Blogue-Notes du CÉRRIS

1 février 2016

Projet CÉRRIS-CNESM : Débat-blogue – Thématique 1 : Le rétablissement personnel

Filed under: Rétablissement — CÉRRIS @ 8 h 00 min

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Comment soutenir le rétablissement personnel des utilisateurs de services au sein des équipes de soutien dans la communauté (SIM- SIV)?

Bienvenue au débat-blogue sur le rétablissement personnel, dans le cadre de la première thématique du projet CÉRRIS-CNESM!

Le but de l’activité de débat-blogue sert à créer un espace de dialogue ouvert et libre sur le rétablissement entre les personnes utilisatrices de services de santé mentale (personnes en rétablissement, familles, proches, membres de l’entourage) et les personnes dispensatrices de services (intervenants, spécialistes, chefs d’équipe, coordonnateurs/spécialistes en activités cliniques, gestionnaires) et cela, d’égal à égal.

Les blogueurs partageront leurs commentaires/idées/réflexions* du lundi 1er février (à compter de 8h) jusqu’au vendredi 5 février 2016 à 17h00.

PISTES DE RÉFLEXION POUR LES BLOGUEURS

Comment valoriser et soutenir le rétablissement personnel des utilisateurs de services au sein des équipes de soutien dans la communauté (SIM- SIV)?

Dans les pratiques et services

  1. Comment puis-je, en tant qu’intervenant, continuer de nourrir l’espoir chez la personne en rétablissement, en particulier lorsque je le perds et que je n’y crois plus?
  2. En tant que personne en rétablissement, quelles sont les interventions qui favorisent mon pouvoir d’agir et soutiennent l’espoir?
  3. Quels sont les moyens dont je dispose, comme intervenant, pour miser sur les forces et les ressources de la personne en rétablissement?
  4. En tant que personne en rétablissement ou comme intervenant, dans quelle situation le savoir expérientiel du pair-aidant m’a été le plus utile?

Au sein de la relation

  1. Quels sont les éléments favorisant une confiance mutuelle entre l’intervenant et la personne en rétablissement?
  2. En tant que personne en rétablissement, quelles sont mes attentes dans ma relation avec les intervenants?
  3. De quelle manière puis-je développer des relations plus à l’écoute et moins directives avec la personne en rétablissement?
  4. Jusqu’où suis-je prêt à partager mon vécu expérientiel, en tant qu’intervenant, avec la personne en rétablissement?

Dans les prises de risque

  1. Jusqu’à quel point, en tant que personne en rétablissement, on me laisse une liberté de prendre mes propres décisions dans le processus? Dans quelle mesure, j’assume totalement mes choix et leurs conséquences?
  2. Comment faire pour trouver un équilibre entre la responsabilisation et la protection de la personne en rétablissement?
  3. De quelle manière peut-on gérer le risque pour la personne en rétablissement, tout en sauvegardant son pouvoir d’agir et sa liberté d’action?
  4. Jusqu’où permet-on aux personnes en rétablissement de faire des essais et des erreurs dans leur parcours?

Pour lutter contre la stigmatisation et l’auto stigmatisation

  1. De quelle manière puis-je intervenir auprès de la personne en rétablissement dans sa globalité, au-delà de la maladie, et prévenir ainsi la stigmatisation associée à une grande connaissance de la maladie et de ses conséquences?
  2. Comment puis-je, en tant que personne en rétablissement ou en tant qu’intervenant, me prémunir et lutter contre l’auto-stigmatisation?
  3. Quelles sont les formes de stigmatisation qui peuvent me faire douter du rétablissement possible de la personne atteinte d’une maladie mentale?
  4. En tant que personne en rétablissement, quelles sont les limites auxquelles je suis parfois confrontée?

Dans les modes de gestion

  1. Quels sont les outils dont je dispose, comme gestionnaire, me permettant de soutenir les valeurs du rétablissement personnel au sein des équipes de soutien dans la communauté?
  2. Comment faire en sorte que l’approche préconisant le rétablissement personnel devienne une priorité pour tous les intervenants?

PRIX DE PARTICIPATION : 1 CHANCE SUR 6 DE GAGNER!
Un billet de tirage est émis à chaque blogueur qui s’inscrit au débat, ainsi qu’à chaque participant du public qui émet un commentaire. Ce billet permet de remporter l’un des prix en cartes-cadeaux électroniques de magasins et restaurants sélectionnés par l’équipe**:

  • Premier prix (choix du juré): 1 carte-cadeau de 100$***
  • Prix de participation pour les blogueurs : 3 cartes-cadeaux de 50$ chacune (tirage aléatoire)
  • Prix de participation public : 1 carte-cadeau de 25$ (tirage aléatoire)

Bon débat-blogue à tous!

L’équipe du projet CÉRRIS-CNESM

* Les propos tenus lors du débat sur le Blogue-Notes du CÉRRIS pourraient être repris, de façon anonyme, sur d’autres plateformes appartenant au CÉRRIS (site Web, rapport annuel, ou fiche-synthèse du débat). Avisez-nous par courriel (cerris.iusmm@ssss.gouv.qc.ca) si vous ne désirez pas qu’on reprenne vos propos.
** Choix à partir d’une liste de restaurants ou magasins sélectionnés, à travers le Québec. Les gagnants seront contactés via leur adresse électronique ou par téléphone, le vendredi 12 février 2016, avant 17h00.
*** Pour le premier prix (choix du juré), le gagnant sera déterminé par l’équipe du projet CÉRRIS-CNESM, pour la qualité de ses propos. Pour les prix de participation destinés aux blogueurs de l’équipe, le tirage se fera aléatoirement. Pour le prix de participation destiné à un membre du public, le tirage se fera également aléatoirement. Les gagnants seront contactés par courriel.

222 commentaires »

  1. Bonjour à tous!

    Depuis quelques minutes, notre équipe de blogueurs se prépare à commenter la piste de réflexion principale du débat-blogue du thème 1 sur le rétablissement personnel : « Comment valoriser et soutenir le rétablissement personnel des utilisateurs de services au sein des équipes de soutien dans la communauté (SIM- SIV)? ».

    Au total, une équipe de 20 blogueurs composée d’utilisateurs de services (personnes en rétablissement, membres de famille ou proches ayant un proche en rétablissement) et de dispensateurs de services (intervenants, spécialistes socio-professionnels, spécialistes en toxicomanie, spécialistes pairs aidants, coordonnateurs cliniques/spécialistes en activités cliniques, chefs d’équipe) se réunit virtuellement sur ce blogue pour alimenter de leurs réflexions cette question.

    Nous vous rappelons que l’objectif de cette activité de débat-blogue est de créer un espace de dialogue ouvert et libre sur le rétablissement entre les personnes utilisatrices de services de santé mentale et les personnes dispensatrices de services et cela, d’égal à égal, dans un contexte de confiance et de bonne foi.

    Quelques trucs et astuces pour la rédaction de vos billets :
    1) Soyez concis et clair dans vos propos.
    2) Appuyez vos propos par des exemples concrets; ça facilite la lecture et la compréhension.
    2) Respectez les individus et les organisations. On peut dénoncer des situations fâcheuses tout en usant de diplomatie!
    3) Dispersez vos commentaires à travers les jours; le débat-blogue se déroule sur cinq jours, du 1er au 5 février.

    Notre équipe de co-modérateurs tout au long de la semaine :
    – Guy Lagacé, conseiller SIM au Centre national d’excellence en santé mentale (CNESM)
    – Myreille Bédard, agente de communication et assistante de recherche, projet CÉRRIS-CNESM
    – Dominique Michaud, coordonnatrice du Centre d’études sur la réadaptation, le rétablissement et l’insertion sociale (CÉRRIS)

    Sur ce, bon débat-blogue à tous et au plaisir de vous lire!

    Dominique Michaud et toute l’équipe du projet CÉRRIS-CNESM

    Commentaire par CÉRRIS — 1 février 2016 @ 8 h 28 min

    • 4.Jusqu’où permet-on aux personnes en rétablissement de faire des essais et des erreurs dans leur parcours?-

      Jusqu’à ce que la loi nous l’empêche et non ne nous le permette.

      Non ?

      Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 3 février 2016 @ 20 h 25 min

      • Le rétablissement personnel est un parcours sinueux et à la fois heureux, car non linéaire. À travers mon vécu expérientiel, la prise de risque fut ce qui a permis d’arriver à une certaine stabilisation, car il faut repousser ses limites pour mieux les reconnaître éventuellement… Le plus important, c’est d’être bien entourer pour être soutenu dans des moments plus difficile. Donc, un suivi sim permet d’accompagner les personnes en rétablissement à ne pas trop s’égarer et de reproduire les mêmes erreurs en boucle et de donner des balises qui vont toujours permettre la responsabilisation à l’action et éventuellement à l’autogestion de sa situation précaire de santé mentale…

        Commentaire par chadgc — 4 février 2016 @ 6 h 14 min

      • Jusqu’où nous nous permettons de faire des essais et erreur dans notre parcours? Quand le taux de tolérance se fait sentir…Mais tout les essais et erreurs font partie intégrante du destin, alors il faut les accepter. Ceci dit, il faut accompagner l’aidé à s’en sortir en ayant en tête que tout fait partie de l’expérimentation et que le vécu expérientiel s’exprime dans un parcours propre à soi et que la perfection ne fait pas partie de ce monde.

        Commentaire par Danielle Plafter — 5 février 2016 @ 15 h 43 min

    • Dans quelle mesure, j’assume totalement mes choix et leurs conséquences?

      Dans la mesure ou ces choix en question ont été fait de façon libre et éclairé(et donc pas imposé parce que le non-choix est également un choix, peut-être le pire des choix mais un choix quand même) TOTALEMENT.

      Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 3 février 2016 @ 20 h 37 min

      • Le choix le plus important dans le rétablissement personnel est de se choisir…soit choisir l’espoir et la persévérance…

        Commentaire par chadgc — 4 février 2016 @ 6 h 17 min

      • Dans mon parcours de rétablissement j’ai présentement de la difficulté à assumer mon choix d’avoir demandé de l’aide de la DPJ, malgré le fait que j’étais en partie libre de décider de faire cette demande. A cause de ma décision, présentement je vis beaucoup de déprime car c’est en effet une lourde décision avec des conséquences difficiles à vivre, car il se peut que je ne puisse plus ravoir avec moi mes enfants étant donné que la DPJ ne rend pas les choses faciles et demande que le parent soit parfait.

        Commentaire par Danielle Plafter — 5 février 2016 @ 15 h 58 min

        • C’est également une discussion d’intervenants que j’ai entendu à propos de ce que l’on demandait à des personnes en rétablissement au niveau des AVD, qu’ils demandaient aux usagers d’être « plus catholique que le pape »(sans être une citation) ; Qu’eux-même le vendredi se permettait quelque fois de laisser traîner quelques vêtements, de laisser le lit défait un jour de fin de semaine, de laisser la vaisselle à faire pour le lendemain matin ce qui, à l’époque et peut-être encore aujourd’hui, était impossible à des personnes en rétablissement et en cure fermée dans un établissement.

          Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 5 février 2016 @ 16 h 07 min

    • 2.Comment faire en sorte que l’approche préconisant le rétablissement personnel devienne une priorité pour tous les intervenants?

      En offrant un bonus au rétablissement, tel qu’offert au courtiers financiers :

      Combien de fois j’ai entendu des ressources semi-privées d’hébergement SM se plaindre que le rétablissement n’était pas promu et même devenait une surcharge de travail ainsi qu’un surcoût pour eux lorsque qu’une clientèle plus lourde quittait pour une ressource plus légère en terme de soins en échange d’une clientèle nécessitant plus de soins, de présence ainsi que d’offre de service alors que l’inverse est perçu comme un soulagement ?

      Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 3 février 2016 @ 20 h 52 min

      • L’approche du rétablissement sera bien compris quand l’ensemble des intervenants vont laisser tomber les schèmes professionnels de stigmatisation…Quand nous comprendrons que la notion du rétablissement en santé mentale et identique au rétablissement en santé physique, car quand nous parlons de pleine citoyenneté, nous parlons de santé globale…c’est l’orientation philosophique et clinique des CIUSMM. En fait, le rétablissement personnel passe par une approche de soins et services holistique BIO PSYCHO SOCIAL ENVIRONNEMENTAL CULTUREL ET SPIRITUEL. Bref, les spécialistes appel cet approche de vision clinique écologique.

        Commentaire par chadgc — 4 février 2016 @ 6 h 30 min

        • L’approche préconisant le rétablissement personnel peut se faire certes avec la présence surtout des pairs aidants.

          Commentaire par Danielle Plafter — 5 février 2016 @ 16 h 04 min

          • – 1.

            Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 5 février 2016 @ 16 h 09 min

      • À cet égard, la stratégie que nous avons adoptée est double. Comme le rétablissement est une philosophie centée sur la personne, nous avons donné une place à la réflexion au sujet du rétablissement et nous avons laissé un jeu pour le pair-aidant, afin qu’il prenne contact avec des usagers, sans qu’il y ait un regard insistant sur la manière dont ces rencontres s’orientent. En faisant confiance au pair-aidant, l’expérience de celui-ci a pu s’organiser à travers sa réflexion et le contact avec les gens. On met ainsi en valeur un discours fondé sur l’expérience, sur les valeurs du rétablissement et sur le lien, le contact, indépendant de tout regard directif quant à la manière de faire. Tout cela se place. Ensuite, donner une place au pair-aidant en lui confiant des rôles qui lui donne une place dans les affaires quotidiennes, les plans d’intervention et la réflexion de l’équipe sur ses propres pratiques.

        Commentaire par Dominic Mailhot — 5 février 2016 @ 15 h 10 min

    • Prenons le temps… de bien prendre son temps qui est souvent manquant pour une cause importante qui favorise déjà l’établissement du rétablissement personnel. Comme vécu expérientiel …se rétablir prends du temps, car c’est un long processus non linéaire qui favorise avec le temps le développement d’un coffre d’outil personnaliser solidifié par un plan d’entretient quotidien qui fait qu’on se rétablit un peu plus …un jour à la fois…

      Chad Chouinard
      Pair Aidant Équipe Sim CLSC Hochelaga-Maisonneuve

      Commentaire par chadgc — 4 février 2016 @ 6 h 02 min

    • Qu’Est-ce que la stigmatisation ?

      Selon Erving Goffman, la stigmatisation d’un individu intervient lorsqu’il présente une variante relative par rapport aux modèles offerts par son proche environnement1

      Comment lutter contre l’auto-stigmatisation ?

      – S’identifier à des modèles relativement invariables offerts par son proche environnement.;

      – Changer de proche environnement pour un proche environnement représentant une variante relativement plus proche de son propre modèle.

      Comment me prémunir contre l’auto-stigmatisation ?

      En réclamant l’application de l’article 9 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, tout en sachant très bien que le Canada n’est point encore signataire du Protocle facultatif relatif aux droits économiques, sociaux et culturels adopté par l’Assemblée Générale de l’ONU le 10 décembre 2008, et ouvert à la signature des états le 30 septembre 2009, probablement parce que les conservateurs « d’Harper » était au pouvoir à l’époque, mais il est en vigueur depuis le 5 mai 2013, même et toujours si le Canada ne l’a toujours pas ratifié2.

      1. ↑ (en) Nettleton, Sarah, The sociology of health and illness, Polity Press,‎ 2006, 95 p. (ISBN 0-7456-2827-3) (-pris sur Wikipédia-)
      2. Wikipédia.

      Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 4 février 2016 @ 6 h 55 min

      • J’aime bien le fait de se prémunir de l’auto-stigmatisation en s’identifiant à des modèles qui nous permettent d’élever son âme au lieu de s’abaisser…

        Commentaire par Danielle Plafter — 5 février 2016 @ 16 h 11 min

    • 4.En tant que personne en rétablissement, quelles sont les limites auxquelles je suis parfois confrontée?

      Chimiques, psycho-dynamiques.

      Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 4 février 2016 @ 21 h 16 min

    • 3.Quelles sont les formes de stigmatisation qui peuvent me faire douter du rétablissement possible de la personne atteinte d’une maladie mentale?

      Les questions tendancieuses des formulaires de pré-embauches, les coupes des assurances-maladies lors de voyages de détente à cuba prescrites par un médecin, renvoi d’infirmières pour « fausse-déclaration » et j’en passent.

      Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 4 février 2016 @ 22 h 03 min

    • 2.En tant que personne en rétablissement, quelles sont mes attentes dans ma relation avec les intervenants?

      De l’aide.

      Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 4 février 2016 @ 22 h 12 min

    • 4.En tant que personne en rétablissement ou comme intervenant, dans quelle situation le savoir expérientiel du pair-aidant m’a été le plus utile?

      Lors de la présentation aux biannuelles SM de la première cohorte.

      Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 4 février 2016 @ 22 h 18 min

    • 2.En tant que personne en rétablissement, quelles sont les interventions qui favorisent mon pouvoir d’agir et soutiennent l’espoir?

      Les présentations d’opportunités inspirantes liées à des choix libres et éclairées.

      Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 4 février 2016 @ 22 h 22 min

    • Que retenez-vous de ce débat-blogue ?

      Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 4 février 2016 @ 22 h 23 min

      • Moi je retiens qu’il y a des gens, intervenants, personnes en rétablissement, pair-aidants, d’une grande force intellectuelle. J’ai lu des choses très intéressantes qui me conforte? qui confirment que mon choix de rétablissement est le bon. J’en ai peut être trop dis sur moi, Hé oui! C’est pas évident de dire que je suis schizophrène paranoiaque mais ça permettras peut être à quelqu’un de se rétablir a faire des choix dans sa vie plus judicieux. J’aimerais assez être un exemple de vertu oui, pas de vice. Mon discours est assez simple essayer d’aidé ou c’est possible rester sobre et avoir un peu de spiritualité.

        Commentaire par Bernard Saulnier — 4 février 2016 @ 22 h 37 min

      • Ce que je retiens de ce débat -blogue est que le sujet sur le rétablissement est certes pas si simple à expliquer et éclairer, et que la plupart qui se sont exprimé sur le sujet avait beaucoup de connaissance que moi! 🙂

        Commentaire par Danielle Plafter — 5 février 2016 @ 16 h 14 min

    • Merci pour ta belle implication et beau travail avec ce beau site…!

      Commentaire par Chad Chouinard — 5 février 2016 @ 7 h 36 min

    • Car pour les personnes atteintes…ce qui à l’air imaginaire est bel est réel et c’est leurs vécus expérientiels avec la maladie. C’est pour cela qu’il faut toujours considérer les personnes en rétablissement ou en voie de l’être…Car le rétablissement personnel est non linéaire, mais toujours en évolution constante. À vous de bien en juger…

      Commentaire par chadgc — 7 février 2016 @ 9 h 47 min

      • +1.

        Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 7 février 2016 @ 12 h 35 min

        • Car le syndrome de la porte tournante guette…

          Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 7 février 2016 @ 12 h 41 min

  2. Bon matin à tous
    je suis très heureux de participer à ce blogue qui , en fait , est mon premier….Mieux vaut tard que jamais, ne direz-vous !
    Bonne semaine à tous et au plaisir de vous lire et d’échanger avec vous.

    Commentaire par Guy Lagacé — 1 février 2016 @ 8 h 34 min

    • Bon matin Guy et bon blogue !

      Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 2 février 2016 @ 6 h 04 min

  3. Qu’Est-ce que l »Espoir ?

    Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 1 février 2016 @ 9 h 18 min

    • L’espoir est lié, pour toute personne, à sa possibilité d’actualisation. Elle dépend de la possibilité et de la capacité, pour l’individu, de se formuler à travers une représentation où il sent pouvoir se projeter et se réaliser dans un certain futur. La question du rêve, dans le rétablissement, repose donc sur ce pouvoir de maintenir une vision quant à l’idéal qu’il sent pouvoir être le sien. Dans cette vision, il importe donc qu’elle inspire l’individu sur tous les plans, entendu que les symptômes et la maladie en général forcent un ajustement quant à la notion de réalisation de soi. Mais cette transformation est belle, noble, et constitue un ensemble de forces intérieures qui permettent de redéfinir la vie intérieure individuelle à travers l’expérience de résilience.

      Commentaire par Dominic Mailhot — 1 février 2016 @ 10 h 11 min

      • Dans l’optique ou l’espoir serait lié, pour toute personne, à sa possibilité d’actualisation, qu’en serait-il de celle d’un intervenant face à la formulation d’une représentation où il se sentirait, réalistement et dans un certain futur, par opposition au rêve, en adéquation avec une vision idéale d’intervention propre l’inspirer sous tous les plans ?

        Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 1 février 2016 @ 11 h 40 min

        • Pourriez-vous reformuler votre question?

          Commentaire par Dominic Mailhot — 1 février 2016 @ 12 h 12 min

          • En gros, comment un intervenant peut espérer se rétablir d’un désespoir professionnel ?

            Ou comment croire au rétablissement d’un patient ?

            Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 1 février 2016 @ 14 h 04 min

          • En gros, comment un intervenant peut espérer se rétablir d’un désespoir professionnel ?

            Ou comment croire au rétablissement d’un patient ?

            Dans l’absolu, l’utilité de l’intervenant en santé mentale est de soutenir la marche d’une autre personne vers un mieux-être. Le mieux-être est, sous un certain rapport, un chemin. La montagne à arpenter a ses voies nécessaires. Je crois à l’idée d’une maladie qui est un moment dans une évolution individuelle. Je crois à l’utilité des apprentissages, quels qu’ils soient, même s’ils paraissent, dans l’obscurité ou le chaos, inquantifiables, inappréciables, intangibles. Assisté ou non, malade ou non, tout le monde connaît ces états de l’âme. Je crois à une charité qui n’oublie pas l’essentiel et connaît aussi la vie, ses détours, ses voies, celles de l’âme. Croire et comprendre la notion de karma et de réincarnation m’a permis de faire des efforts que je n’aurais jamais consenti pour une seule vie. Voir et sentir les vérités impliquées en cela fut pour moi une source véritable d’épanouissement.

            Commentaire par Dominic Mailhot — 1 février 2016 @ 14 h 29 min

          • En gros, comment un intervenant peut espérer se rétablir d’un désespoir professionnel ?

            Ou comment croire au rétablissement d’un patient ?

            Je pense que, finalement, il ne s’agit pas de croire, mais de bien connaître la nature de son travail. Il faut mettre l’accent là-dessus. En tant qu’intervenant pair-aidant, mes limites en interventions peuvent me placer devant l’insuffisance de mes moyens. C’est pourquoi suivre de la formation continue et alimenter sa réflexion, que ce soit à travers des formations éprouvées dans le domaine, ou à travers une spiritualité active qui permet de se recentrer et bonifier l’action thérapeutique à la lumière d’un vivant travail sur soi, tout cela peut permettre de ne pas se sentir limité ni bloqué. En revanche, cela implique plus de temps. Être seul a porter un dossier et avoir à sa charge de soutenir le rétablissement d’une personne ne m’est pas possible, c’est une bonne chose qu’une variété de type d’intervenant et une variété de personnes se passent le flambeau pour organiser un cadre pour un suivi thérapeutique. Cela résout, d’une autre manière, le problème des limites de ressources d’un intervenant et la pensée d’équipe offre une pluralité de points de vue qui doit permettre de dénouer les « problématiques désespérantes ».

            Commentaire par Dominic Mailhot — 1 février 2016 @ 14 h 50 min

      • 1) Comment puis-je, en tant qu’intervenant, continuer de nourrir l’espoir chez la personne en rétablissement, en particulier lorsque je le perds et que je n’y crois plus?

        Cette question me ramène au livre Je suis une personne, pas une maladie. Que diriez-vous d’aider la personne à rêver? Elle ne s’en donne probablement pas la permission. Demandez-lui ce qu’elle voudrait faire si elle n’avait pas cette maladie. Aidez-la à cerner ses désirs et ses besoins. Manifestez beaucoup d’écoute et d’empathie. Une personne qui se sent écoutée et appréciée telle qu’elle est, dans une relation d’égal à égal, ne peut pas faire autrement que de revenir, car c’est très rare que ce besoin soit comblé. Moi, ça ne m’est arrivé qu’avec un seul professionnel de la santé. Cela remonte à plus de 30 ans et je m’en souviens encore. Cette psychologue avait reconnu pleinement mon parcours difficile et ma résilience, et tout à coup je m’étais sentie forte et capable de changer des choses; j’avais ma place en ce monde.
        Il est souhaitable d’avoir plus d’une carte en mains, car ce ne sont pas toutes les cartes qui conviennent à tout le monde. Bref, n’hésitez pas à prendre connaissance des meilleures pratiques pour être en mesure de proposer à la personne ce qui lui conviendrait. De plus, si la personne est en bons termes avec ses proches, pourquoi ne pas les consulter ou leur expliquer ce qui aiderait, afin que tout le monde rame dans la même direction? N’oubliez pas non plus de consulter les pairs aidants. Et si vous n’arrivez à rien pour diverses raisons, demandez le transfert du dossier à une personne plus expérimentée.

        Commentaire par Danielle Lefebvre, membre de l'entourage — 1 février 2016 @ 14 h 19 min

        • Comment croire au rétablissement d’un patient? C’est une bonne chose qu’une variété d’intervenant… Moi, j’aime pas beaucoup faire affaire avec plusieurs personnes plusieurs intervenants ça me dis que je devrai raconter mon parcours mon histoire à chacun d’eux et que j’arriverai pas a créer, je sais pas comment dire, un lien privilégié avec l’un d’entre eux, au jour le jour en superficie ça peux aller mais pour aller plus profondément? Peut être que l’intervenant est pas la bonne personne pour ce type de relation thérapeutique.

          Commentaire par Bernard Saulnier — 1 février 2016 @ 15 h 30 min

          • Bonjour Bernard, je comprends tout à fait que vous n’aimez pas « faire affaire » avec plusieurs personnes/intervenants, car ça devient « fatiguant » de se raconter encore et encore. En effet, on a l’impression de rester en superficialité.

            Par contre, j’aime bien l’idée de Danielle qui propose une formule « essai-erreur » avec différents partenaires de son rétablissement. Il me parait sensé de ne pas nécessairement développer une relation privilégié avec toutes les personnes qui nous croisent dans notre processus de rétablissement, mais je crois qu’il faut se donner la chance de « magasiner » (désolée du terme mercantile) les personnes qui deviendront des êtres significatifs dans notre rétablissement. Qu’en pensez-vous?

            Commentaire par Dominique Michaud — 2 février 2016 @ 10 h 52 min

          • J’aime pas magasiner, je comprend le principe le psy m’avait conseillé de magasiner un médecin de famille. Pour dire que ma schizophrénie est pas toujours exprimable et y’a des moments ou je me tourne vers ceux qui ont une bonne oreille dans mon entourage.

            Commentaire par Bernard Saulnier — 2 février 2016 @ 11 h 02 min

          • Tu as un bon point Bernard, car tu es une personne en rétablissement comme moi qui a davantage bénéficié d’entraide mutuelle entre pairs et ça marche…Et ça devrait être de plus en plus utiliser comme autre moyen d’intervention et comme alternative complémentaire…car dans le réseau ce n’est pas une formule privilégiée …Alors comme on se l’ai dit souvent revient ça marche…!

            Toute mes salutations membre fondateur de Reprendre Pouvoir et ami Bernard !

            Chad Reprendre Pouvoir un jour… Reprendre Pouvoir toujours !

            Commentaire par Chad Chouinard — 5 février 2016 @ 7 h 28 min

        • Dans le cadre d’un suivi SIV par exemple, il faut se rappeler que l’intervenant arrive avec sa couleur, sa personnalité, ses outils. Quand l’approche rétablissement arrive dans une impasse, il faut se poser la question: « Est-ce que je fais partie de la solution ou du problème? » avec humilité. Les relations humaines sont complexes et il arrive souvent qu’un changement de stratégie, d’intervenant ou même une fin de suivi déclenche une prise de conscience ou favorise la découverte d’un élément nouveau qui permet de réenclencher le processus.

          Mettre de la pression quand on rencontre des résistances a de fortes chances d’aggraver les choses et il est notoire qu’un intervenant qui persiste dans une mission dans lequel il ne croit pas met sa propre santé mentale à risque. La persévérance et le support d’une équipe est un élément indispensable, mais parfois, un repli stratégique est la seule option qui s’impose pour éviter de compromettre le processus de rétablissement.

          Le processus de rétablissement, c’est avant tout la recherche d’équilibre dans une relation humaine constructive. Pour avancer en vélo, il faut rester en équilibre et pédaler, mais parfois aussi se reposer et mettre le pied à terre pour faire le point. La ballade est souvent plus agréable à deux et quand on est en panne, rien ne remplace une rencontre avec quelqu’un qui a les bons outils ou la trousse de premiers soins au bon moment, mais l’usager en panne n’est jamais obligé d’accepter notre aide. L’usager doit d’abord réaliser quel est le problème et accepter l’aide qui est offerte.

          Nourrir l’espoir n’est possible que si on arrive à établir une relation de respect et de confiance mutuelle. Le succès de cet arrimage dépend d’une foule de facteurs qui ne sont pas forcément à la portée de tous les intervenants, même expérimentés. Vive le travail d’équipe.

          Commentaire par Martin Jalbert, inf clinicien équipe SIV St-Jérôme — 4 février 2016 @ 9 h 02 min

          • J’adore tout le commentaire et tout particulièrement la question de l’impasse.

            Je me questionne sur la portée du « pas forcément » :

            Est-ce qu’un conflit de personnalité peut toujours arriver ?

            Et si oui, ne pourrait-on pas inverser l’énoncé de « pas forcément » par « forcément pas » ?

            En vous remerciant d’avance pour vos positionnements sur la question ainsi que le développement de votre argumentaire.

            Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 4 février 2016 @ 13 h 09 min

          • J’adhère vraiment à l’idée que le processus de rétablissement se développe en grande partie à travers une/des relations constructives, avec des intervenants ou non. C’est probablement le médium (relation humaine ou thérapeutique) qui permet le mieux de sentir qui on est et ce que ça produit d’être ce que l’on est, tout en ayant l’opportunité de s’ajuster et vivre les résultats de cet ajustement. C’est un regard et une danse très particulière, avec 1 individu, pour s’imprégner de ce que ça peut représenter vivre en société, s’intégrer, s’actualiser. C’est la nature de l’accompagnement de rendre disponible ce genre de relation, individuelle mais socialisante. Le blogue produit ça un peu ! Merci.

            Commentaire par Jean Gravel — 4 février 2016 @ 21 h 36 min

    • C’est la force de détermination de vivre malgré l’adversité de la maladie ou autre…c’est la force de résilience par excellence soit faire du sens avec sa souffrance et d’apprendre à composer avec elle avec la joie de vivre qui doit s’entretenir et être nourrit au quotidien. Mettre en place un projet de vie, un rêve qui nous stimule et nous apporte une raison de vivre malgré les malgrés.

      Commentaire par chadgc — 4 février 2016 @ 6 h 37 min

      • J’adore cette vision de force, de détermination ainsi que de résilience.

        Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 4 février 2016 @ 8 h 05 min

    • L’espoir à travers le rétablissement est pour moi un état où la personne a les idées claires…voit plus loin à l’horizon, est capable de se réaliser dans le temps,

      Commentaire par Danielle Plafter — 5 février 2016 @ 16 h 17 min

  4. Qu’Est-ce qu’un choix libre et éclairé ?

    Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 1 février 2016 @ 9 h 25 min

    • C’est un choix fait en connaissance de cause. La liberté est toujours modulée en fonction des contingences extérieures, aussi cette situation n’est pas foncièrement une injustice, mais plutôt une somme de conditions liées à l’évolution individuelle. En revanche, certaines contraintes sont de grandes sources d’épreuves, d’amertumes, de tristesses, d’incompréhension, sachant aussi que, comme le disait Mère Theresa, la plus grande pauvreté est de ne pas se sentir aimé.

      Commentaire par Dominic Mailhot — 1 février 2016 @ 10 h 12 min

      • Dans l’optique où le réseau de la santé aimerait ses patients-usagers-utilisateurs de service, comment pourrait-il le leur laisser savoir ?

        Réduire certaines contraintes, imposées ou non, ne pourrait-il être envisageable ?

        Et si oui comment ?

        Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 1 février 2016 @ 11 h 50 min

        • Je ne pense pas qu’une institution puisse aimer ses utilisateurs, ce n’est pas sa fonction. Je pense que cette pauvreté est une caractéristique des institutions sociales dans un système économique axé sur la solvabilité des agents sociaux aux banques, et en regard d’une vision du soin concentré sur certaines positions devant combiner profit et efficacité. En ce sens, cette pauvreté est une réalité globale, ayant de multiples facettes, où les institutions protègent leur intégrité et leurs travailleurs, en tentant de minimiser l’impact aux désoeuvrés. Je pense que c’est à chacun d’offrir le meilleur de lui-même au service du bien en général, en misant sur des valeurs humanistes et spirituelles. Le réseau de la santé ne peut être seul porteur de ces valeurs, mais peut les incarner. Elle peut devenir un citoyen social leader en promouvant une vision de l’être humain différente, où l’individu n’est plus soumis aux valeurs qui réduisent l’être humain à sa fonction sociale de consommateur vide à remplir, de performeur, de maître de l’adaptation, de penseur rapide, de locuteur sans propos, de coût social, etc. Ces espaces existent, ils impliquent un reflet vivant de l’intériorité humaine. Pour ceux qui sont bons là-dedans, ça va, mais pour ceux qui n’en ont pas la culture, ces lieux, ces temporalités, ces voix sont à créer.

          Commentaire par Dominic Mailhot — 1 février 2016 @ 12 h 31 min

        • Je pense qu’une offre de soin de réseau hospitalier doit avoir conscience de devoir créer des espaces de rencontre, de vie qui permettent de développer des valeurs dont le centre est au coeur de la réalité de l’individu. Une vision holistique, une vision /de/ l’individu. Il faut penser à des moyens d’enrichissement au plan mental, émotionnel et spirituel. On ne règle pas le chaos intérieur en runnant l’individu a se conformer directement une résolution commode de ses problèmes psychologiques et physiques. Au SIM de Joliette, nous avons des cours offerts par des intervenants sur différents sujets, nous avions davantage (plus maintenant, faute de moyens) d’activité réunissant tout le monde. De fait, l’esprit de groupe était une force plus présente. Nous transportions davantage de patients pour leur donner accès à des activités: aujourd’hui on les aide à s’adapter à une société plus pauvre en limitant cette offre. On leur laisse les cigarettes.

          Commentaire par Dominic Mailhot — 1 février 2016 @ 15 h 03 min

        • Je pense que nous n’avons pas à combler le besoin que les personnes souffrantes ont d’être aimées. Par contre, nous avons à les accompagner dans leur démarche pour combler ce besoin. On se donnait l’exemple de la petite tape dans le dos quand on a fait un bon travail. Il y a des gens qui ont besoin qu’on la leur donne et il y en a qui se la donne. Je remarque que les personnes capables d’un bon sens auto-critique vont mieux émotionnellement…

          Commentaire par Isabelle Boucher — 2 février 2016 @ 9 h 51 min

          • Bon midi Isabelle,

            Qu’Est-ce qu’un bon sens autocritique ?

            Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 2 février 2016 @ 12 h 39 min

    • Moi quand on parle de choix libre et éclairé je pense à la consommation de drogue et d’alcool à comment ça deviens un non choix et comment dans mon rétablissement je choisis de ne pas consommer. Libre parce que je peux aller ou je veux sobre éclairé parce je connais la différence entre l’ivresse et la sobriété. Je sais pas si c’est à propos…

      Commentaire par ReprendrePouvoir — 1 février 2016 @ 12 h 07 min

      • C’est très à-propos « ReprendrePouvoir » :

        Un GROS merci pour l’exemple !

        Reprenant l’exemple, pour moi, il faut faire une différence entre le rétablissement individuel et le rétablissement collectif.

        Je m’explique :

        Pour moi, le rétablissement individuel restera toujours un choix personnel : Des alcooliques fonctionnels j’en connais et j’en ai connu… Jusqu’à temps que le foie lâche… « Faut ben mourir de quelque chose un jour » ou « on mourra tous un jour », me répondent-ils. Pour eux, point de rétablissement, ils ne sont pas malade selon eux : le malade serait moi de ne pas prendre d’alcool, lorsqu’offert, dans un cadre festif.

        Par contre effectivement le non-choix entre en cause si vous ou la société considère la consommation de drogue ou d’alcool comme un problème.

        Se rétablir dans ce contexte devient un non-choix, je suis d’accord avec vous.

        Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 1 février 2016 @ 12 h 37 min

        • Le non-choix se pose quand c’est la consommation ou la mort, y’a un côté suicidaire dans les substances et les quantités consommé. Le problème je le place pas sur la société c’est mon problème, je me dois de le régler c’est comme une deuxième vie

          Commentaire par Bernard Saulnier — 1 février 2016 @ 12 h 49 min

          • Pour moi, le choix se pose toujours ici, malgré le côté suicidaire de la chose. Certains appelleront cela : « l’aide médicale à mourir »…

            Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 2 février 2016 @ 6 h 11 min

          • L’aide médicale à mourir! Vous êtes cynique, le problème est que pour beaucoup de gens ils semble impossible de vivre sans alcool. Pour certain boire ça a un côté normalisant. Puisqu’on parle de rétablissement je vois pas très bien comment on peux se rétablir dans un milieu alcoolisé. Faut faire des choix, ne plus fréquenter les consommateurs autour de nous… En voilà un choix, je sais bien qu’on peux s’enfermer chez soi et boire jusqu’à la mort mais vous me ferez pas dire que c’est un choix.

            Commentaire par Bernard Saulnier — 2 février 2016 @ 9 h 09 min

          • Bonjour Bernard,

            Je ne vous fait pas dire ou écrire que c’est un choix, c’est moi qui l’écrit.

            À savoir maintenant si ce choix est libre et éclairé, je crois que c’est aux intervenants(es) spécialisés(es) à y veiller.

            Pour moi, la différence est là : Respecter un choix ou une personne part de là.

            Mon oncle a été retrouvé mort par intoxication à l’alcool dans son coffre de voiture à l’âge de 37 ans. Est-ce que c’était un choix ou un non-choix ? Au su de l’histoire familiale, je puis vous affirmer que c’était un choix. Est-ce qu’il était en processus de rétablissement ? Fort probablement pas.

            Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 2 février 2016 @ 13 h 08 min

    • Moi quand on parle de choix libre et éclairé je pense à la consommation de drogue et d’alcool au moment ou c’est un non choix. À comment chaque jour je choisis de ne pas consommer parce que je suis sérieux dans mon rétablissement.

      Commentaire par Bernard Saulnier — 1 février 2016 @ 12 h 30 min

    • C’est d’être conscient de sa situation problématique ou d’être éclairer par de bon éclaireurs quand nous ne sommes dans le monde du réel ( les symptômes de la maladie ( psychose)…

      Commentaire par chadgc — 4 février 2016 @ 6 h 41 min

      • J’ai un peu( de difficultés avec cette vision…

        Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 4 février 2016 @ 8 h 15 min

    • Un choix libre et éclairé se fait quand la personne sait à quoi s’attendre dans son choix, elle a fait connaissance de sa décision avec les conséquences qui s’en suivent.

      Commentaire par Danielle Plafter — 5 février 2016 @ 16 h 19 min

  5. Quelles sont les limites que vous vivez personnellement face au rétablissement ?

    Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 1 février 2016 @ 9 h 27 min

    • Souvent nous croyons plus en ses capacités que la personne elle-même! Pour toutes sortes de raisons elle a encré que ses possibilités sont limitées! L’inactivité causée par la peur est très confrontante pour un intervenant…

      Commentaire par Isabelle Boucher — 2 février 2016 @ 10 h 00 min

      • Iriez-vous jusqu’à écrire que les milieux d’intervention sont insécurisant pour la personne ?

        Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 2 février 2016 @ 13 h 22 min

        • Disons que je pense qu’il faut être déstabilisé pour pouvoir se re-stabiliser autrement…🙂

          Commentaire par Isabelle Boucher — 3 février 2016 @ 13 h 50 min

    • Mes limites que je vit dans mon rétablissement sont mes symptômes résiduels dont avoir des pensées submergées et des voix intérieures qui font partie de conversations non contrôlables. Et aussi, mes anxiétés qui sont pour l’instant difficiles mais que je crois que je pourrai avec espoir m’en sortir après que je vais aller au Centre de Jour de l’hôpital Albert-Prévost.

      Commentaire par Danielle Plafter — 5 février 2016 @ 16 h 25 min

  6. Qu’Est-ce que le rétablissement ?

    Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 1 février 2016 @ 9 h 31 min

    • Le rétablissement est une expérience de réalisation de soi, à travers une intériorisation de principes liés au mieux-être individuel et personnel en tenant compte de tous les plans de l’être : les plans physique, mental, émotionnel et spirituel. Le rétablissement nous ramène à des principes qui, en eux-mêmes, recadrent notre aspiration à plus de liberté au croisement de valeurs qui permettent de rétablir de l’ordre en nous et nous développer dans un sens résolument constructif. Les pensées, les paroles et les actions favorables à une vie intérieure riche et équilibrée ont, de tout temps, permis à l’être humain de s’orienter en conscience et de surmonter les conditions matérielles difficiles, notamment lorsque celles-ci lient voire, livrent l’être humain à une corporéité fragilisée par la maladie.

      Commentaire par Dominic Mailhot — 1 février 2016 @ 10 h 13 min

    • Pour moi le rétablissement c’est aider dans mon cas un membre car je travaille au centre de jour Maison L’Échelon, à reprend le contrôle de sa vie en participant à des activités organisées pour eux. Le fait de faire des activités (Social, culturel, sportive, informatique et des sortis extérieurs) avec d’autres personnes avec des problématiques semblables aide beaucoup à être en confiance ne pas vivre de rejet et de jugement. Chacun va à son rythme et graduellement atteins des objectifs de vie saine.

      Commentaire par Sandra Robillard — 1 février 2016 @ 10 h 51 min

      • Donc pour vous, aider aide : Pourrions-nous en faire une généralité ?

        Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 1 février 2016 @ 11 h 59 min

    • Pour répondre à la question je dirais que le rétablissement dans le domaine des maladies psychiatriques n’est pas la même chose que les maladies physiques. Le rétablissement en santé mentale est souvent sur une période d’une vie, car la maladie dure la plupart du temps toute la vie, comme ma maladie: la schizophrénie.

      Le rétablissement peut se définir comme un cheminement personnel qui amène la personne vivant la maladie vers un mieux-être. La personne qui est en rétablissement retrouve une plénitude à travers sa maladie en ayant avant tout un équilibre au niveau de sa santé mentale.

      Commentaire par danielle plafter — 1 février 2016 @ 16 h 58 min

      • Merci beaucoup Danielle! C’est un plaisir de se croiser à nouveau sur ce blogue.
        J’aime beaucoup quand vous parlez de plénitude à travers la maladie. Les écrits scientifiques et définitions du rétablissement parlent que le rétablissement est en effet une quête de bien-être et d’équilibre. Ils disent également qu’il peut se produire une évolution personnelle au-delà du point de départ comme dans le concept de résilience. La maladie malgré ses effets néfastes sur la personne permet à la personne de se dépasser sur le plan personnel.

        Commentaire par Catherine Briand — 2 février 2016 @ 1 h 53 min

        • Oui Catherine, je suis heureuse d’être parmi vous. En effet, quand je parle de plénitude, je sous-entend un état où l’âme et le cœur est comblé. Par ailleurs, j’aimerais dire également que la clé du rétablissement est selon moi, l’acceptation de sa maladie.

          Commentaire par Danielle Plafter — 2 février 2016 @ 15 h 56 min

        • Eh oui ! tu as raison Catherine de souligner la beau de la spiritualité dans le rétablissement personnel, car pour plusieurs personnes en rétablissement c’est un outil et une dimension importante pour la santé mentale…En fait, pour moi c’est très important et ce qui m’a gardé en vie jusqu’à maintenant…

          Commentaire par chadgc — 4 février 2016 @ 6 h 51 min

          • L’aspect de la spiritualité dans le rétablissement est pour moi essentiel! Sans ma vie spirituelle je n’aurais pas survécu à ma maladie!🙂

            Commentaire par Danielle Plafter — 5 février 2016 @ 16 h 30 min

      • Très belle définition du rétablissement…Danielle ! Elle est rempli d’espoir et de détermination…

        Commentaire par chadgc — 4 février 2016 @ 6 h 44 min

      • C’est beau de te lire quand, tu nous parle de rétablissement…Bonne continuation !

        Commentaire par chadgc — 4 février 2016 @ 6 h 54 min

        • J’aimerais ajouter un commentaire sur la réponse initiale de Danielle Plafter et toutes les autres qui ont suivi. On y croit ou non, mais je peux dire pour l’avoir vécu que la maladie ou la tragédie que vit un proche peut aussi être salutaire pour certains membres de l’entourage, leur faire prendre conscience des changements de cap qui s’imposent dans leur propre vie. Lors d’un atelier destiné à des proches, j’avais demandé si certains avaient remarqué quelques répercussions heureuses sur eux de la maladie de leur être cher. Plusieurs ont levé la main : des couples s’étaient rapprochés, des personnes plutôt seules avaient créé de belles relations avec d’autres proches de personnes utilisatrices, d’autres encore avaient décidé de rêver elles aussi ou de réaliser leurs rêves.

          Commentaire par Danielle Lefebvre, membre de l'entourage — 4 février 2016 @ 16 h 49 min

          • +1.

            Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 4 février 2016 @ 17 h 00 min

  7. Les numéros correspondent aux thématiques ci-haut

    4) Dans les prises de risque
    Pour ma part, je me répète souvent cette petite phrase dans ma tête : ¨tant qu’il y a du changement¨. L’objectif que la personne se fixe ne doit pas être une finalité pour l’intervenant ou pour les utilisateurs de services, mais plutôt un tremplin au changement pour la personne en rétablissement. Il est donc normal pour tous d’apprendre parfois en commettant des erreurs. Je crois qu’il est important de mettre en lumière les forces qui ont été déployés et utilisées par la personne lors de ces essais et erreurs. Ainsi, l’utilisateur de services prendra peut-être conscience de ses forces et s’en servira afin de s’activer dans un objectif autre que celui d’abord identifié.

    2) Dans les prises de risques
    Je crois qu’il est important de responsabiliser au maximum les personnes en rétablissement. Afin de bien fonctionner dans la communauté, le citoyen doit se prendre en charge lui-même. Il doit même parfois faire face à certaines conséquences induites par ses propres comportements. Toutefois, ce même sens des responsabilités s’applique aussi à l’intervenant qui perçoit son client en danger pour lui-même ou pour autrui. Ce dernier se doit de réagir en lui offrant les moyens nécessaires à ce qu’il sorte de la crise.

    Commentaire par Gilbert Gadoury — 1 février 2016 @ 10 h 55 min

    • Je suis d’accord avec vous les utilisateurs de service doivent être responsabilisé au maximum mais nous pouvons aussi les aider en étent là pour eux un peu comme un filet de sécurité.

      Commentaire par Sandra Robillard — 1 février 2016 @ 11 h 26 min

    • Bonjour,

      Votre « peut-être » au sein de votre prise de risque m’interpelle :

      Pouvez-vous, ou pouvons-nous, identifier les facteurs qui influent sur ce « peut-être » et pouvons-nous, individuellement ou collectivement, influer sur ce même « peut-être » ?

      De même, votre responsabilisation « au maximum » des personnes en rétablissement me questionne du fait de certaines études canadiennes, que je ne saurais citer ici, indiquent que le Québec, avec son modèle dit socialiste, aurait un taux de réinsertion social plus important que le reste du Canada; qui lui-même imposerait des peines plus sévères à ses « désaxées ». J’en prends pour preuve le « modèle Harper » sur la question.

      D’où ma question :

      Devrions-nous réellement « responsabiliser au maximum » les personnes en rétablissement ?

      Et si réellement oui, pourquoi ?

      Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 1 février 2016 @ 12 h 16 min

      • Moi j’ai longtemps été irresponsable et la vie étais pas facile, c’est une question de valeurs, sex, drug &rock’n’roll ça fait pas vieux os. Responsabiliser peut être pas au maximum le chèque d’aide sociale permettant pas toujours de couvrir tout les frais mais… Ce que je suis en train d’écrire c’est un cul-de-sac.

        Commentaire par Bernard Saulnier — 1 février 2016 @ 13 h 03 min

      • Mon ¨peut-être¨ désignait le fait qu’il est impossible de garantir une prise de conscience dans le cas d’un intervenant qui souhaite aider la personne en rétablissement. C’est la personne en rétablissement qui réalisera un changement ou non.Aussi, j’ai utilisé le terme maximum en voulant décrire le plein potentiel d’un individu.

        Commentaire par Gilbert Gadoury — 1 février 2016 @ 16 h 22 min

      • Bonjour, j’ai lu votre réflexion et je trouve cela intéressant. Je pense que la « reponsabilisation au maximum » est la mise en place et l’utilisation d’un mécanisme qui force l’action. Mais j’ai observé que certain passaient sous cette garde, passaient même sous le bras de la justice, assumant une existence sans ordre, sans biens et sans responsabilité. Donc, si c’était le seul moyen d’intervenir, nous échapperions des situations. D’un autre côté, l’humain peut être assez aveugle pour se complaire dans un état dont il fuirait, par le mensonge, l’erreur, la criminalité, l’ignorance, par quelque lacune personnelle, l’évidente désorganisation intérieure. La responsabilisation au maximum semble mécaniser l’expérience de rétablissement et s’adresser à une clientèle à laquelle on demande d’avoir la volonté de s’acclimater aux formes sociales, alors que la responsabilité de s’adapter n’est plus la même dans un monde où 20% des canadiens… souffriront, au cours de leur vie, d’une forme de maladie mentale. Autrement dit, la responsbilité est mondiale, collective et humaine, elle n’est pas simplement individuelle. L’élitisme de l’accès aux ressources saines de vie est tout comme si la beauté m’était accessible qu’aux normaux, aux riches, aux gens biens. L’individualisme et le matérialisme sont des blagues qu’on érige avec d’anciens murs d’organismes à buts non lucratifs. La drogue est une soupape sociale impersonnelle en plus d’être une satisfaction apprise, presque enseignée. Les facteurs de rétablissement sont des opportunités réelles. Avoir le temps de chercher, avoir quelque chose à trouver, avoir quelque chose à aimer, avoir l’énergie pour y arriver. Qu’il y ait des chemins. Qu’il y ait du monde.

        Commentaire par Dominic Mailhot — 1 février 2016 @ 17 h 08 min

        • Pour moi, et c’est un classique, la drogue c’est la fuite instantané, l’alcool aussi, l’incapacité d’attendre un mieux être une forme de récompense, c’est tout tout de suite! Le rétablissement, ce cheminement apparaît souvent impossible au souffrant. Je suis un peu perdus dans tout ça mais dites vous que vous assistez à un rétablissement on line .:-)

          Commentaire par Bernard Saulnier — 1 février 2016 @ 17 h 16 min

      • J’ajouterai ici une nuance (ou deux).

        Je pense que la responsabilité des intervenants est d’offrir des opportunités de croissance à la personne. C’est au sein d’opportunités, d’expériences, de nouvelles expérimentations, de nouveaux amis, de nouveaux environnements, de nouveaux défis que l’on se surpasse et qu’on apprend (ou ré-apprend) qui nous sommes. Un milieu d’intervention qui n’offrirait aucune ou peu d’opportunités de croissance par gestion stricte du risque, par peur de déstabiliser l’équilibre atteint ne serait pas pour moi un milieu soutenant la personne dans son rétablissement.

        Dans ce contexte d’opportunités, la personne pourra alors développer son empowerment, reprendre pouvoir sur sa vie, redevenir responsable pour soi-même….

        Je n’aime pas l’idée de «responsabiliser les personnes». Les personnes se responsabilisent par eux-même. Notre travail est de les soutenir à le faire!

        Commentaire par Catherine Briand — 2 février 2016 @ 2 h 00 min

        • J’adhère à votre commentaire. Cela dit, cela ne demeure pas facile à réaliser. C’est d’ailleurs une responsabilité universelle, nous avons tous à apprendre à nous responsabiliser. Essayer quelque chose, c’est prendre un risque mais c’est aussi laisser une chance à l’espoir. C’est cet espoir partagé entre les intervenants et mon fils en situation de rétablissement qui me donne la force de continuer, de veiller à mon propre équilibre. Nous formons ainsi une petite «communauté de soutien» qui n’a pas de prix! Je considère que mon fils, dans sa situation, a un courage exemplaire et il m’inspire beaucoup, me conduit à dépasser ma zone de confort, les sentiers battus. Bien que cela soit exigeant, cela m’apporte beaucoup.

          Commentaire par Jocelyne Lebrun — 2 février 2016 @ 7 h 38 min

        • Vous avez bien raison Les personnes se responsabilisent par eux-même. Notre travail est de les soutenir à le faire! belle précision

          Commentaire par Sandra Robillard — 2 février 2016 @ 13 h 03 min

      • Il faut responsabiliser les personnes en rétablissement au maximum, oui, pour éviter que la maladie prend le dessus…Dans mon cas, depuis un an, que j’ai voulu par mon sens de responsabilité demander de l’aide de la dpj pour m’aider à prendre soin de mes filles car je vivais des difficultés à travers ma maladie, avec le peu de ressources de la famille.

        Commentaire par Danielle Plafter — 2 février 2016 @ 17 h 19 min

        • Dans la mesure ou le maximum fluctue au gré de celle-ci(la maladie), tout autant que le rétablissement ainsi que la perception de celui-ci(le maximum)`, à travers une équipe d’intervention(à défaut d’une société) je pourrais, éventuellement, me rallier à cette vision.

          Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 2 février 2016 @ 19 h 48 min

          • Quand ça fait mal de pas être responsable tu va vers le rétablissement au maximum, sachant que le maximum n’est pas le même pour personne et je reviens au choix quel qu’il puisse être…La confiance dans un intervenant une intervenante c’est difficile pour un paranoiaque souvent tu fait confiance et l’intervenant quitte, ou j’habite j’ai calculé qu’en moyenne l’intervenant l’intervenante restais cinq ans, Une anecdote un intervenant qui avais pas beaucoup d’écoute m’a sortis de Bordeaux ce qui me fait dire qu’on a tous nos forces et nos faiblesses.

            Commentaire par Bernard Saulnier — 2 février 2016 @ 20 h 11 min

          • La nuance entre la responsabilisation au maximum et le rétablissement au maximum est suave à mes yeux : VIVE le RÉTABLISSEMENT au MAXIMUM !

            Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 2 février 2016 @ 21 h 36 min

    • Pour trouver un équilibre entre la responsabilisation et la protection de la personne, mon équipe et moi misons sur différentes stratégies pour redonner du pouvoir aux clients. Lors des interventions, nous nous positionnons comme guide dans le but de respecter les choix des clients plutôt que d’utiliser une approche directive. Nous tentons d’établir des plans de crise avec les clients afin qu’ils puissent eux-mêmes prévenir les situations à risque, et qu’ils aient choisi les moyens à mettre en place face à ces situations. D’ailleurs, les plans d’intervention sont toujours bâtis en collaboration avec le client de sorte qu’il décide de l’orientation des interventions à venir. L’autre ingrédient essentiel pour se sentir à l’aise de responsabiliser les clients est d’avoir pris le temps de créer une alliance thérapeutique suffisamment solide pour que le client se sente en confiance de se tourner vers nous si une situation lui cause un malaise ou entraîne un danger.

      Malgré nos efforts de respecter l’équilibre entre la responsabilisation et la protection des usagers, il nous arrive de collaborer avec des professionnels qui ne partagent pas notre philosophie d’intervention et qui ont une attitude presque purement « de protection ». Nous nous questionnons à savoir si cette protection vise réellement l’usager ou si elle a plutôt la fonction de protéger le public, voire le professionnel lui-même. Comment faire pour bonifier notre approche axée sur la reprise du pouvoir par le client et pour que d’autres professionnels soient sensibilisés à l’importance de cette approche?

      Commentaire par Isabelle Claveau — 1 février 2016 @ 16 h 05 min

      • Bonsoir Isabelle,

        Toujours la même recette :

        1. Données probantes :

        1.1 Plus-value(pour les professionnels);
        1.2 Moindre coûts(pout les gestionnaires);
        1.3 Facteur de risque acceptable(pour le réseau);
        1.4 Satisfaction de la clientèle(pour les politiciens).

        Reste à ventiler la plus-value pour chacun des professionnels qui peuvent être propre à chacun. Certains carburent aux résultats pour leur clientèle, d’autres pour eux-mêmes, de façon directe ou indirecte. C’est, selon moi, à ces derniers que vous devez concentrer vos efforts afin de développer la sensibilisation à cette merveilleuse approche.

        Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 1 février 2016 @ 19 h 31 min

        • Non ?

          Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 1 février 2016 @ 21 h 23 min

          • Il est vrai que si les discussions sont plus objectives, il sera plus facile de rejoindre nos avis concernant le clients.
            Une approche davantage responsabilisante donne souvent des résultats à long terme ce qui est difficilement compatible avec le milieu «médical» en général et compte tenu des responsabilités des différents professionnels du milieu de la santé et services sociaux, la gestion du risque est différente. L’éducation aux approches utilisées dans les équipes de suivi dans la communauté est incontournable qu’il s’agisse de l’approche motivationnelle, des principes du rétablissement,…

            Donc, les avis professionnels sont influencés par plusieurs variables (gestion des risques, responsabilité professionnelle, méconnaissances de l’usager) d’où le défi de la collaboration pour trouver l’équilibre entre la responsabilisation et la protection.

            Commentaire par Isabelle Claveau — 2 février 2016 @ 13 h 12 min

    • Les personnes en rétablissement doivent certes se responsabiliser. La responsabilité de la personne souffrant en santé mentale lui permettra de voler des ailes avec plus de liberté. Comme intervenant, comment aider la personne à se responsabiliser? Je crois que l’intervenant peut le faire en faisant du renforcement positif qui permet à l’esprit de l’aidé de se prendre en main par lui-même dans la fierté.

      Commentaire par Danielle Plafter — 2 février 2016 @ 16 h 59 min

  8. La piste de réflexion qui m’interpelle comme intervenant est certainement la qualité de la relation entre un aidant et un aidé.

    Une question qui me revient dans l’exercice de mon travail est la suivante : Quels sont les éléments qui favorisent ou qui prédisposent une relation de qualité entre deux personnes (un aidant et un aidé)?

    Je dois admettre que c’est toujours un privilège qui m’est alloué lorsqu’une personne accepte que je l’accompagne dans son processus de rétablissement. Dans un premier temps je voudrais souligner la force et le courage des personnes qui pose l’action d’aller chercher de l’aide. Cette action exprime une immense confiance en l’autre (aidant). À titre d’aidant je me dois de toujours considérer cet acte de confiance.

    Pour ma part un des éléments qui favorise ou qui valide la qualité de la relation est la notion de respect. Le respect absolu, sans compromis ni condition. L’alliance que nous recherchons tous, comme aidant, s’amorce avec le respect. Le respect des choix passés, présents et futurs de la personne aidé. Ces choix de vie, ne sont pas toujours faciles à respecter, ce sont des choix ou des modes de vie excentriques et parfois périlleux, cela peut être confrontant pour l’aidant. Accepter la différence, c’est accepté de respecter l’unicité de l’autre.
    Mais comment pourrions-nous mesurer la qualité du respect ? Évidemment la notion du libre choix serait un indicateur intéressant. Mais en pratique, le respect pourrait-il se mesurer par l’intensité de la présence de l’aidant ? Qu’est-ce qu’une présence intense auprès d’une personne en quête de support et d’accompagnement ?
    La présence s’exprime de deux façons soit : verbale ou non verbale. Au plan verbale, nul doute sur l’utilité des mots, en contrepartie, un silence, lors d’une entrevue, de la part de l’aidant peut être porteur et initiateur de réflexion chez l’aidé.
    Pour ce qui est de l’intensité, elle caractérise ou qualifie la présence. Une présence intense, pour moi, se caractérise par une entière attention manifestée par des comportements verbaux et non verbaux. Enfin, agir avec respect c’est de se rendre disponible (physiquement, mentalement) pour l’aidé.

    Le respect est certes un incontournable dans la qualité de la relation, nous le savons tous…mais dans nos interventions au quotidien combien de fois l’avons-nous occulté pour faire place à nos valeurs ????

    Commentaire par Alain Lebeau — 1 février 2016 @ 11 h 26 min

    • Bien franchement, vous êtes le genre d’intervenant que je recherche pour mon proche, le genre d’intervenant que je lui souhaite de trouver à court terme. Ses intervenants précédents (psychiatres compris) l’ont beaucoup déçus et il essaie maintenant de s’en sortir seul. Il est convaincu que les gens aident pour se sentir mieux, pas parce qu’ils se préoccupent vraiment de la personne. Et comme ils ont souvent peu d’outils et de temps, ils font de la gestion de cas, de dossiers. L’attention et le respect requis ne sont pas au rendez-vous.

      Commentaire par Danielle Lefebvre, membre de l'entourage — 1 février 2016 @ 14 h 27 min

    • Nos valeurs et principes teintes notre vision de la réalité. Il donc primordiale d’en être bien conscient pour pouvoir accueillir la personne en demande d’aide dans sa spécificité à elle, avec ses propres valeurs pour pouvoir la soutenir dans son processus de rétablissement. Cela rejoint ce que tu mentionnes Alain en terme de respect. Ce n’est pas toujours évident à faire car l’on peut être choqué par certaines façons d’agir mais c’est essentiel.

      Commentaire par Claudio Carmona — 3 février 2016 @ 9 h 04 min

      • Souvent, et je m’inclus là-dedans, l’aidé teste l’aidant en lui sortant des grossièretés pour connaître sa réaction et ainsi savoir s’il peut lui faire thérapeutiquement confiance afin de bâtir une alliance sérieuse tout autant que mutuellement thérapeutique. Combien de fois j’ai choisi la pire option par besoin d’indépendance et de liberté. L’éclairage amené par l’aidant avec une question simple à savoir si c’est vraiment ce que je voulais ainsi que les raisons que me faisait choisir l’option(cette) plutôt qu’une autre est très éclairant pour l’aidant. Non seulement sur la spécificité de la problématique mais également sur les choix globaux de l’individu(moi ou un autre). Ma thérapeute en était venu à seulement me demander si c’était vraiment ce que je voulais sans éclairage et « ça sortait tout seul ». Un tel degré de connivence thérapeutique, s’il aurait été au masculin, aurait pu se traduire par la phrase, la pensée ou l’attitude suivante : « Heille Courchesne, pas à moi ! ». « Sortir du livre » peut également aider à l’alliance thérapeutique.

        Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 3 février 2016 @ 10 h 14 min

        • Merci de votre commentaire M Courchesne. Vous faîtes bien de nuancer entre le message explicite et implicite. Respecter le choix de la personne c’est effectivement de cheminer avec la personne vers les objectifs qu’elle s’est fixée tout en apportant notre éclairage sur la situation (guider). L’intervenant doit accepter/respecter que les choix que fais la personne aidée sont différents de ceux qu’il aurait souhaité pour cette dernière mais, il sera là pour la soutenir et l’aider.
          J’aime beaucoup la phrase «est-ce vraiment ce que vous voulez?» pour alimenter la réflexion.

          Commentaire par Claudio Carmona — 5 février 2016 @ 9 h 43 min

          • Merci M. Carmona mais je dois avouer que les droits d’auteur sur cette phrase, je les doits à Madame Sylvie Lemieux, Travailleuse Sociale du point de service CLSC-Camirand et mon intervenante-pivot de l’époque…

            Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 5 février 2016 @ 15 h 03 min

          • Bon elle a utilisé le tutoiement mais en gros, l’idée est là.

            Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 5 février 2016 @ 15 h 40 min

  9. Modes de vie excentriques et périlleux, oui mais à un moment la personne en rétablissement dois cesser ce genre de comportement. Je crois que l’intervenant dois amener la personne à son rétablissement. Je suis quand même conscient que le choix reste celui de l’aidé moi dans mon rétablissement j’essais de rester authentique et intègre et je me suis choisis des figures des êtres qui quand je pense à eux m’aident à me rétablir

    Commentaire par ReprendrePouvoir — 1 février 2016 @ 12 h 24 min

    • J’aime beaucoup ce que je lis. Comme intervenant, il importe de demeurer attentif à nos attitudes, propos ou comportements qui ont ou qui ont eu un impact significatif pour la personne utilisateur de service. Ainsi j’aimerais bien connaître le type d’attitudes, propos, ou interventions qui ont contribué a amorcer un processus de rétablissement via une réponse d’utilisateur de services

      Commentaire par Guy Lagacé — 1 février 2016 @ 12 h 33 min

      • Parfois je regarde des gens et je les admire. C’est un peu des figures paternelles de substitution. Ils ont pas besoin d’intervenir juste de les savoir là à l’écoute c’est suffisant.

        Commentaire par Bernard Saulnier — 1 février 2016 @ 12 h 53 min

      • Pour répondre M. Lagacé, et je tiens à apporter un contre-exemple, j’ai longtemps habité la défunte « Maison St-Georges » établissement dédié. Un de ses momentané directeurs, paix à son âme, m’appelait, Mônsieur Courchesne, avec une juste touche théâtralisé visant à renforcer ma propre estime de soi ET de moi tout en mettant bien en place la connivence interpersonnelle nécessaire à ne point insulter ma propre intelligence personnelle ainsi que les autres intelligences présentes en la salle commune, lors des décrites interventions. Bon, va falloir un interprète mais c’est ma façon à moi de pas me faire publier tout en essayant de me faire comprendre.

        C’est réussi ?

        En ce qui concerne le contre-exemple, pour une autre personne, se faire appeler par son nom pourrait être insultant. La réponse classique est : « Monsieur c’est mon père » pour plusieurs raison : L’une d’entre-elles serait parce que le père pourrait ne pas être un exemple auquel elle voudrait être associé ou identifié, une deuxième au contraire parce le père en question serait idéalisé et que se faire appeler par un nom de famille dont le titre de Monsieur, à titre de représentant serait trop lourd à porter ou culturellement considéré comme insultant pour le père et la « sous-culture » de type « anglaise » ou autre.

        Pour en revenir à mon exemple( je vais frôler les 300 mots et je m’en excuse), ces attitudes, propos bien interprétés ainsi qu’interventions bien intentionnées ont amorcés chez moi un processus de rétablissement dans la mesure où mon estime de moi, par la figure paternelle ou de modèle associé comme mirroir de celle-ci(mon estime de moi) par la reconnaissance de la valeur de celle-ci(par mon modèle, le directeur), et mon estime de soi(par la mini-société présente en salle commune) ont amorcé ledit processus.

        Au besoin, j’aurais ou aurai un témoignage inverse à titre d’exemple féminin.

        Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 1 février 2016 @ 22 h 30 min

  10. Bonjour à vous chers blogueurs, je suis très heureuse que notre premier débat-blogue sur le rétablissement soit lancé. Profitez bien de cet espace pour partager avec d’autres vos opinions et commentaires sur un sujet qui nous interpelle tous. Bon débat-blogue!

    Commentaire par Myreille Bédard — 1 février 2016 @ 13 h 52 min

    • Merci de nous encourager de la sorte Mireille, car je peux affirmer que le thème est difficile à verbaliser étant donné que le rétablissement en santé mentale n’est pas un sujet tangible comme on peut noter la température sur un thermomètre… le fait d’en parler ensemble pourra à la fois nous éclairer sur le sujet…

      Commentaire par danielle plafter — 1 février 2016 @ 17 h 50 min

      • Bonjour Danielle,

        En effet, le thème est difficile à aborder puisqu’intangible, comme tu le décris si bien. Tu as touché droit au but en soulignant l’importance d’en parler ensemble, d’égal à égal, pour nous éclairer et nous amener vers une démarche commune.

        Commentaire par Dominique Michaud — 2 février 2016 @ 11 h 17 min

  11. Comme gestionnaire, mon objectif est d’avoir une équipe solide qui a le bien-être de la clientèle comme priorité. Cela passe par de la concientisation par rapport au fait que le rétablissement des troubles mentaux est un défi quotidien. Les rechutes peuvent faire parti du processus de rétablissement dans le sens où pour retomber,il fallait avoir monté avant. Chaque petit gain est important. De plus, je crois que pour amener un rapport de soutien, il est primordial de faire confiance en la capacité de nos client à se prendre en main car si on ne les croient pas capable d’aller plus loin, on ne les aident pas à progresser. Dans une équipe de première ligne ou une équipe de suivi dans la communauté, il importe que la personne qu’on accompagne sente que nous somme là pour l’accompagner dans le réapprentissage de la vie communautaire. Il faut briser le tabou et la stigmatisation en leur donnant assez de confiance en eux pour affronter le regard des autres. Finalement je me doit, toujours comme gestionnaire, faire en sorte que les gens puissent bénéficier de soins dans leur milieu car ce n’est pas en étant en milieu fermé qu’ils vont développer leur plein potentiel et reprendre leur estime d’eux-même.

    Commentaire par Geneviève Legendre — 1 février 2016 @ 13 h 55 min

    • Qu’en est-il de vos collègues ?

      Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 10 février 2016 @ 7 h 27 min

  12. Il m’apparait ici important de clarifier une notion soit celle que le rétablissement appartient au client, est décidé par lui , il en est responsable et seul lui peut l’évaluer. Le problème plus souvent qu’autrement c’est que l’intervenant se sent responsable du cheminement du client. Considérant que le rétablissement est un processus non linéaire, les phases plus grises, plus difficiles peuvent être considérées comme un échec par l’intervenant et susciter le découragement. Qu’en pensez-vous?

    Commentaire par Guy Lagacé — 1 février 2016 @ 16 h 14 min

    • Tout dépend des attentes de l’intervenant… Les difficultés que vivent les personnes en santé mentale peuvent être perçues comme un échec ou comme une épreuve, à vous de vouloir interpréter à votre guise… Mais cela dit, cela peut susciter du découragement et l’intervenant doit avoir une force de caractère de béton!! Ce qui est presque impossible, car l’intervenant est un être humain avec des émotions et peut être influencé et se sentir découragé.

      Commentaire par danielle plafter — 1 février 2016 @ 17 h 42 min

      • De plus tout dépend, selon moi, également des attentes de l’intervention et donc de la pression externe, tout autant que celle interne, subies par ledit intervenant. Il est effectivement facile de déléguer la pression à l’usager-patient-utilisateur de service en le faisant passer pour le « mauvais patient », « mauvais usager », « mauvais utilisateur des services », voire de profiteur.

        Non ?

        Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 1 février 2016 @ 23 h 21 min

        • Mais qu’est-ce qu’une pratique orientée vers le rétablissement? Quelles sont les pratiques à valoriser pour soutenir la personne et son entourage dans son processus de rétablissement?

          Voici quelques pistes. Pour tous les détails, consulter notre dossier Web sur les services axés rétablissement.
          http://www.iusmm.ca/le-cerris/meilleures-pratiques/services-axes-retablissement.html

          – aider la personne à faire ses propres choix, la soutenir dans l’élaboration d’un plan de rétablissement
          – mettre la personne en contact avec une personne qui a un vécu expérientiel, le témoignage est l’un des moyens les plus efficaces pour stimuler l’espoir
          – embaucher des pairs-aidants, mettre à contribuer les personnes avec un vécu expérientiel à tous les niveaux de décisions
          – soutenir l’amélioration des conditions de vie de la personne: accès à une subvention au logement, retour aux études, accès à des activités et ressources à moindre coût, retour au travail, etc.
          – etc.

          Commentaire par Catherine Briand — 2 février 2016 @ 2 h 25 min

        • En effet, le cadre dans lequel s’inscrit l’intervention, au plan philosophique, est important. Je connais beaucoup de pair aidant qui ont une compréhension spiritualiste de la vie, ce qui leur a permis de renforcer leur autoperception expérientielle de leur expérience du rétablissement et du sens à donner à la maladie.

          Commentaire par Dominic Mailhot — 2 février 2016 @ 9 h 19 min

          • Je crois aussi, toujours en réponse à M. Lagacé, que la distance et la perspective permettent de sortir d’un rapport non fertile à l’autre dans un contexte d’intervention. Avoir accès à une pluralité de points de vue, savoir décrocher, pouvoir échanger sur un vécu en intervention qui présente une lourdeur au plan émotionnel et un défi au plan mental que dont on ne peut pas toujours se détacher pour y revenir avec un regard neuf sinon que par une certaine maîtrise de la vie intérieure, ce qui est souvent le fait d’intervenants bien formés, mais est plus difficile à réaliser pour un pair-aidant, lorsque l’anxiété est un aspect qui entre en ligne de compte dans le travail d’intervenant.

            Commentaire par Dominic Mailhot — 2 février 2016 @ 9 h 28 min

          • Je sais pas trop si je vais oser vous parler de ça… À un moment dans mon rétablissement j’enviais l’intervenant, l’intervenante parce que eux pouvaient rentré chez eux et moi je restais captif de la maladie, du milieu des appartements supervisé maintenant j’accepte tout ça et il est pas question que je me fasse materner. Je pense aussi au milieu du travail avec tout ces programmes d’aide à l’emploi qui marginalisent. Je sais pas trop comment écrire ni si j’écris au bon endroit…

            Commentaire par Bernard Saulnier — 2 février 2016 @ 9 h 39 min

          • En somme, lorsque j’explique cet enjeu du découragement et de l’impression d’échec, je dis que la nature de l’intervention sociale, les outils et les limites propres à cette technique et à ses possibilités propres constituent une limite lié à la fonction d’agent de l’intervenant dans le cadre de traitement présenté. Quant à ce que l’individu peut donner, et en cela il n’est différent d’aucun être humain, s’il le donne, il ne devrait logiquement rien attendre en retour. S’il dépense trop d’énergie, il met en péril d’autres sphères de sa vie, or cela entame son propre potentiel vital et n’est lui-même plus aidant, de toute façon. La générosité est une vertu, rechercher le juste milieu en toute chose est une règle qui permet l’action juste.

            Commentaire par Dominic Mailhot — 2 février 2016 @ 9 h 41 min

    • Tellement vrai! Merci Guy! Le rétablissement est un processus profondément personnel.
      Voir notre dossier Web sur le rétablissement qui propose des pistes de définition, des principes clés, des témoignages vidéos!
      http://www.iusmm.ca/le-cerris/meilleures-pratiques/retablissement.html

      Cela dit, notre système de santé a un défi à relever pour faire de ses services et pratiques des moyens concrets pour soutenir le rétablissement des personnes. C’est ce qu’on appelle «la pratique axée vers le rétablissement» ou «recovery-oriented practices or services».

      Ainsi, que pouvons-nous faire pour aller vers des services axés rétablissement. En voici quelques uns:
      – Aider la personne à faire ses propres choix, la guider afin qu’elle produise son plan de rétablissement, qu’elle réfléchisse à ce qu’elle souhaite
      – Mettre la personne en lien avec une personne qui a un vécu avec la maladie mentale, l’accès à des témoignages de d’autres personnes est l’outil le plus puissant pour la reconquête (parfois difficile) de l’espoir
      – Embaucher des pairs-aidants, avoir des personnes utilisatrices de services de santé mentale à tous les niveaux de décisions dans nos organisations
      – Valoriser des approches de réadaptation qui permettent à la personne d’améliorer ses conditions de vie (retour aux études, accès à des activités, ressources à moindre coût, retour au travail, accès à des subventions au logement)
      – Lutter contre la stigmatisation et l’auto-stigmatisation, offrir des opportunités d’apprentissage, de croissance

      Pour en savoir plus, consulter notre dossier Web sur les pratiques axées rétablissement
      http://www.iusmm.ca/le-cerris/meilleures-pratiques/services-axes-retablissement.html

      Commentaire par Catherine Briand — 2 février 2016 @ 2 h 13 min

    • Merci Guy! Tellement vrai. Le rétablissement est un processus profondément personnel.
      Voir notre dossier Web sur le rétablissement qui présente des pistes de définition, des principes, des témoignages.
      http://www.iusmm.ca/le-cerris/meilleures-pratiques/retablissement.html

      Cela dit, notre système de santé a la responsabilité d’offrir des services qui offrent des moyens concrets aux personnes de se rétablir. C’est ce qu’on appelle «la pratique orientée vers le rétablissement» ou «recovery-oriented services or practices».

      Commentaire par Catherine Briand — 2 février 2016 @ 2 h 19 min

  13. Bonjour à tous chers blogueurs! Je suis heureuse de m’avoir inscrite aujourd’hui pour faire partie de ce débat-blogue… ceci un peu à la dernière minute…J’ai failli ne peut pouvoir m’inscrire, car mon ordinateur était en panne depuis une bonne période ainsi j’étais triste de ne pas pouvoir y participer. Par magie, mon ordi s’est rétabli et m’a permis de parler avec vous du rétablissement personnel qui est un sujet ma foi à la mode dans le monde de la psychiatrie. Par grâce, mon ordi s’est rétabli lui aussi et m’a donné la chance de faire travailler mes idées et fortifier mon morale lors d’une période de ma vie qui est difficile! Longue vie est ma maladie, où je dois mettre à l’œuvre mon propre rétablissement.

    Commentaire par danielle plafter — 1 février 2016 @ 17 h 11 min

    • Heureux de te revoir ici Danielle.

      Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 1 février 2016 @ 23 h 23 min

    • Ça fait plaisir de t’avoir parmi nous Danielle!

      Commentaire par Dominique Michaud — 2 février 2016 @ 11 h 21 min

  14. Bonjour à tous blogueurs, voici mes réflexions concernant: « comment valoriser et soutenir le rétablissement personnel des utilisateurs de service au sein de l’équipe SIM dont je fait partie en tant qu’intervenante. Je crois que la valorisation d’une personne passe d’abord par le respect de celle-ci dans son entièreté et au delà de la maladie mentale. Le respect passe par différentes d’étapes, mais la principale pour moi est de laisser libre choix (éclairé) sur sa prise de décision et ainsi le rétablissement pour prendre place.

    Soutenir la personne dans la communauté sera pour moi de l’outiller avec plusieurs piste de solutions, afin que la personne fasse ses propres choix sans y avons été influencé.
    Comment dans la volet traitement où la personne décide d’adhérer à un organisme qui pour eux la personne atteinte de maladie mentale peut recouvrir la stabilité en outre, en sautillant de d’autre moyens que la pharmacologie.
    Proposer à la personne de visionner ou faire la lecture d’un père aidant, ayant une vision différente de l’organisme sera de remettre le pouvoir à la personne. Elle aura son choix à faire ou prendre si elle le désire le meilleur des deux pour elles même et voir autrement son propre rétablissement.
    Je cois au rétablissement de toute personne si l’intervenant se place ni devant et ni derrière, mais bien à côté de la personne. Ainsi la personne s’aura et pourra d’elle même voir son rétablissement d’une avenue qu’elle n’aurait pas vu si non apporter par un internant.
    En espèrent que mon blogue fera son chemin.

    Commentaire par Annie Daoust — 1 février 2016 @ 19 h 03 min

    • Bonjour Annie, j’aime beaucoup l’idée imagée de l’intervenant qui se place à côté de la personne et non devant ou derrière et de proposer diverses avenues, et pas toujours celles que nous jugeons les meilleures. Le libre choix, c’est présenter toutes les options et laisser la personne en rétablissement effectuer ses propres essais/choix. Merci!

      Commentaire par Dominique Michaud — 2 février 2016 @ 11 h 25 min

      • Merci Dominique pour le commentaire.

        Commentaire par Annie Daoust — 2 février 2016 @ 17 h 47 min

  15. Bonjour à tous blogueurs, voici mes réflexions concernant: « comment valoriser et soutenir le rétablissement personnel des utilisateurs de service au sein de l’équipe SIM dont je fait partie en tant qu’intervenante. Je crois que la valorisation d’une personne passe d’abord par le respect de celle-ci dans son entièreté et au delà de la maladie mentale. Le respect passe par différentes d’étapes, mais la principale pour moi est de laisser libre choix (éclairé) sur sa prise de décision et ainsi le rétablissement pour prendre place.

    Soutenir la personne dans la communauté sera pour moi de l’outiller avec plusieurs piste de solutions, afin que la personne fasse ses propres choix sans y avons été influencé.
    Comme dans la volet traitement où la personne décide d’adhérer à un organisme qui pour eux la personne atteinte de maladie mentale peut recouvrir la stabilité en outre, en sautillant de d’autre moyens que la pharmacologie.
    Proposer à la personne de visionner ou faire la lecture d’un père aidant, ayant une vision différente de l’organisme sera de remettre le pouvoir à la personne. Elle aura son choix à faire ou prendre si elle le désire le meilleur des deux pour elles même et voir autrement son propre rétablissement.
    Je cois au rétablissement de toute personne si l’intervenant se place ni devant et ni derrière, mais bien à côté de la personne. Ainsi la personne s’aura et pourra d’elle même voir son rétablissement d’une avenue qu’elle n’aurait pas vu si non apporté par un intervenant.
    En espèrent que mon blogue fera son chemin.

    Commentaire par Annie Daoust — 1 février 2016 @ 19 h 07 min

  16. Bonjour tout le monde ! Premier blogue pour moi aussi, je ne suis même pas sûr d’écrire au bon endroit !! hihi ! Alors je me lance, merci pour l’espace.

    J’adore lire des articles et autres documents se rapportant aux données probantes et aux différentes approches en réadaptation psychosociale/rétablissement en particulier mais aussi en santé mentale en général. C’est un réel plaisir et une source de motivation dans le quotidien de mon travail, mais plus j’en apprends et les années de travail s’accumulent, plus c’est évident pour moi que c’est très peu si ces facteurs généraux (données probantes et cliniques, documentation) ne peuvent s’appliquer aux facteurs particuliers (les usagers (ères) avec qui on a la chance de travailler). C’est là je crois l’essence de l’accompagnement, marcher/danser avec l’usager(ère) pour favoriser chez lui (elle) l’aménagement du sens dans son processus de rétablissement perçu (interventions selon ou Mathilde se situe), pour bien cerner l’approche et/ou modalités auxquelles son adhésion/implication serait la plus facilité. Explorer ses perceptions (de lui-même/des autres/la vie), auto-évaluations, son histoire de vie raconté, ses croyances, son sentiment d’efficacité, ses besoins rapportés et tenter avec lui/elle d’y répondre en proposant des modalités démontrées favorables, clairement planifiées ou non. Pour certains et à certains moments, il est utile de planifier (PI en partenariat). Dans une perspective de complexité (suivis et interventions en communauté), les facteurs généraux sont très intéressants (ex: app. axé sur les forces), le passage (l’intégration) aux facteurs particuliers très importants (besoin de partager avec les autres mais pas en ce moment et pas plus de 2 personnes et progressivement) et les résultats on les souhaite les plus favorables au processus de rétablissement ( peu prévisibles et parfois différent du rêve/projet de vie). Un PI c’est bien, ça peut aussi faire penser que la vie est prévisible, que si l’on fait ceci ou cela dans cet ordre, les choses vont se passer comme prévues. Aborder de manière dynamique et en tout honnêteté et humilité (face aux aléas de la vie et de la prévisibilité), c’est un outil spirituel et pragmatique structurant pour le cheminement personnel. Et pour ça, le temps qu’il faut est nécessaire, la relation/tissus social comme médium d’intégration/réapropriation de pouvoir et la considération de l’étape du processus de rétablissement pour ajuster l’accompagnement. C’est impressionnant et inspirant de voir un usager/ère se remettre en action de façon significative, de vivre de la gratitude envers sa nouvelle qualité de vie et penser qu’il pourrait en aider d’autres si l’occasion se présente.
    Au plaisir de vous lire !

    Commentaire par Jean Gravel — 1 février 2016 @ 21 h 05 min

    • Vous venez ici de décrire exactement ce qu’est un réel professionnel de la santé mentale. C’est cette capacité de jugement, de flexibilité, de nuances dans les décisions d’accompagnement. On me dit souvent que l’approche orientée vers le rétablissement qui décrit l’intervenant comme un accompagnateur sous-estime les capacités des intervenants professionnels, sous-utilise leurs capacités. Au contraire, elles sont utilisées avec plus de nuances et de finesses, c’est exactement ce que vous décrivez. MERCI!

      Commentaire par Catherine Briand — 3 février 2016 @ 14 h 11 min

      • T’inquiète Catherine, la transdisciplinarité s’en vient !

        Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 3 février 2016 @ 18 h 07 min

  17. En tant que personne en rétablissement, quelles sont mes attentes dans ma relation avec les intervenants? Dans tout mon parcours de rétablissement, j’ai toujours eu comme attentes que mes intervenants puisse m’offrir de l’espoir. Également, j’ai toujours voulu qu’ils puissent m’offrir de l’écoute active. Et surtout de la compassion.

    Commentaire par danielle plafter — 1 février 2016 @ 21 h 26 min

    • Ça m’apparaît être les savoirs-être les plus intéressants (compassion, posture d’espoir et écoute), parfois ça semble suffisant pour susciter un processus de remotivation ou de reconnexion. Quels bienfaits (émotion, état d’âme, énergie, etc) est-ce que tu en retires ? Sur le moment, les jours et semaines qui suivent ? Sans ces ingrédients, pourrais-tu arriver à t’impliquer dans une relation thérapeutique ou cheminement de réadaptation psychociale ? Merci pour ton temps !

      Commentaire par Jean Gravel — 1 février 2016 @ 21 h 44 min

    • Personnellement, j’ai très longtemps considéré la compassion comme un signe de faiblesse; probablement dû à mon éducation. La voir dans les yeux de « ma » psychologue m’a fait frôler la psychopathie. Mais effectivement, en même temps, cela a été un moteur de rétablissement formidable lorsque j’en fut victime. Cela m’a effectivement beaucoup aidé par la suite.

      Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 2 février 2016 @ 6 h 52 min

  18. En cette fin de journée, en ce début de débat-blogue, je me sens vraiment heureuse et soulagée, car depuis décembre dernier, je vis des moments d’anxiété insupportables ainsi, le fait de m’exprimer sur un sujet qui me concerne comme utilisatrice des services, cela me fait vivre à la fois un moment de détente et me fait oublier mes soucis et me permet de minimiser des moments désagréables et mon anxiété. Or, je me compte chanceuse de pouvoir être parmi vous, et profiter du bon temps avec vous. Cela dit, ma participation au blogue fait partie de mon rétablissement, et c’est à la fois une action qui me permet de chercher un équilibre et optimiser un meilleur état mentale. Je réalise que l’écriture est un bon moyen pour moi pour un meilleur rétablissement et libérateur!.

    Commentaire par danielle plafter — 1 février 2016 @ 21 h 41 min

    • 2018, c’est encore loin Danielle…

      Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 2 février 2016 @ 0 h 12 min

    • Je suis contente de lire que cette activité te fait du bien Danielle. J’aime beaucoup te lire ici! Ton regard est important sur ce débat.

      Commentaire par Dominique Michaud — 2 février 2016 @ 11 h 28 min

  19. On me pose souvent cette question:
    Comment nommez-vous l’avenue de certains qui choisissent d’améliorer leurs conditions de vie sans toutefois considérer l’école, l’emploi ou le logement? Nous avons l’impression que vous semblez donner seulement 3 avenues au Rétablissement personnel (les études, l’emploi et le logement).
    Nous savons que pour certains des clients que nous avons (comorbidité déficience et maladie mentale, plus de 65 ans), aucune de ces 3 avenues est une priorité à considérer.

    Voici la réponse:
    Il est impératif que les services de santé mentale soutiennent les personnes à améliorer leurs conditions de vie. L’espérance de vie est de 15-20 ans plus basse que la population générale chez une clientèle avec des troubles mentaux graves qui vit sous le seuil de la pauvreté dans des conditions parfois horribles.

    Pour ce faire, plusieurs avenues de soutien sont possibles:
    – soutenir l’accès à des activités et à des ressources à moindre coût en particulier concernant l’activité physique et l’alimentation
    – soutenir l’accès à des subventions au logement
    – soutenir l’accès à un niveau de diplomation supérieure (cours aux adultes, formation continue accréditée, retour aux études collégiales ou universitaires, etc.)
    – soutenir l’accès à un emploi rémunéré, l’emploi est le seul moyen d’avoir accès à un salaire
    – etc.

    Notre rôle d’intervenant n’est pas d’imposer un parcours et une fin au rétablissement. Le processus de rétablissement est un processus personnel et unique pour chaque personne. Cela dit, notre responsabilité est d’ouvrir de nouvelles opportunités à la personne, de lutter contre l’auto-stigmatisation que la personne s’impose parfois elle-même par manque d’espoir ET de lutter contre nos propres préjugés, stigmates et pertes d’espoir qui nous font identifier pour la personne ses priorités. Notre responsabilité est de veiller à court et moyen terme à améliorer les conditions de vie des personnes. C’est important!

    Commentaire par Catherine Briand — 2 février 2016 @ 3 h 50 min

    • J’aime bien votre commentaire spécialement, à la fin, lorsque vous mentionnez « améliorer les conditions de vie ». Il est tout à fait juste et adéquat de considérer et de cibler les dimension d’hébergement, de la scolarisation, de l’emploi, etc..Mais encore hier (lundi, le 1 février 2016) j’ai eu à me rendre avec un client dans une banque alimentaire car lorsque j’ai ouvert son frigidaire, il n’y avait que des pelures d’oignons dans le tiroirs à légumes, une bouteille de ketchup et de la moutarde sur la tablette du haut….loin de moi l’idée de discuter d’emploi avec cet homme de 40 ans….ma priorité était forcémment l’améliortaion de sa condition alimentaire. Nous sommes revenus de la banque alimentaire avec un coupon d’achat de 60.00 dollars et des denrées.

      Commentaire par Alain Lebeau — 2 février 2016 @ 7 h 30 min

      • Ce commentaire me touche, car il rejoint notre réalité dans la mesure où une partie de la clientèle auprès de qui nous travaillons est marginale, présente un parcours marqué par la polytoxicomanie, l’itinérance, la judiciarisation et les symptômes actifs d’une maladie pas toujours bien traitée. Nous avons de grandes aspirations pour ces personnes (ex retour à l’école, travail, etc.) et avons peut-être tendance à faire miroiter notre conception de ce que devrait être le rétablissement. Nous partons de notre propre cadre de référence et supposons parfois à tort quels devraient être les projets mobilisateurs. En tant qu’équipe SIM, nous trouvons important de nous rappeler qu’il faut trouver le moteur de chaque individu et se demander souvent si cela fait sens pour lui, est-ce que cette intervention répond à son besoin, etc.

        Commentaire par Myriam Beaulieu — 3 février 2016 @ 10 h 15 min

        • +1.

          Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 3 février 2016 @ 10 h 29 min

        • Le commentaire reflète tellement le dilemme des intervenants SIM. Comment encourager et soutenir le rétablissement des usagers sans le «teinter» de nos propres perceptions ? En même temps, ces perceptions peuvent permettre au client de réaliser qu’on croit au potentiel intrinsèque qu’il possède et qu’il ne doit pas se contenter par défaut d’une vie qu’on (la société, sa famille, le réseau, etc.) lui a vendu sans grand projet ou d’espoir. Certaines personnes (pas seulement en santé mentale) on l’impression d’être né pour un petit pain et les intervenants doivent selon moi les aider à rêver, sans imposer leur propre rêve. Entre le blanc et le noir, il y a cinquante nuances de gris…

          Commentaire par olivier — 3 février 2016 @ 19 h 03 min

          • Certaines personnes ?

            Pas plusieurs personnes ?

            Une bonne façon, comme dit plus haut, de ne pas imposer ses rêves est de ne pas infantiliser ses clients, pour moi trop propre aux mères ainsi qu’aux pères, mais bien de les accompagner au sein de leur recherches en utilisant le miroir sans être derrière mais bien à côté de lui, comme toujours écrit plus haut.

            Non ?

            Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 3 février 2016 @ 21 h 12 min

  20. Moi je suis schizophrène paranoide, la peur l’angoisse c’est ma limite. Je trouve le forum intéressant mais aussi compliqué que ma schizophrénie. Chaque jour j’avoue mon impuissance et demande à ma force spirituelle de me guider. Mes limites ce sont aussi parfois ces hallucinations qui arrivent quand je m’y attend le moins, ces choses là même si t’en parle ça disparaît pas. Faut composer avec dirait un ami.

    Commentaire par Bernard Saulnier — 2 février 2016 @ 10 h 09 min

  21. Bonne auto-critique ! Une des 5 étapes du rétablissement est la prise de concience: la réalisation que tout n’est pas perdu et qu’une vie enrichissante est possible.

    Commentaire par Linda Dubois — 2 février 2016 @ 11 h 21 min

  22. Quoi de plus évident que la nécessité d’établir une relation de confiance entre aidant et aidé. Parce que la confiance, c’est la base d’une relation d’aide, n’est-ce pas?
    Et pourtant, c’est parfois plus facile à dire qu’à faire. Ça prend du temps, de l’investissement, du respect, du non-jugement, de l’accueil…
    En tant qu’intervenante, je sais que si je suis à l’écoute de l’autre, en respectant son rythme de dévoilement, j’aurai tôt ou tard la vraie information, celle qui se cache derrière le « bien-paraître », derrière la méfiance, ou derrière les blessures d’expériences passées. Et je pourrai alors le supporter et le suivre dans son rétablissement, cette attitude qui est dynamique, en perpétuelle évolution. Parfois en amélioration, parfois en régression. Je me permets ici cette expression anglaise qui exprime bien l’attitude que selon moi, tout aidant devrait avoir pour accompagner l’aidé dans son rétablissement : « Go with the flow ».
    Je pense aussi qu’en m’investissant dans ses projets (aussi futiles ou excentriques puissent-ils paraître), en y mettant du temps et de l’énergie pour le supporter et l’accompagner, l’autre entendra le message (consciemment ou non) que son projet de rétablissement en VAUT LA PEINE. Et ainsi, j’aurai confiance qu’il sera là, à mettre l’énergie et l’investissement qu’il peut y mettre, ici et maintenant.

    Commentaire par Marie-Crystel Vallée — 2 février 2016 @ 11 h 33 min

    • En équipe, nous nous sommes penchés sur la question de la construction d’une relation de confiance et nous avons énuméré différents ingrédients que nous jugeons essentiels ; l’accueil inconditionnel, l’écoute, le respect du rythme et la considération inébranlable en la valeur et le potentiel de rétablissement de chaque individu. Au-delà de ces éléments, nous avons approfondi notre réflexion en mentionnant l’importance d’impliquer la personne dans son traitement par ex. en tenant compte de son avis, en recherchant avec elle des solutions à différents problèmes qui peuvent survenir, en la préparant à ce qui s’en vient pour elle, etc. Soulignons également l’importance de la transparence pour bâtir une relation de confiance, par exemple en nommant la réflexion qui nous a poussé à prendre la décision de demander une OAS, en nommant les éléments du témoignage qui sera fait au TAQ. Enfin, en se montrant fiable et disponible, par exemple en transmettant la demande du client et en lui effectuant un retour.

      Commentaire par Myriam Beaulieu — 3 février 2016 @ 17 h 22 min

  23. Bonjour à cette deuxième journée de débat-blogue sur le rétablissement!

    Pour ceux et celles qui se joignent à nous, voici un très bref aperçu des commentaires reçus lors de la première journée de débat, qui a permis de mettre la table sur la question du rétablissement et le rôle de soutien et de valorisation des intervenants dans la relation thérapeutique.

    Dominic et Alain-Antoine ont débuté avec une discussion autour de l’espoir (et du désespoir professionnel) et à sa possibilité d’actualisation. En se questionnant sur l’espoir elle aussi, Danielle nous réfère au livre « Je suis une personne, pas une maladie » (http://www.performance-edition.com/index.php?option=com_virtuemart&page=shop.product_details&flypage=flypage.tpl&product_id=121&Itemid=54) (Quintal, Vigneault et al.) : « Que diriez-vous d’aider la personne à rêver? Elle ne s’en donne probablement pas la permission. Demandez-lui ce qu’elle voudrait faire si elle n’avait pas cette maladie. Aidez-la à cerner ses désirs et ses besoins. ».

    Reprendre Pouvoir s’est questionné sur la liberté du choix et éclairé – et en bout de ligne le non-choix – dans le processus de rétablissement en prenant exemple sur la consommation d’alcool ou de drogue. Alain L. nous rappelle l’importance aussi du « respect des choix passés, présents et futurs de la personne aidée », même si ces choix sont confrontants pour l’aidant.

    Quant à elle, Danielle P. nous a rappelé que le rétablissement en santé mentale est « souvent sur une période d’une vie […] ». Le rétablissement peut se définir comme un cheminement personnel qui amène la personne vivant la maladie vers un mieux-être. La personne qui est en rétablissement retrouve une plénitude à travers sa maladie en ayant avant tout un équilibre au niveau de sa santé mentale. ». Guy, co-modérateur a clarifié que « le rétablissement appartient au client, est décidé par lui, il en est responsable et seul lui peut l’évaluer. Le problème plus souvent qu’autrement c’est que l’intervenant se sent responsable du cheminement du client ». Sandra s’est aussi questionnée sur le rétablissement et suggère que ce processus peut être réalisé notamment lorsque la personne « reprend le contrôle de sa vie en participant à des activités organisées pour [elle] (sociales, culturelles, sportives, informatiques et des sorties extérieures)) ».

    Un autre échange amorcé par Gilbert a permis d’aborder la prise de risques et du soutien de l’intervenant dans l’auto-responsabilisation de la personne en processus de rétablissement. Isabelle mise davantage sur une stratégie d’intervention où on se positionne « comme guide dans le but de respecter les choix des clients plutôt que d’utiliser une approche directive ».

    Et ce n’est qu’un début! C’est reparti pour une deuxième journée d’échanges et de réflexions autour du rétablissement personnel. Je vous rappelle que toutes les pistes de réflexion se situent au début de cet article.

    Aussi, nous vous invitons à consulter notre dossier Web sur le Rétablissement personnel et celui sur les Services orientés rétablissement pour y trouver des lectures, liens Web et autres ressources en lien avec les questions posées dans le cadre de ce débat-blogue.
    http://www.iusmm.ca/le-cerris/meilleures-pratiques/retablissement.html
    http://www.iusmm.ca/le-cerris/meilleures-pratiques/services-axes-retablissement.html

    Dominique et l’équipe🙂

    Commentaire par CÉRRIS — 2 février 2016 @ 11 h 40 min

  24. Bonjour. Voici pour ma part la piste de réflexion qui m’interpelle: Jusqu’où suis-je prêt à partager mon vécu expérientiel, en tant qu’intervenant, avec la personne en rétablissement? Je suis intervenante pair aidante. Mon histoire de rétablissement est un de mes précieux outils de travail au quotidien avec mes pairs et mes collègues de travail. Je dis collègues de travail parce que l’on oublie trop souvent que mon travail de sensibilisation, d’éducation et de lutte à la stigmatisation se fait également auprès de mes collègues et de mon employeur. En acceptant de divulguer judicieusement mon expérience de la maladie mentale, je partage mon vécu de la maladie mais aussi mon vécu personnel ET professionnel. Par mes expériences antérieures, je bouleverse les pratiques et apporte un nouvel éclairage à certaines situations. Je donne une voix à ceux qui n’osent pas parler (par craintes de perdre leur travail, par peur d’être stigmatisés à leur tour, par peur de représailles, etc.) En acceptant de me divulguer, je remets en question certaines pratiques qui sont mis en place et je bouleverse parfois les codes établis. Mais où, quand, comment et surtout quoi divulguer? En choisissant de devenir pair aidante, je n’ai pas fait de pacte avec le diable! Je cultive toujours soigneusement mon jardin intérieur et je protège jalousement certaines sphères de ma vie. Une règle d’or: apprendre rapidement à dire non poliment mais fermement. La notion de limites doit être très claire pour soi sinon on outrepasse ses frontières personnelles et il est difficile de refermer ensuite ce qui a été ouvert. Lorsque l’on est pair aidant, je crois qu’il est bon d’avoir fait la paix avec ce que l’on souhaite divulguer. Enfin, je garde toujours en tête lorsque je suis en rencontre avec quelqu’un que mon vécu, mon savoir expérientiel de la maladie ne sont pas là pour faire ombrage à l’autre ou pour l’impressionner. Il arrive très souvent que je n’utiliserai pas mon vécu lors de la rencontre car ce ne sera pas nécessaire: je laisse toute la place à l’autre. C’est ce que l’on appelle utiliser judicieusement son savoir expérientiel.

    Commentaire par Annie Beaudin — 2 février 2016 @ 12 h 03 min

  25. Quels sont les moyens dont je dispose, comme intervenant, pour miser sur les forces et les ressources de la personne en rétablissement?

    À titre de pair-aidant, je monte des activités, des plans d’action, des ateliers, des exercices de tout ordre qui supposent une participation, une mise en mouvement, mais aussi du plaisir, une plus value côté social, côté joie (la joie est un levier pour l’espoir et l’auto-détermination, on peut la valorisé, la favoriser).

    Commentaire par Dominic Mailhot — 2 février 2016 @ 12 h 10 min

    • J’adore l’approche par le plaisir et la joie :

      Si j’ai le choix de m’investir entre une activité thérapeutique, des ateliers ou des exercices m’apportant personnellement de la joie et du plaisir en ayant le même objectif ou finalité que d’autres en terme de rétablissement, c’est sûr que mon choix ira vers les premières, en supposant que j’ai ce choix en tant que personne utilisatrice des services.

      Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 2 février 2016 @ 17 h 13 min

  26. De quelle manière puis-je développer des relations plus à l’écoute et moins directives avec la personne en rétablissement?

    À titre de pair-aidant, je mets l’accent sur l’expérience vécue en maladie et dans la démarche de rétablissement. Je tiens compte de ces expériences intérieures car elles permettent d’accompagner quelqu’un dans un vécu et offrir un reflet quant aux enjeux du rétablissement où il se situe. L’incommunicabilité de cette condition, l’isolement réel et irréductible lié à un tel état et une ouverture quant à ses propres aspirations, compte tenu aussi de la nature de la démarche de rétablissement, et compte tenu de l’importance de l’idéal dans une démarche visant un mieux-être, cela crée un espace de dialogue, un espace d’enrichissement possible. Et là-dedans je ne suis pas vraiment directif, je me sers de mon expérience. Je laisse la charge de poser les limites du cadre de traitement à d’autre, tout en en tenant compte pour le normaliser et le relier à la nécessité d’avancer et aux besoins inhérents à l’être humain. C’est un espace de dialogue qui, combiné à d’autres niveaux d’intervention, convient à une partie de la clientèle SIM.

    Commentaire par Dominic Mailhot — 2 février 2016 @ 12 h 44 min

    • J’aime beaucoup cette question! Être à l’écoute de l’autre ne signifie pas seulement que l’on utilise ses 2 oreilles. Il faut travailler avec tous ses sens, prendre le temps de bien observer l’autre, d’être attentif à lui, d’être ouvert à ce qu’il exprime par ses gestes mais aussi par ses silences. C’est un privilège d’avoir accès à l’autre. Certains nous ouvrent grande la porte alors que nous sommes parfois perçus comme intrusifs ou menaçants chez certains. Notre propre attitude, notre langage corporel mais aussi le choix de nos mots ont un impact significatif sur la relation que nous bâtissons ainsi qu’avec les personnes que nous accompagnons.

      Commentaire par Annie Beaudin — 2 février 2016 @ 14 h 04 min

    • C’est sûr que laisser à d’autres le soin de poser les limites du cadre de traitement aide à développer ou créer un espace de dialogue, sauf si nous l’imposons indirectement mais là, on est loin du concept de responsabilisation mutuelle et partagée.

      Non ?

      Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 2 février 2016 @ 17 h 52 min

  27. 1. De quelle manière puis-je intervenir auprès de la personne en rétablissement dans sa globalité, au-delà de la maladie, et prévenir ainsi la stigmatisation associée à une grande connaissance de la maladie et de ses conséquences?

    Une définition complète, c’est ce qui manque. La question suggère qu’une grande connaissance de la maladie et de ses conséquences puisse être une source de stygmatisation pour une personne. Or, on devrait poser comme base que l’expérience individuelle est la seule manière de développer sa connaissance. Le rétablissement est une réalité dont on peut rappeler à l’individu les petites victoires dont il est constitué, car elles sont une source de joie véritable. Inscrire l’individu dans un rapport à la vie et à l’existence qui lui permet de se percevoir comme une personne à part entière, à la fois matérielle et spirituelle, peut parler à certains. Le potentiel vital d’une personne est lié à une diversité de chemins de réalisation, une pluralité d’activités, des sens intérieurs et extérieurs qu’il importe d’ouvrir ou dont il est possible de comprendre le langage. Partir de l’individu, partir de ses besoins, offrir un écho aux plans physique, mental, émotionnel et spirituel qui le constituent. Se souvenir que c’est cette vie intérieure qui permet le mieux de se protéger de l’impact dévitalisant des symptômes, susciter la participation de l’autre à ce canevas qui, pour certains, permet de poser la question de l’orientation intérieure dans le chaos de la maladie mentale. L’émancipation intérieure relative liée à une certaine progression dans le rétablissement permet de discerner entre les illusion et les vérités utiles pour l’autonomie et pour répondre provisoirement à la question du sens à donner à l’existence.

    Commentaire par Dominic Mailhot — 2 février 2016 @ 16 h 02 min

  28. Merci à nos spécialistes du rétablissement ( pairs aidants), j’adore vous lire et je trouve que vous apportez une dimension plus que rassurante pour les intervenants. Une façon d’aborder et d’expliquer le processus du rétablissements en empruntant une grande diversité de chemins de réalisations, pour citer Dominic Mailhot. Toutefois, la question qui demeure encore toujours difficile a aborder : Est ce que nos établissements sont prêts à prendre le véritable virage soit celui d’intégrer les personnes en rétablissement ( pairs aidants, à titre d’exemple) dans leurs différentes structures de postes et non pas exclusivement des prêts de services?

    Commentaire par Guy Lagacé — 2 février 2016 @ 16 h 56 min

    • Deux éléments de réponse :

      Le premier étant que les établissements sont tributaires de leur budget en constant stress. De ce fait, le prêt de service étant beaucoup moins stressant pour leurs structures. S’ils ont un poste à couper et que, selon leur convention, c’est le dernier venu qui écope, au lieu de couper le poste, ils vont faire un prêt de service. Après, le faire revenir alors que le poste budgétaire a été ventilé, c’est pas gagné parce que l’établissement a vécu un an sans et a survécu sans plaintes. Si l’organisation à qui le prêt de service a été fait se retrouve dans la même situation, classique, elle met fin au prêt. Au final, l’organisme prêteur se retrouve avec un poste sans budget et cherche donc à le refiler à d’autres organisations en vantant la profession, sa plus-value, le professionnalisme de la ressource pour ne pas à avoir à couper le poste.

      Deuxième élément, je m’excuse pour la longueur, l’entente de service : Les établissements a qui ont a prêté sont convaincu par l’approche et veulent alors faire une entente de service, du style des médecins travailleurs autonome, beaucoup moins contraignant structurellement. À savoir si c’est une avenue que certains pairs-aidants sont prêt à emprunter, c’est à voir. En ce qui me concerne, c’est une avenue qui pourrait m’intéresser mais pas à du 40 heures semaines au sein du réseau. 40 heures par semaine en entente de service avec le ministère de la santé à suivre les usagers à travers les différents services, je dis oui à 100 %. Mais comme je dis non au premier 40 heures, je suis pas éligible à la formation. Donc je fais du référencement ponctuel bénévolement et anonymement.

      Sinon(désolé), les instituts coupent purement et simplement en prétendant que le service existe ailleurs et base leur argumentaire sur le non-dédoublement des services. Bon, je cherche encore des soins spirituels non-confessionnels à Mtl mais je désespère pas et ceci fait déjà partie d’un autre débat.

      Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 2 février 2016 @ 18 h 53 min

  29. Bonjour a tous Blogueurs, aujourd’hui je vais amener mes réflexions sur quels sont les éléments favorisant une confiance mutuelle entre l’intervenant et la personne en rétablissement. Le lien de confiance demeure selon moi le principal élément à construire, de suivi en suivi. C’est un travail parfois de longue halène, mais il en résultera une base solide et ainsi la personne en rétablissement et l’intervenant pourront mieux cheminer par la suite.
    Si le lien de confiance (minime soit-il) est présent avec la personne en rétablissement, mais que le moment n’est pas favorable pour poursuivre (prise de conscience ou non), la personne saura sur qui se tourner lors qu’elle sera prête. Si la personne ne se sent pas bousculer elle sera sur qui se tourner lorsqu’elle décidera de vivre son rétablissement.
    L’écoute attentive et le respect du choix de la personne seront aussi des éléments essentiels, afin de favoriser une confiance mutuelle.
    Bonne lecture.

    Commentaire par Annie Daoust — 2 février 2016 @ 18 h 21 min

    • Bonjour Annie,

      Je confirme tout tes écries avancé préalablement.

      C’était mon deuxième exemple(témoignage) au féminin traitant des éléments(attitudes, propos, …) potentiellement déclencheur d’un rétablissement cité plus haut hier à titre de personne utilisatrice.

      Il t’intéresse ?

      Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 2 février 2016 @ 19 h 06 min

      • Bonjour Alain-Antoine, Merci pour ton commentaire. Tes propos sont très bien fondés et intéressants à lire. Ils portent à réflexion. Poursuit de mettre ton opinion c’est une belle richesse pour toi et pour les autres blogueurs qui te lisent. Bonne poursuite.

        Commentaire par Annie Daoust — 3 février 2016 @ 13 h 26 min

        • Merci Annie🙂

          Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 4 février 2016 @ 13 h 37 min

  30. 2.En tant que personne en rétablissement, quelles sont les interventions qui favorisent mon pouvoir d’agir et soutiennent l’espoir
    Ce que j’ai vécu dans mon rétablissement c’est l’engagement bénévole mais viens un temps ou tu a besoin d’argent, ce que je raconte souvent c’est que pour me payer un café dans mes activités j’étais obligés d’emprunter de l’argent, j’ai lu pas mal tout ce qui précède et on y parle pas beaucoup d’argent, donc ce qui favorise mon pouvoir d’agir et soutiens l’espoir c’est d’être dédommagé pour mon savoir expérientiel. Je participe à des comités souvent avec des professionnels très bien payé et c’est entendu qu’on me dédommage, je me fait peut être des illusions mais ça me place sur le même pieds. L’espoir parfois c’est pas grand chose un café un muffin, un livre payé de ma poche. J’espère que vous comprenez.

    Commentaire par Bernard Saulnier — 2 février 2016 @ 22 h 01 min

    • Tellement vrai Bernard! Reconnaitre le savoir expérientiel, c’est l’associer aussi à une reconnaissance monétaire! Il faut continuer à se battre pour cette reconnaissance à tous les niveaux du système.

      Commentaire par Catherine Briand — 3 février 2016 @ 6 h 02 min

  31. En tant qu’ex délégué régional estrien pendant 8 ans, le choix estrien avait été de choisir la compensation(ou l’avancement) des dépenses au lieu de la rémunération. L’avantage, outre l’effet du miroir comparatif naturellement désavantageux, est justement que cela ne nous mettaient pas sur le même pied, ce qui permit de développer l’aspect du bien de l’utilisateur de service selon une vision collective et non individuelle de l’usager.

    Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 2 février 2016 @ 22 h 47 min

    • (31 à mettre en réponse à 30)

      Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 2 février 2016 @ 22 h 48 min

  32. Bonjour à toutes et à tous,

    En Tant qu’usagé engagé et membre de Reprendre Pouvoir, Patient-Partenaire de l’IUSMM, CIUSMM, je suis vraiment content de voir que le débat-blogue sur le Rétablissement Personnel à pris son envole. Bravo ! à l’ensemble des participants, car vous avez tous et chacun des réflexions sur le processus de rétablissement dès plus intéressant. La chose que je peux mentionner en tant que Pair Aidant du Sim du CLSC Hochelaga-Maisonneuve du nouveau CIUSMM de l’Est de l’îLe de Montréal depuis un plus d’un an, c’est que vous soulever l’essence même du rétablissement personnel qui passe avant tout par l’espoir et l’exemple personnel qu’on peux transmettre à travers nos relations les uns avec les autres sur une base d’échéance et d’entraide mutuelle. Avec les année, c’est à travers mon vécu expérientiel et mes collaborations dès plus enrichissante avec les différents professionnels en santé mentale que j’ai graduellement fais l’apprentissage de mieux composer avec ma problématique de santé mentale. En fait, j’ai bâti mon rétablissement personnel avec les années par un chemin sinueux d’essais et d’erreurs qui mon permis de passer à travers les différente étapes ( 5 ) du rétablissement afin de pouvoir reconnaître mes limites et les respecter. En ce sens, c’est la prise de risque qui a susciter chez moi l’espoir et la persévérance d’un mieux-être et un mieux-vivre individuel et collectif où un devenir meilleur est possible quand nous mettons en place les bon outils pour y arriver. C’est la relation d’aide qui a permis que ce beau projet de rétablissement soit possible par l’entremise de mes proches et de l’ensembles des professionnel de la santé mentale et globale qui ont passé au cours de ma vie. Merci à vous tous ! C’est avec le désir de réaliser ses rêves les plus chers qu’on peux bien vivre avec l’expérience de la maladie et de faire du sans avec cette souffrance qui nous apporte la délivrance, À mon avis l’approche sim-siv est une façon concrète et efficace pour permettre la reprise de pouvoir sur sa vie dans son environnement et son milieux naturel de vie. Le maintient des soins dans la communauté permet la possibilité d’une pleine citoyenneté pour tous. Pour finir mon histoire, mon histoire d’espoir a commencer par un suivi à domicile …qui a fait toute la différence… Le rétablissement personnel commence par la personnalisation des soins en santé mentale et globale… Aujourd’hui, je fais le travail qui m’a redonné espoir dans la vie et j’essais de transmettre ce qu’on m’a transmit soit la flamme de prendre à ma vie en main et d’en faire un projet de vie réalisable…

    Bonne journée à tous !

    Commentaire par chadgc — 3 février 2016 @ 8 h 02 min

  33. Félicitation ! Quelle beau témoignage et continue ton beau travail.

    Commentaire par L.D. — 3 février 2016 @ 10 h 41 min

  34. Bonjour à tous! J’en suis à ma première participation à vie à un blogue et engagée dans le rétablissement depuis 6 mois en tant qu’intervenante dans une équipe SIV. J’apprends beaucoup avec vous jusqu’à maintenant et j’apprécie tout particulièrement l’opportunité d’avoir accès aux réflexions et commentaires de personnes en rétablissement.

    Commentaire par Anne Paradis — 3 février 2016 @ 10 h 55 min

  35. 2. Comment faire pour trouver un équilibre entre la responsabilisation et la protection de la personne en rétablissement?

    Le fond de la cale, lié à une dégénérescence correspondante de l’activité organisée dans le sens d’une appropriation de pouvoir sur soi-même et dans la maîtrise de la vie, est une condition objective liée à un certain état de l’être. Le phénomène de désagrégation des facultés et organes causé par la drogue et l’inadéquantion du comportement en regard des principes de la santé sont des réalités dont nous ne pouvons protéger totalement l’individu. Mais il s’agit d’une réalité: la dégénérescence. Ses causes ne sont pas foncièrement matérielles. En ce sens, la seule protection matérielle est insuffisante, le seul médicament doit être jointe à une offre thérapeutique qui touche aux plans mental, émotionnel et spirituel aussi. Il faut préserver le corps et travailler le coeur et l’esprit. Ce sont les leviers qui permettent une vitalisation de l’être qui puisse se maintenir et permettre à l’individu un cheminement qui puisse s’effectuer dans la durée, car le but est de créer des marques, des précédents qui puissent faire sens au niveau du coeur et de l’esprit dans son évolution personnelle. Audelà du cadre, la situation de l’individu dans l’environnement, dans la société, sur le plan social, sont autant d’aspects qui peuvent inoculer à sa vie iintérieure des mouvements qui le forceront à combattre pour rétablir un certain ordre dans sa vie intérieure. L’éveil commence par les plans moins subtils aux plus subtils, (du physique au mental, du mental à l’émotionnel, de l’émotionnel au spirituel quant à l’être dans sont intégrité), et se cultivent à travers un désir d’élévation dont les motivations partent de l’extériorité pour atteindre un équilibre de plus en plus intérieur, entendu que l’aspiration à une plus grande liberté implique, bien que cela soit plus ou moins conscient, une aspiration à l’amour, donc à une force réelle qui implique une élévation de l’être dans son intégralité. On traite ainsi de ces choses avec un usager en tentant de jeter une lumière sur ses états intérieurs, en lui proposant des clés pour centrer l’angle du thérapeutique dans un sens spiritualiste, tout en respectant l’individu sur tous les plans (physique, mental, émotionnel et spirituel), afin de susciter une ouverture par rapport à un discours du rétablissement fondé sur des valeurs qui doivent être fondées en elles-mêmes et donc réellement centrées sur l’individu. Les moyens que la société met à la disposition de l’individu sont des leviers, des chemins, des conditions.

    Commentaire par Dominic Mailhot — 3 février 2016 @ 11 h 53 min

    • Dans le même sens, j’aime l’idée de préserver le corps pour travailler le coeur et l’esprit. C’est une belle façon de rappeler l’importance que les besoins de bases soient comblés selon ce que détermine le client. Les bases ne sont sont pas les mêmes pour tous. Je n’aurais jamais cru inclure le tabac dans la pyramide de Maslow…

      Concernant l’équilibre entre responsabilisation et protection, nous percevons la protection aussi comme une façon de dégager la personnes de responsabilités qu’il lui est difficile d’accomplir (exemple:aspect financier). Ainsi, elle peut travailler davantage d’autres sphères de sa vie et actualiser des projets. Enfin, reprendra cet élément lorsqu’elle aura davantage la capacité, que les impasses seront dénouées et le niveau de stress diminué. Par exemple, une tutelle peut être un outil et avec un travail de collaboration peut amener la personne à retrouver son autonomie et reprendre ses responsabilités.

      Commentaire par Isabelle Claveau — 3 février 2016 @ 12 h 37 min

  36. Comment puis-je, en tant qu’intervenant, continuer de nourrir l’espoir chez la personne en rétablissement, en particulier lorsque je le perds et que je n’y crois plus?

    L’avantage en tant qu’équipe SI c’est que lorsqu’un membre n’a plus confiance nous utilisons la méthode de codéveloppement pour repartir avec des nouvelles idées d’objectifs ou de moyens d’interventions. Il nous arrive même que lorsqu’on se sens dans une impasse de réutiliser nos outils de cueillettes de données dans le but d’avoir un nouveau regard sur la personne ou sur la situation. D’ailleurs dans notre cueillette de donnée, il y a des questions qui suscitent l’espoir chez le client comme : que feriez vous avec une baguette magique ou nommez 3 vœux. Ainsi, nous pouvons orienter nos interventions vers ce qui allume notre client. L’approche PSI en santé mentale adulte est aussi un outil qui permet de renouer avec l’essentiel c’est-à-dire les besoins, les attentes, les priorités du client. Souvent, ces rencontres motivent autant le client que les professionnels impliqués.

    Commentaire par Isabelle Claveau — 3 février 2016 @ 13 h 23 min

    • L’ingrédient essentiel ici est le co-développement: le co-développement à l’intérieur de l’équipe; le co-développement avec le client et sa famille.

      Je reviens de visites de 4 Recovery Colleges en Angleterre et l’approche de co-développement y est un incontournable. Chaque cours/atelier est développé en co-développement avec à chaque fois un professionnel formateur ET un pair formateur. Le savoir théorique et le savoir expérientiel sont intégrés.
      Aussi, chaque cours est offert en mixité. Autant les personnes en rétablissement, l’entourage, les intervenants, le personnel administratif, les citoyens, etc. peuvent être étudiant et participer gratuitement aux cours.

      Je vous assure un modèle unique au monde à reproduire ici!

      Pour en savoir plus, consulter nos ressources complémentaires sur les services axés rétablissement:
      http://www.iusmm.ca/le-cerris/meilleures-pratiques/services-retablissement/plus.html

      Voir:
      Perkins, R., Repper, J., Rinaldi, M. and Brown, H. (2012). Recovery Colleges. Implementing recovery through Organisational Change. Centre for Mental Health and Mental Health Network, NHS Confederation, 12 p. Document PDF (accès gratuit)

      Commentaire par Catherine Briand — 3 février 2016 @ 14 h 24 min

      • A développer.

        Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 3 février 2016 @ 19 h 42 min

      • Merci beaucoup Mme Briand de votre commentaire, j’aime beaucoup l’idée d’utiliser le co-développement avec le client et sa famille. Souvent on parle de client partenaire mais maintenant on devrait aussi utiliser le terme famille-partenaire.

        Commentaire par Isabelle Claveau — 4 février 2016 @ 10 h 50 min

  37. Bonjour à vous tous en cette fin de troisième journée de débat-blogue sur le rétablissement!

    Pour ceux et celles qui se joignent à nous, voici un très bref aperçu des commentaires reçus lors de la deuxième journée de débat, qui a permis de mettre la table sur la question de trouver un équilibre entre la responsabilisation et la protection de la personne, en lien avec la gestion du risque. Le sujet portant sur la qualité de la relation entre l’intervenant et la personne en rétablissement est ramené à l’avant-plan.

    Catherine Briand lance l’idée que «la responsabilité des intervenants est d’offrir des opportunités de croissance à la personne » et croit « qu’un milieu d’intervention qui n’offrirait aucune ou peu d’opportunités de croissance par gestion stricte du risque, par peur de déstabiliser l’équilibre atteint ne serait pas pour moi un milieu soutenant la personne dans son rétablissement » et conclue en disant « Je n’aime pas l’idée de «responsabiliser les personnes». Les personnes se responsabilisent par eux-même. Notre travail est de les soutenir à le faire! »

    Sandra Robillard dit être en parfait accord avec ce dernier énoncé.

    Isabelle Claveau écrit que « Pour trouver un équilibre entre la responsabilisation et la protection de la personne, mon équipe et moi misons sur différentes stratégies pour redonner du pouvoir aux clients. » Elle parle aussi de l’importance « de prendre le temps de créer une alliance thérapeutique suffisamment solide pour que le client se sente en confiance de se tourner vers nous si une situation lui cause un malaise ou entraîne un danger. » Elle conclue avec la question : Comment faire pour bonifier notre approche axée sur la reprise du pouvoir par le client et pour que d’autres professionnels soient sensibilisés à l’importance de cette approche?

    En réaction à Isabelle, Alain-Antoine Courchesne croit qu’il faut « concentrer les efforts sur les gestionnaires, les professionnels du réseau et le politiciens afin de développer la sensibilisation à cette merveilleuse approche. »

    Danielle Plafter croit pour sa part que « l’intervenant peut le faire (responsabiliser l’utilisateur) en faisant du renforcement positif qui permet à l’esprit de l’aider de se prendre en main par lui-même dans la fierté ».

    Suite aux commentaires de Alain Lebeau lors de la première journée concernant les critères déterminant la qualité d’une relation entre l’intervenant et la personne en rétablissement, Claudio Carmona intervient en soulignant que « Nos valeurs et principes teintent notre vision de la réalité. Il est donc primordial d’en être bien conscient pour pouvoir accueillir la personne en demande d’aide dans sa spécificité à elle, avec ses propres valeurs pour pouvoir la soutenir dans son processus de rétablissement. » Et il termine en disant que ce n’est pas toujours évident de le faire.

    Alain Antoine-Courchesne parle pour sa part de la tendance parfois de vouloir « tester » l’intervenant en faisant des choix délibérément allant dans la direction opposée. C’est là qu’il est important pour l’intervenant de comprendre le jeu et renforcer l’alliance thérapeutique en identifiant les réels enjeux.

    Catherine interpelle les blogueurs avec cette question : « Mais qu’est-ce qu’une pratique orientée vers le rétablissement? Quelles sont les pratiques à valoriser pour soutenir la personne et son entourage dans son processus de rétablissement? » Et elle donne quelques pistes.

    Dominic Mailhot considère que les pairs aidants peuvent aider à donner du sens à la maladie de par leur expérience personnelle de la maladie. Mais il croit en contre-partie qu’il est parfois difficile de garder une distance lorsque l’anxiété fait surface.

    Annie Daoust répond à la question de Catherine en écrivant « Soutenir la personne dans la communauté sera pour moi de l’outiller avec plusieurs pistes de solutions, afin que la personne fasse ses propres choix sans y avons été influencé. » Elle conclue avec ceci « Je crois au rétablissement de toute personne si l’intervenant se place ni devant et ni derrière, mais bien à côté de la personne. Ainsi, la personne s’aura et pourra d’elle-même voir son rétablissement d’une avenue qu’elle n’aurait pas vu si non apportée par un intervenant. »

    Alain Lebeau intervient après un commentaire de Catherine Briand sur l’importance de soutenir les personnes pour trouver un logement, un emploi etc. et souligne que l’alimentation est également un élément également très important, chose qu’il a vécu comme intervenant tout récemment.

    Myriam Beaulieu se dit interpellée et touchée par le commentaire de Alain et écrit « En tant qu’équipe SIM, nous trouvons important de nous rappeler qu’il faut trouver le moteur de chaque individu et se demander souvent si cela fait sens pour lui, est-ce que cette intervention répond à son besoin, etc. »
    Bernard Saulnier en profite pour mentionner que sa limite à lui chaque jour c’est l’angoisse, souffrant de schizophrénie paranoïde.

    Marie-Chrystel Vallée revient avec le sujet sur la relation entre l’intervenant et la personne et écrit « En tant qu’intervenante, je sais que si je suis à l’écoute de l’autre, en respectant son rythme de dévoilement, j’aurai tôt ou tard la vraie information, celle qui se cache derrière le « bien-paraître », derrière la méfiance, ou derrière les blessures d’expériences passées. Et je pourrai alors le supporter et le suivre dans son rétablissement. »

    Annie Beaudin nous parle de son expérience comme pair aidante, entre autres choses, des limites à respecter « Une règle d’or: apprendre rapidement à dire non poliment mais fermement. La notion de limites doit être très claire pour soi sinon on outrepasse ses frontières personnelles et il est difficile de refermer ensuite ce qui a été ouvert. Lorsque l’on est pair aidant, je crois qu’il est bon d’avoir fait la paix avec ce que l’on souhaite divulguer. »

    Dominic Mailhot revient sur la question :De quelle manière puis-je développer des relations plus à l’écoute et moins directives avec la personne en rétablissement? Et répond « À titre de pair-aidant, je mets l’accent sur l’expérience vécue en maladie et dans la démarche de rétablissement. Je tiens compte de ces expériences intérieures car elles permettent d’accompagner quelqu’un dans un vécu et offrir un reflet quant aux enjeux du rétablissement où il se situe. »

    Bernard Saulnier termine cette deuxième journée en parlant de la dure réalité d’être trop souvent impliqué à titre bénévole dans des comités et autres activités comme personne en rétablissement et il croit qu’il a droit à un salaire compensant son savoir expérientiel.

    Félicitaitons à tous les blogueurs pour vos interventions et bonne continuation!

    Commentaire par Myreille Bédard — 3 février 2016 @ 14 h 40 min

  38. Bonjour à tous Blogueurs, aujourd’hui je vais amener mes réflexions en répondant à la question qui suit; jusqu’où suis-je prêt à partager mon vécu expérientiel, en tant qu’intervenante, avec la personne en rétablissement? Je crois qu’il est enrichissant pour la personne en rétablissement d’avoir une ouverture de mon vécu expérientiel dans la mesure où cela n’enfreint pas la confidentialité de ma propre personne. Je crois quand partagent un vécu personnel ou d’une tiers personne (toujours toujours en gardant la confidentialité de celle-ci), la personne en rétablissement pourra prendre de l’expérience véhiculée le meilleur pour elle et poursuivre son chemin. Je crois en la normalisation envers la personne en lui donnant accès à un vécu expérientiel et ainsi favoriser et donner place au lien de confiance (ce fameux lien de confiance si IMPORATANT à mes yeux).
    Bonne lecture.

    Commentaire par Annie Daoust — 3 février 2016 @ 15 h 01 min

  39. Quatrième journée
    Bon matin à tous
    Que pensez-vous de l’idée de consacrer cette journée aux discussions entourant la prise de risque dans le processus favorisant le rétablissement. Probablement un des aspects qui demeure le plus difficile a actualiser dans nos organisations ( intervenants, programmes, médecins, etc.) …De quelle manière peut-on gérer le risque pour la personne en rétablissement, tout en sauvegardant son pouvoir d’agir et sa liberté d’action et la mission de notre établissement ?
    Au plaisir de vous lire

    Commentaire par Guy Lagacé — 4 février 2016 @ 7 h 27 min

    • Elle pourrait être envisageable…

      Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 4 février 2016 @ 8 h 22 min

  40. J’essais de comprendre la prise de risque, risque de psychose? de rechute dans les drogues et l’alcool? Risque quand mes pairs essaient d’arrêter la médication.? C’est jamais l’intervenant qui souffre beaucoup si on a pris un risque, la psychose les nuits sans sommeil la paranoia par expérience je sais que certaine personnes refusent de consulter quand elles vont pas bien. Elles sont bels et bien dans le délire et y croient. Je crois vraiment pas que le risque est utile dans le rétablissement pourquoi risquer quand la personne a atteint un certain confort une certaine conscience. Je pense à l’hospitalisation à comment ont donne son congé à un patient en sachant très bien que la personne va se « péter le nez » aussitôt sortis. Le risque c’est aussi de voir la personne posée des gestes malheureux. Il faut éviter ça. Je réfléchis et je me dis que quand même y’a pas de rétablissement sans risque.

    Commentaire par Bernard Saulnier — 4 février 2016 @ 9 h 09 min

    • Ma limite est toujours le danger de mort pour la personne elle-même ou pour les autres. Je travaille par contre à ce que ma personne aidée délimite SES limites. Exemple si elle a une grande peur de retourner à l’hôpital en psychiatrie, on fait équipe pour éviter cette situation.🙂

      Commentaire par Isabelle Boucher — 4 février 2016 @ 9 h 49 min

    • Merci Bernard!
      C’est exactement ça! Cela dit, notre réseau de la santé mentale souhaite tellement réduire le risque de psychose et de rechute qu’il en devient un lieu surprotecteur sans soutenir les opportunités de croissance…
      Comment faire pour avoir un juste milieu et accompagner la personne dans ses prises de risque bon et nécessaire pour grandir, expérimenter, se rétablir?

      Commentaire par Catherine Briand — 4 février 2016 @ 11 h 19 min

      • Pour lutter envers un réseau il faut, selon moi, s’attaquer à ses devoirs et aux droits de la population qu’il dessert. En l’occurrence, notre réseau de la santé mentale se retrouve avec une notion de « responsabilité populationnelle », offert justement par les représentants de ces populations. Ces mêmes représentant de populations ont adoptés des moyens d’encadrer ce même réseau et ont ratifié des droits auquels ils ont les devoirs moraux, sinon légaux, de respecter.

        La notion de droit n’existe que si d’autres les reconnaissent.

        Sinon, seule la notion de devoir reste.

        Non ?

        Pour moi c’est la solution, le droit au rétablissement.

        Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 4 février 2016 @ 14 h 29 min

        • Si je comprend bien tu parle des devoirs d’un réseau, je suis d’accord avec ça mais dans le rétablissement je vais plus avec les devoirs individuel qu’il faut respecter avant de parler de droits qui eux sont issus du réseau selon toi. Pour moi on vie dans une société de droits que ceux qui respectent pas leurs devoirs sentent bafoué. Je dirais pour terminer respecte tes devoirs et tu auras des droits. Le droit au rétablissement je trouve que ça va de soi.

          Commentaire par Bernard Saulnier — 4 février 2016 @ 14 h 41 min

          • Le droit au rétablissement va de soi parce que le devoir de rétablissement va également de soi.

            Pour faire une analogie, le droit de réserve existe parce que le devoir de réserve existe.

            Une loi est nécessaire parce que certains ne respecte pas leur devoir.

            Et même avec une loi, certains ne respecte pas la loi.

            Pis il y a les chartes….

            Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 4 février 2016 @ 15 h 03 min

      • Bonjour à tous,

        je me dois d’apporter une nuance lorsqu’on mentionne le réseau, comme s’il s’agissait d’un bloc monolithique formés d’intervenants ayant un paradigme similaire. Je crois que l’impression que dégage le réseau provient du fait que l’intervention communautaire et le concept de rétablissement est relativement nouveau auprès d’établissements devant conjuguer adéquatement ou non avec toutes sortes de difficultés depuis des centaines d’années. Le rétablissement fait son chemin tranquillement, s’imposant comme principale avenue possible un peu comme la réduction des méfaits au niveau de la consommation. Nous semblons d’accord avec le fait que la prise de risque est un aspect important du rétablissement, mais selon moi la société cautionne difficilement cette prise de risque, laissant miroiter un éventail de menaces sur la tête de l’intervenant si jamais quelque chose arrivait à un usager. Un intervenant peut chercher à accepter le choix du client de vivre dans un milieu à la limite de la salubrité, cherchant son engagement et sa motivation pour qu’il désire lui-même le changement, mais si une photo de l’appartement sort dans les médias, il risque de payer le prix cher. Malgré ces menaces à peine voilées, des centaines d’intervenants cherchent quotidiennement à aider les usagers à trouver le chemin vers le rétablissement, malgré que 60% des personnes souffrant de schizophrénie présentent une perception du soi altérée (entraînant de l’anosognosie).

        Commentaire par olivier — 4 février 2016 @ 18 h 03 min

        • Je suis assez d’accord avec la vision de la société concernant la prise de risque.

          Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 4 février 2016 @ 21 h 02 min

        • Excellentes nuances! Merci Olivier!
          Le paradigme du rétablissement n’amène pas juste des changements à l’intérieur du réseau de services de santé mentale mais pour toute la société…qui d’ailleurs, je le rappelle souffre de plus en plus de détresse psychologique et de maladie mentale par manque de sens, d’humanité et besoin de contrôle.

          Commentaire par Catherine Briand — 5 février 2016 @ 3 h 32 min

          • Dans la prise de risque, je crois qu’il faut inévitablement considérer le niveau de «tolérance» de l’autre car cela diffère grandement d’une personne à l’autre ce qui peut expliquer certaines prises de décision et surtout le choix de les assumer.

            Commentaire par Annie Beaudin — 5 février 2016 @ 9 h 53 min

          • Dans votre utilisation de l’expression « l’autre » au sein de la prise de risque, vous écrivez de l’intervenant ou du patient-sujet ?

            Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 5 février 2016 @ 15 h 07 min

  41. Comment puis-je, en tant que personne en rétablissement ou en tant qu’intervenant, me prémunir et lutter contre l’auto-stigmatisation?

    La possibilité de rebondir par rapport à un vécu difficile m’a toujours permis de me redéfinir dans l’action et ne pas accrocher à un tableau intérieur où mon ego serait blessé. Pour cela, j’utilise la méditation, l’étude, la thérapie, j’ai aussi développé ma mémoire de manière assez considérable depuis le début de mon travail comme pair-aidant, par des exercices de mémoire et de concentration, ce qui était une lacune. Eh oui, je travaille continuellement sur moi, ce qui me permet de couper les ponts avec des états intérieurs négatifs. Je déplore que la culture ne constitue en cela pas un reflet d’une spiritualité fondée en elle-même et dont les valeurs et la science permettrait de recentrer l’expérience humaine autour de réalités basée sur une connaissance de soi, base d’une connaissance véritable de l’univers et des Dieux, pour paraphraser Socrate. À partir du moment où je fais tout ce que je peux pour /moi/, ce moi centré sur une volonté de connaissance de moi, et que cela fait Sens, en écho à ma manière personnelle de voir la vie, je me sens intègre, centré. Pour la stignmatisaition pour les usagers avec lesquels je travaille, j’aime bien souligner les messages sociaux et les valeurs sociales + ou – valables, pour en montrer les limites et ce qu’elles ne contiennent pas. Cela permet de recadrer la philosophie du rétablissement dans une logique d’épanouissement. Normaliser certains états intérieurs, les expliquer, montrer leurs causes et les perceptions extérieures, souvent intériorisées, qui peuvent en découler, ce qui est instructif au plan mental, émotionnel et spirituel. Le fait de se sentir différent, qu’est-ce que c’est? Comment expliquer le regard des autres? J’expose aussi mon vécu par rapport à cela, les émotions diverses que l’on peut vivre, faire parler les gens sur comment on peut résoudre l’élément perturbateur de ces émotions dans la vie intérieure. Les stratégies pou se protéger, le courage d’avancer. La pacification des émotions est nécessaire pour se préparer à vivre des situations confrontantes. On peut parler des fausses perceptions et de la valeur de la résolution. Les étapes intérieures d’une libération à l’égard des phénomènes de stigmatisation et d’autostigmatisation.

    Commentaire par Dominic Mailhot — 4 février 2016 @ 12 h 04 min

    • Vraiment intéressant, en particulier lorsque tu parles des valeurs sociales + ou – valables. C’est tellement important, pour se situer comme personne et citoyen, particulièrement lorsqu’on fait partie de la marginalité, de saisir les dictats et raisonnements sociaux qui font défaut et/ou qui valorisent des normes de performances/apparences/réussites plutôt éloignés du véritable épanouissement. J’aime aborder le fait que de sentir une pression sociale vers un/des modes de vie en particulier ne devrait pas être nécessairement perçu comme une force d’attraction légitime ou d’emblée vers laquelle orienter son actualisation. Enfin, l’intervention psychosociale, il me semble, doit permettre aussi de saisir les déterminants sociaux (avantageux ou non, selon qui nous sommes) pour mieux aménager un contexte favorable à l’autodétermination. Je n’ai pas participé autant au blogue que j’aurais aimé, mais je vous ai tous lu, et ça me fait beaucoup de bien de voir qu’il y a en quelque sorte une communauté de pratique, que je souhaite mieux sentir, en profiter et y contribuer dans le futur. Au plaisir !

      Commentaire par Jean Gravel — 4 février 2016 @ 21 h 13 min

      • Les marginalisés saisissent effectivement ou sont plus sensibles à ce genre de subtilité et souvent, comme témoigné plus tôt, ils aimeraient que leurs intervenants y soient autant sensible ou du moins ouvert à celles-ci(les subtilités).

        Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 4 février 2016 @ 21 h 31 min

        • Moi, étant marginal, j’ai pas de problème avec ça. Mais la fameuse marge elle se vie souvent sur des modes de vie nocif. Je reviens au premier mots que j’ai écris dans ce débat. La consommation est souvent lié à la marge, les psychoses induites par la drogue ou l’alcool. Je sais on peut être marginal et pas consommer mais mon long chemin de rétablissement m’a fait constater que c’est souvent le cas. La marge c’est pour noter et ensuite passé à la grande page.

          Commentaire par Bernard Saulnier — 4 février 2016 @ 21 h 43 min

          • Pour certain, être marginal, c’est un statut recherché et souhaité, intentionnellement définit envers et contre des normes sociales. Parce qu’en désaccord ou par besoin d’être différent et reconnu différent, ou pour autres raisons. Ëtre marginal/marginalisé par déterminisme partiel ou complet (vécu psychotique induit ou vulnérabilité, handicaps, orientation, etc) m’apparaît être un vécu nécessairement à défis particuliers, rendant plus vulnérables les personnes concernées. En ce sens, le processus de rétablissement est également une responsabilité sociale, et dans nos services de santé, un appel d’offre d’une gamme de services pour favoriser l’accès à des opportunités équivalentes, de développement ou de compensation. La justice sociale, ainsi exprimée, est je pense une des résultantes sociales des interventions individuelles. Bonne nuit !

            Commentaire par Jean Gravel — 4 février 2016 @ 22 h 10 min

          • +1.

            Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 4 février 2016 @ 22 h 28 min

  42. Bonjour à tous Blogueurs, aujourd’hui je vais amener mes réflexions en répondant à la question qui suit; de quelle manière puis-je développer des relations plus à l’écoute et moins directives avec la personne en rétablissement? En mettant mes valeurs le temps d’un instant de côté (parfois l’exercice est très difficile, mais je crois avoir une bonne capacité à ma ramener )et donner la chance à la personne en rétablissement de m’émettre ses idées, opinions, réflexions, etc.. Écouter, respecter les moments de silences, reformuler, donner une multitudes de piste de solution (trouver par les mini-équipes ou concertation clinique) sont pour moi des bases solides pour être davantage à l’écoute. Pas toujours évident, mais je crois aux résultats.
    Bonne lecture.

    Commentaire par Annie Daoust — 4 février 2016 @ 18 h 31 min

    • Merci Annie! J’ajouterais à ça…aller chercher la force du témoignage, du contact en vrai ou par vidéo d’une personne en rétablissement pour le client et pour vous.
      Encore aujourd’hui, malgré que j’ai eu accès à des centaine de témoignages de rétablissement, j’apprends encore!
      Bonne dernière journée de débat!

      Commentaire par Catherine Briand — 5 février 2016 @ 3 h 35 min

  43. Parlant de la relation entre les personnes en retablissement et les intervenants et ce que je trouve le plus important c’est la capacité de l’intervenant d’etre patient. C’est un defi de taille parce qu’il m’a fallu un bonne quatre ans de suivi intensif avant que j’ai pu vraiment ressentir que j’etais en voie de retablissement. J’avais un intervenant qui etait un peu impatient avec moi parce que je me sentais pressé de faire ce qu’il voulait mais je le vois plus depuis longtemps. L’ecoute est un autre aspect important mais pour moi les intervenants qui etaient capable d’etablir une relation avec moi etaient les intervenants que j’ai apprecié le plus. J’espère que ma reponse a été utile pour le discours- Corey Edwards

    Commentaire par coreylefou — 4 février 2016 @ 20 h 02 min

    • Très intéressant et pertinent Corey.

      Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 4 février 2016 @ 21 h 05 min

  44. Dernière journée du blogue mais certainement pas la dernière journée de réflexion quant au rétablissement
    En faisant la revue de tous les commentaires, nous constatons peu d’interventions d’intervenants. Ce qui nous étonne c’est que le discours des intervenants soutient les interventions axés rétablissement mais beaucoup dénoncent les conditions pour le faire; les divergences de perceptions médicales pour ne citer que celle-là.
    Nous nous adressons donc aux intervenants: Comment votre pratique est-elle axée rétablissement ? Si non quels sont les enjeux qui font obstacles ?

    Commentaire par Guy Lagacé — 5 février 2016 @ 8 h 12 min

    • En réponse à la piste de réflexion dans les pratiques et les services : 3. Quels sont les moyens dont je dispose, comme intervenant, pour miser sur les forces et les ressources de la personne en rétablissement? Pour moi, ça passe par l’élaboration du plan d’intervention. En abordant le P.I., on aborde les rêves, les projets et les moyens concrets pour y arriver. Ce travail permet une réappropriation de ses forces, de ses réussites longtemps délaissés pour la maladie. Bâtir un plan d’intervention c’est s’entendre sur le chemin à parcourir et être en mesure de souligner tout ce qui nous permettra d’avancer.

      Commentaire par Myriam Beaulieu — 5 février 2016 @ 8 h 20 min

      • Il existe plusieurs outils (PI, PSI), approches (par les forces), modèles (SI-SIV) ou stratégies d’intervention permettant de travailler dans une perspective de rétablissement, mais tout dépend de la façon, la vision, la relation,… de l’intervenant. Un bon outil mal utilisé n’apportera rien. Je crois que tout moyen doit être adapté au client selon ses caractéristiques personnelles. Malheureusement, je crois que ce n’est pas donné à tous les professionnels d’être optimistes, avoir des attentes réalistes et une croyance inconditionnelle en la personne tout au long de son parcours.

        Commentaire par Isabelle Claveau — 5 février 2016 @ 12 h 50 min

  45. Bonjour. La question /réflexion qui précède (44) me semble très importante et j’espère que beaucoup d’intervenants y répondront. Toutefois, comme c’est la dernière journée du débat et que je suis, par définition, un membre de l’entourage, si vous le permettez, j’aurais une question pour les personnes utilisatrices : quels sont les gestes (actions, paroles) de vos proches qui vous ont le plus aidé (ou vous aident le plus en ce moment) dans votre parcours de rétablissement? Je remercie d’avance au centuple toute personne qui prendra la peine de répondre.

    Commentaire par Danielle Lefebvre, membre de l'entourage — 5 février 2016 @ 9 h 04 min

    • Bonjour Danielle,

      Outre l’amour inconditionnel, l’acceptation inconditionnelle, l’ajustement silencieux et sans reproche, le non-renvoi des responsabilités, l’oubli, le pardon, le centrage sur les bons souvenirs, l’offre de nouvelles bases saines sans conditions, l’offre d’un avenir de proximité satisfaisants pour le proche ainsi que pour la ou les personnes utilisatrices ainsi que, parfois, l’éloignement…

      Commentaire par Alain-Antoine Courchesne — 5 février 2016 @ 13 h 22 min

  46. Quelles sont les formes de stigmatisation qui peuvent me faire douter du rétablissement possible de la personne atteinte d’une maladie mentale?

    Il est difficile de faire progresser la confiance que je place dans la vertu du rétablissement et de ses prolongements dans la notion d’épanouissement personnel, sans remettre en question les conditions limitantes où cette expérience peut être vécue et doit s’inscrire. Ainsi, à mon sens, la notion de rétablissement est une technique en tant que corpus de principes et de stratégies individuelles fondés sur des lois quant à l’être humain sur tous les plans, soit physique, mental, émotionnel et spirituel. Dans la mesure où les formes sociales ne sont pas au rendez-vous pour servir les individus, quels qu’ils soient, il est confrontant pour un intervenant d’être borné par des conditions extérieures et des opinions qui concourent à la marginalisation d’individus laissés pour compte dans une société dont les valeurs créent ce vide que l’on destine aux gens auxquels on ne croit plus assez pour s’occuper d’eux dans leur vulnérabilité, leur faiblesse temporaire susceptible de durer. L’intervenant compose avec cela, n’a pas à le supporter, mais doit composer avec le dépouillement, l’appauvrissement de ce ces gens, condition créée par la structuration économique et sociale des conditions liées à l’accès au bien, notamment pour ceux à qui ne restent que les drogues, le dénuement et d’incurables folies. Structurelle, cette stigmatisation fait sourire par son hypocrisie, car tout un chacun croit se payer par le silence et l’indifférence, le conformisme à une certaine vision de l’existence. Alors cette forme de stigmatisation peut me faire douter du rétablissement possible de la personne atteinte d’une maladie mentale, signature d’une certaine société, aliénée mais parfois en quête de plus de spiritualité. Mais comme d’autres, je crois en l’être humain, et bien que certaines folies soient comme des prisons dont l’issue semble être l’acceptation d’une plus grande humanité, je vois des changements et l’occasion est toujours là, décroché du monde un instant où s’ouvre un regard… « La nature a inventé la mort pour qu’il y ait toujours plus de vie » (Goethe)

    Commentaire par Dominic Mailhot — 5 février 2016 @ 15 h 41 min

  47. En cette dernière journée du blogue, j’aimerais exprimer le fait d’apprécier le fait d’avoir eu tous les jours de la semaine pour y participer…avec notre occupation du temps on ne peut pas toujours trouver le temps d’écrire. Or, cinq jours nous donne suffisamment de temps…merci aux organisateurs d’avoir satisfait tout le monde pour la plage horaire d’une semaine…

    Commentaire par Danielle Plafter — 5 février 2016 @ 16 h 53 min

    • Nos expériences passées et les commentaires des blogueurs ont été pris en considération! Merci Danielle.

      Commentaire par CÉRRIS — 5 février 2016 @ 16 h 58 min

  48. Merci pour ce débat-blogue je me suis amusée à vous lire et répondre du mieux de mes connaissances et grâce à mon savoir expérientiel! Le sujet était ma foi intéressant!🙂

    Commentaire par Danielle Plafter — 5 février 2016 @ 16 h 55 min

    • Merci à toi Danielle! On espère te compter parmi nos blogueurs lors de nos prochains débats.

      Commentaire par CÉRRIS — 5 février 2016 @ 16 h 58 min

  49. J’ai une question précise pour connaître comment se détermine le choix du premier prix? Sur quelles balises? Qui fait partie du jury?

    Commentaire par Danielle Plafter — 5 février 2016 @ 16 h 59 min

    • Question pertinente! Le jury est composé de membres de l’équipe du projet CÉRRIS-CNESM, dont les co-modérateurs de ce premier débat-blogue, soit Myreille Bédard, Guy Lagacé et moi-même. Le premier prix s’adresse à l’équipe de blogueurs (20 participants pré-déterminés). Le gagnant sera déterminé pour la qualité de ses propos, dans l’ensemble. Il n’y a pas de balises à proprement dit. J’espère avoir répondu à ta question Danielle.

      Commentaire par CÉRRIS — 5 février 2016 @ 17 h 08 min

  50. Bonjour à tous nos blogueurs!

    Le premier débat-blogue du thème 1 sur le Rétablissement personnel du projet CÉRRIS-CNESM est terminé. Nous sommes fiers d’avoir réussi à créer un dialogue entre les personnes utilisatrices de services et les membres de l’entourage, les pairs-aidants, les intervenants et les gestionnaires de service en santé mentale… et toutes autres personnes intéressées par le rétablissement personnel.

    L’équipe du projet CÉRRIS-CNESM tient à féliciter particulièrement chacun des blogueurs qui ont fait partie de l’équipe principale. La qualité de vos (nombreux) commentaires et réflexions nous a beaucoup impressionnés. D’ailleurs, une fiche-synthèse contenant quelques-uns de vos commentaires sera créée dans les prochaines semaines et mise de l’avant dans le dossier Web sur le Rétablissement personnel : http://www.iusmm.ca/le-cerris/meilleures-pratiques/retablissement.html. Gardez l’œil ouvert!

    Merci aussi aux membres du public qui se sont prêtés au jeu et qui ont eux aussi commenté les billets des blogueurs.

    Vendredi prochain, le 12 février, vous connaîtrez le nom des blogueurs-gagnants (3 blogueurs et 1 membre du public) qui remporteront l’un des quatre prix en cartes-cadeaux. Leurs noms ou pseudonymes seront affichés ici-même. Les gagnants seront aussi contactés par courriel.

    NOUS VOUS INVITONS À POURSUIVRE LA DISCUSSION… Continuez d’alimenter le débat, ici ou ailleurs!

    À bientôt et au plaisir de vous lire lors du prochain débat-blogue sur le plan de rétablissement, qui se tiendra du 29 mars au 1er avril 2016 prochains.

    Dominique Michaud et toute l’équipe du projet CÉRRIS-CNESM

    Commentaire par CÉRRIS — 5 février 2016 @ 17 h 03 min

  51. Bonjour, je n’ai malheureusement pas pu me joindre à temps au débat-blogue, mais j’ai une question qui reste en suspend. Est-ce que le modèle des équipes PACT (SIM-SIV), dont l’efficacité a été prouvée, a été testé avec des pairs aidants inclus dans de telles équipes ou seulement avec des intervenants n’ayant pas de problèmes de santé mentale?

    Merci et félicitations aux blogueurs pour vos propos inspirants.

    Commentaire par Julie — 9 février 2016 @ 19 h 08 min


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