur le plan de la création est devenu pour moi le meilleur moyen de me réapproprier à la suite de ces évènements excessivement perturbateurs; ceci soit par la publication d’un ouvrage, de récits ou de poèmes, soit par des oeuvres graphiques. En ce sens, l’activité peut avoir un effet bénéfique à retardement, ce qui justifie le besion de persévérance malgré le manque de volonté ou de motivation.

      Commentaire par Annie Gauthier — 23 mai 2013 @ 8 h 26 min

  21. Bonsoir chers blogueurs!
    En vous lisant, je constate que plusieurs des activités que nous réalisons dans notre quotidien ont un point en commun, soit de nous transporter dans un état de flow. Ça vous dit quelque chose?

    Fermer les yeux, pensez à une activité que vous pratiquez et que vous aimez beaucoup. Lorsque vous réalisez celle-ci, vous êtes fort probablement dans un état de « flow ».

    Le « flow » est un état mental qui se produit lorsque nous sommes totalement absorbés dans une activité.

    Plusieurs éléments caractérisent l’apparition et l’intensité du « flow » :
    1. Dans cet état psychologique optimal, les objectifs à atteindre sont bien définis et nous savons clairement ce que nous devons faire pour atteindre le but que nous nous sommes fixé. Également, nous recevons une rétroaction directe et immédiate, ce qui nous permet de savoir à chaque moment si ce que nous faisons nous rapproche ou nous éloigne de l’objectif que nous nous sommes fixé. Cette rétroaction nous permet ainsi de rester concentrés sur l’activité.
    2. Lorsque nous sommes dans cet état, toute notre attention est centrée dans la réalisation de l’activité et une perte de conscience de soi est vécue. Les préoccupations et les frustrations du quotidien s’effacent temporairement de notre conscience.
    3. L’expérience du « flow » est tellement puissante qu’une altération de la perception du temps se produit.
    4. Nous aimons tellement l’activité que nos actions semblent sans effort. Nous éprouvons un pur plaisir à faire l’activité et notre satisfaction perdure après celle-ci. Plus précisément, lorsque nous atteignons cet état, il y a une absence de stress, d’anxiété et d’ennui. Ce sont plutôt une réaction émotionnelle positive, une forte motivation ainsi qu’une activation élevée de l’éveil, de la vigilance, de l’énergie et de l’intérêt qui sont ressentis, ce qui contribue à notre bien-être.
    5. Par ailleurs, pour atteindre un état de « flow », il doit y avoir un équilibre entre nos compétences personnelles et le défi à relever, c’est-à-dire que l’activité ne doit être ni trop facile ni trop difficile, elle doit constituer un défi motivant. Cet équilibre nous permet ainsi d’avoir un sentiment de contrôle sur la réalisation de nos actions et sur l’environnement.

    Qu’en pensez-vous?

    Commentaire par Carolyne Aubry — 22 mai 2013 @ 21 h 17 min

    • Bonsoir Carolyne,

      J’ai réellement l’impression que cet état de « flow » traverse tous mes messages. Je suis très contente de connaitre cette expression qui décrit si bien le phénomène que j’aime appeler « l’instant de grâce ». À cet effet, à quelques reprises j’ai fait mention de l’importance que représente la réaction de l’auditoire suite à ma présentation. Ainsi, lors de ces moments privilégiés, je ressens un vif sentiment de réalisation personnelle et mon estime personnelle touche le firmament;)

      Merci pour cette rigoureuse description de l’état de « flow ».

      Bonne nuit!

      Commentaire par mariemetis — 22 mai 2013 @ 23 h 37 min

  22. Vous est-il déjà arrivé de vous poser les questions suivantes : Qui suis-je? En tant qu’individu, qu’est-ce que je souhaite devenir?

    Bien que ces questions puissent sembler existentielles pour certains, celles-ci sont importantes puisqu’elles nous permettent de réaliser une réflexion sur notre identité, ce qui contribue à notre développement personnel, un point commun soulevé dans plusieurs de vos commentaires!
    Selon Kielhofner (2008), l’identité personnelle se réfère à « une définition composée du soi incluant les rôles et les relations, le concept de soi, les valeurs, les désirs et les objectifs personnels » [traduction libre]. Ainsi, elle nous permet d’illustrer qui nous sommes et ce que nous aspirons à être. Cette construction du soi est un processus progressif et continuel, ce qui fait en sorte que notre identité se transforme tout au long de notre vie.

    Qu’est-ce qui contribue à façonner notre identité personnelle?
    Dans le cadre de ce débat d’idées, je vais vous parler de l’activité significative, une composante importante de l’identité. En effet, notre identité se forge et s’actualise au travers les différentes activités que nous réalisons ainsi qu’au travers des différentes expériences que nous vivons. Dans ce sens, la manifestation de l’identité d’un individu qui découle de ses occupations est appelée identité occupationnelle.
    Une ergothérapeute, Mme Claire Dumont (2013), qui a rédigé un article sur ce sujet discute de l’influence des occupations sur l’identité. L’occupation dont fait partie l’activité significative permet de développer les croyances liées à l’image de soi, à l’estime de soi, à la confiance en soi ainsi qu’au sentiment de compétence et d’efficacité personnelle. De plus, elle offre des occasions d’engagement personnel, de défis à relever, et d’épanouissement personnel. Elle permet également de développer diverses habiletés, de réaliser son plein potentiel, d’identifier ses préférences, de s’accomplir et d’occuper des rôles sociaux. Aussi, elle a une influence sur les affects et les sentiments, comme le sentiment d’autonomie.
    Ainsi, à mon sens, la présence d’une identité occupationnelle positive contribue à notre bien-être mental.

    Qu’en pensez-vous?

    Je vous relance avec cette question: Comment vos activités significatives participent-elles au développement de votre identité, de votre estime de soi? Et de votre rétablissement?

    Références pour les intéressés
    Dumont C. 2013. L’identité. In: JH Stone, M Blouin, editors. International Encyclopedia of Rehabilitation. Available online: http://cirrie.buffalo.edu/encyclopedia/fr/article/156/
    Kielhofner, G. (2008). Model of human occupation : theory and application (4th ed.). qBaltimore, MD: Lippincott Williams & Wilkins.
    Pour accéder à ce livre: http://books.google.ca/books?id=1LlhR_DSKTcC&pg=PA106&dq=occupational+identity&hl=fr&sa=X&ei=XtqSUa-6O4y40AHmyoD4BA&ved=0CDUQ6AEwAA#v=onepage&q=occupational%20identity&f=false

    Commentaire par Carolyne Aubry — 23 mai 2013 @ 8 h 54 min

  23. Qu’est-ce qui vous motive à vous engager dans des activités qui donnent un sens et un but à votre quotidien?

    Ce qui me motive à m’engager dans des activités qui donnent un sens et un but dans mon quotidien, c’est avoir en tout temps de l’enthousiasme au niveau de mon engagement et avoir le goût d’aller jusqu’au bout de mes objectifs. Quoi de mieux de ressentir de la liberté et ne pas vivre de stress concernant mon rendement dans une activité dont elle a du sens dans ma vie.

    Commentaire par Damielle Plafter — 23 mai 2013 @ 10 h 15 min

  24. 2.Est-ce que le manque de motivation est un obstacle à l’engagement dans vos activités quotidiennes? Qu’en est-il lorsque vous vous engagez dans une activité significative pour vous?

    Justement il m’arrive souvent que je n’ai pas de motivation dans mes activités quotidiennes, dans tout ce que je fais c’est souvent lourd. Mais lorsque je m’engage dans une activité qui a une signification pour moi, je ne ressens plus cette même lourdeur.

    Commentaire par Damielle Plafter — 23 mai 2013 @ 10 h 20 min

  25. Quand mes problèmes deviennent omniprésents, qu’ils me font tourner comme une toupie autour de mon nombril, il m’est parfois difficile d’initier toute tâche… Les pires sont les activités quotidiennes, qui me semblent alors comme un carcan étouffant, alors que je comprends qu’elles sont en général plutôt un cadre sécurisant. Faire le ménage, prendre ma douche, ranger mon appartement, appeler mes proches, faire mes papiers administratifs… Tout devient une montagne. Ces tâches ne sont peut-être pas celles qui font du sens pour moi, alors. Ce sont les tâches obligatoires, celles qui permettent d’avoir une vie en société, mais qui me font rentrer dans une case qui, alors, m’écrase.
    En vous lisant, je comprends qu’une tâche significative est une tâche dans laquelle on se réalise, on s’épanouit, on se recentre, se retrouve, se rassure… Des activités qui permettent soit de lâcher prise, soit de reprendre pied… Deux mouvements contraires dont on peut avoir besoin à différents moments de sa vie…
    C’est au contact de la nature, et particulièrement en haute montagne (j’habite à Lyon, une ville française non loin des Alpes), que j’ai cette impression de vraiment réussir à m’éjecter de l’orbite qui me fait tourner autour de mes problèmes… Au contact de la nature, des sensations fortes, de l’effort… En randonnée, à skis, en snowboard… Les marches dans la forêt m’enchantent, me transportent dans un conte, avec les elfes, les oiseaux, les bêtes inquiétantes qui se terrent… La lumière dans les branchages, les odeurs de sous-bois, le chant des oiseaux… C’est magique !
    Mais au-dessus de tout, c’est venir en aide à mon prochain qui me redonne toujours de l’énergie. Partager, donner, échanger… me font me sentir vivante…

    Commentaire par Juliette — 23 mai 2013 @ 10 h 48 min

    • Salut Juliette!

      Quelle joie de discuter avec toi qui demeure sur un autre continent;)

      En te lisant, j’ai eu l’impression d’avoir moi-même rédigé ces mots qui décrivent exactement le sentiment d’enthousiasme que je ressens quand je me promène dans le bois. D’ailleurs, sur Facebook, j’affiche régulièrement des photos de « mon p’tit paradis boisé ».

      Ces marches à travers ce microcosme écologique favorisent un profond sentiment de plénitude intérieure. À la simple vue de cette beauté environnante composée de tant d’espèces d’animaux, d’insectes, de volatiles et d’une flore en constante transformation au gré des saisons, je ne peux que m’incliner et apprécier ce moment de grâce.

      Plusieurs fois par jour, à certains moments plus troubles de ma vie, je courrais m’engouffrer dans ce lieu paradisiaque où le concert des oiseaux, des grillons et autres espèces animales participaient à élever mon esprit. La vue, l’ouïe et l’odorat rassasiés, je revenais chez-moi, à mon quotidien, avec ces étincelles de lumière dans ma tête. Voilà une belle alternative à la « p’tite pilule magique » prescrite pour tout et pour rien…

      L’escapade au coeur de la Nature représente une géniale activité signifiante!
      Tel un rituel, cette activité possède une consonance, à la limite, Sacrée pour notre Âme.

      « L’essayer c’est l’adopter! »;)

      Commentaire par mariemetis — 23 mai 2013 @ 12 h 53 min

    • Bonjour Juliette, votre commentaire concernant vos activités quotidiennes ressemblent à ce que je vis, moi-même je fais face à une montagne et j’ai de la difficulté à ménager mes énergies…mais dites-moi, quels sont vos trucs pour surpasser ce problème?

      Commentaire par Damielle Plafter — 23 mai 2013 @ 16 h 35 min

  26. J’aimerai pouvoir parler de mes expériences aussi bien difficile qu’aisés, mais je ne sais pas comment fonctionne votre site.
    Pourriez-vous expliquer au nouveau comment cela fonctionne,.

    Commentaire par Daniel Vallières — 23 mai 2013 @ 15 h 58 min

    • En fait, pour un meilleur encadrement, on dois répondre aux questions qui sont indiquées dans les informations dans le thème des activités significatives…afin de répondre aux questions, on doit publier nos réponses dans « poster un commentaire ». Également, on peut interagir avec les autres blogueurs en écrivant des commentaires en cliquant sur « réponse » après chaque commentaire.

      Commentaire par Damielle Plafter — 23 mai 2013 @ 16 h 23 min

  27. Bonjour Daniel,

    Afin de partager vos expériences, vous pouvez vous inspirez des quelques pistes de réflexion qui sont écrites au début du débat-blogue. Également, vous pouvez répondre aux réflexions et commentaires déjà émis par les autre blogueurs.

    Au plaisir de vous lire!

    Commentaire par Carolyne Aubry — 23 mai 2013 @ 16 h 06 min

  28. Je tiens à vous remercier pour votre participation à ce débat-d’idées! Cette expérience a été très enrichissante !

    Commentaire par Carolyne Aubry — 23 mai 2013 @ 16 h 53 min

  29. Comment vos activités significatives participent-elles au développement de votre identité, de votre estime de soi? Et de votre rétablissement?

    Je peux dire que mes activités significatives, qui ont du sens dans ma vie, permettent à mon identité de se développer et aussi a un rôle sur mon estime de soi. Notamment, dans mes activités significatives, je m’organise pour m’épanouir dans des objectifs dans la continuité de ma carrière que j’avais débuté au moment où j’ai fait une rechute et que ma maladie a eu une décompensation. J’étais infirmière dans le domaine de la gériatrie et les soins palliatifs. Bref, dans mes objectifs de carrière ou au niveau de mon épanouissement dans mes dimensions professionnelles j’oriente mes actions en planifiant de me réaliser maintenant dans la santé communautaire dont notamment la périnatalité et la psychiatrie. Or, présentement je suis marraine d’allaitement pour Nourri-Source depuis au moins deux ans et je suis membre de Reprendre Pouvoir ainsi que nouvellement membre du comité Entre-Pairs avec la Maison L’échelon. Tous ces engagements me donnent espoir et me donne une meilleure qualité de vie. Mon rétablissement se fait dans l’agrément en ayant une identité propre à ce que je suis dans mon identité professionnelle.

    Commentaire par Damielle Plafter — 23 mai 2013 @ 16 h 58 min

  30. Le mot de la fin pour le concours.. mais continuez à bloguer!
    Voilà! Le quatrième débat d’idées sur le Blogue-Notes du CÉRRIS est terminé, pour la partie relative au concours et au tirage des prix. Nous sommes fiers d’avoir réussi à créer un véritable dialogue entre les étudiants, les personnes utilisatrices de services et leurs proches, et les intervenants en santé mentale.

    Au nom de toute l’équipe du CÉRRIS, merci pour votre généreuse participation et pour vos commentaires qui nous ont poussés à réfléchir sur l’impact des activités significatives sur notre bien-être mental. Un merci tout spécial à notre équipe de blogueurs qui ont relevé le défi avec brio et qui se sont investis entièrement dans cette activité.

    Vers 13h, vous connaîtrez le nom des blogueurs-gagnants qui remporteront l’un des trois prix en cartes-cadeaux. Leurs noms ou pseudonymes seront affichés ici-même.

    JE VOUS INVITE À POURSUIVRE LA DISCUSSION… Continuez d’alimenter le débat!
    Le prochain débat d’idées portera sur la place de la spiritualité dans le processus de rétablissement des personnes utilisatrices de services en santé mentale. Si vous désirez être blogueur, faites-le moi savoir ici même ou par courirel: cerris.crfs@ssss.gouv.qc.ca

    À bientôt et au plaisir de vous lire lors d’un prochain débat! Si vous avez des suggestions de thèmes, partagez-les ici avec nous!

    Dominique Michaud
    Coordonnatrice, CÉRRIS

    Commentaire par crfscerris — 24 mai 2013 @ 10 h 52 min


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